Terminus Crusoé

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Un jeune homme décide de partir à l'aventure comme un Robinson moderne en descendant seul dans les souterrains de Paris à la recherche d'une île urbaine.


Circus Région parisienne

Un jeune homme décide de partir à l'aventure comme un Robinson moderne en descendant seul dans les souterrains de Paris à la recherche d'une île urbaine. Dictant lyriquement son histoire à un magnétophone, il s'imagine en aventurier solitaire jusqu'à ce qu'il trouve une sortie vers l'air libre. Et il se retrouve à vivre sa vie de Robinson dans les ruelles délaissées de Bagneux.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1987
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Terminus Crusoé
Les notes (1)
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16/01/2017 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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L'idée est originale à la base. C'est celle d'un jeune homme, artiste littéraire dans l'âme, qui quitte sa vie quotidienne pour partir à l'aventure dans les souterrains de Paris, ayant décidé qu'il chercherait un îlot d'aventure au premier endroit où il trouverait une sortie vers la surface. Et après avoir risqué dans sa vie dans une suite d'éboulements, c'est finalement à Bagneux qu'il ressort à l'air libre, s'y installant comme un Robinson moderne dans les ruelles, hangars et maisons vides de ces quartiers abandonnés. Le dessin de Wininger est réaliste et plutôt bon. Ses décors urbains ont une petite touche de ceux de Tardi. Ses personnages seraient davantage dans la veine d'un Cosey. C'est un style assez marqué années 80 mais pas désagréable du tout. L'histoire fonctionne sur son ambiance assez poétique d'un aventurier artiste. C'est vrai que l'atmosphère de ces lieux fabriqués et pourtant abandonnés des hommes ressort plutôt bien. Mais pour autant je n'ai pas été convaincu car c'est assez ennuyeux et trop artificiellement lyrique. La narration au départ est pénible, avec ce héros qui met en scène sa vie en prose lyrique dans des textes trop bavards. On met un certain temps à comprendre ses motivations qui se révèlent très égocentriques au final. On ne sait pas toujours bien faire la part entre la réalité et son imaginaire. Et cette réalité est largement enjolivée par des nombreux lieux et maisons vides généreusement offerts au héros qui ne semble non plus jamais souffrir de la faim, de la soif et du froid. Et puis il ne se passe rien d'autre que ce que la libre imagination du personnage veut bien nous laisser croire. Et comme celui-ci m'est apparu peu attachant voire même agaçant, je n'avais pas envie de me laisser porter par son discours. Le rêve d'un aventurier artiste moderne mais un rêve trop personnel et factice que je n'ai pas su partager.

16/01/2017 (modifier)