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Le Poids des nuages

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Dans l'Argentine de l'après-guerre, un nouveau combat sans merci commence : la conquête aéronautique ! Dans le Buenos Aires de l'après-guerre, l'entrepreneur Jean Vatine peine à vendre au gouvernement argentin son projet d'avion de chasse. Sa rencontre avec une proche d'Eva Perón, la belle Consuela Martinez, dont il tombe amoureux, lui ouvre les portes des ministères.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Argentine Aviation

Dans l'Argentine de l'après-guerre, un nouveau combat sans merci commence : la conquête aéronautique ! Dans le Buenos Aires de l'après-guerre, l'entrepreneur Jean Vatine peine à vendre au gouvernement argentin son projet d'avion de chasse. Sa rencontre avec une proche d'Eva Perón, la belle Consuela Martinez, dont il tombe amoureux, lui ouvre les portes des ministères. Avec quelques fidèles et rejoint par son fils Paul, Jean peut lancer la construction d'un prototype. Le ciel semblerait sans nuages si Chola, la fille de Consuela, ne se livrait à un trouble jeu de séduction avec les membres de l'équipe...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Mars 2016
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Le Poids des nuages
Les notes (2)
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20/03/2016 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Le dessin de Michel Chevereau, qui use d’un trait semi réaliste très efficace, est bon et agréable, c’est clairement un atout pour fluidifier la lecture. Le copieux dossier en fin du premier tome contentera les amoureux de l’aviation – militaire en particulier, et éclaire assez bien les recherches et productions aéronautiques en Argentine. Je ne savais pas qu’il y avait eu ces tentatives de développer une industrie aéronautique dans ce pays à cette époque, dans la foulée de l’arrivée au pouvoir de Juan Peron, avec une rivalité entre constructeurs français et allemands (et les coups tordus qui vont avec !). Il n’y a d’ailleurs pas que les décors dessinés (avion en tête) qui soient bien reconstitués. Il y a aussi le contexte argentin de l’après-guerre, qui est lui aussi bien mis en avant, et permet de densifier la petite histoire avec la grande. Autour d’un constructeur français et son fils pilote, d’une amie (très jolie au demeurant !) d’Eva Peron, Marini arrive à mener à bien en deux tomes une histoire sympathique à lire, même si l’intrigue elle-même manque un peu d’originalité et de rebondissements. Mais cela se laisse lire agréablement.

10/05/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Contexte original, celui de l'Argentine d'après seconde guerre mondiale, avec l'arrivée au pouvoir du général Perón et de sa fameuse femme Eva, et celui de la construction aéronautique. Nous y suivons un ingénieur français exilé de France pour collaboration qui cherche à monter son entreprise de construction d'avion de chasse à Buenos Aires et se retrouve confronté à la complexe situation politique locale dans un milieu où se côtoient espions américains et anciens nazis. L'histoire est fictive mais elle se base sur la réalité historique de l'époque dans ce pays. Il est en effet intéressant d'apprendre que l'Argentine a véritablement disposé d'un programme aéronautique indépendant des grandes puissances occidentales entre 1945 et 1960 et que celui-ci était mené par des ingénieurs d'abord français puis allemands. Le dessin de Michel Chevereau est réaliste et efficace. La narration est fluide, sans fioriture. Nous sommes dans le cadre d'un récit pragmatique, sérieux et bien mené. Il lui manque peut-être un peu de légèreté et de sens de l'aventure et du suspense. Car même s'il aborde des sujets originaux et intéressants, il peut en effet apparaître assez morne. Et si les personnages sont bons, on ne s'y attache pas suffisamment pour éprouver d'émotion avec eux. C'est une lecture qui intéressera les amateurs d'histoire de l'aviation, notamment en Amérique du Sud, et d'histoires de concurrence industrielle, mais pour le côté aventure et sensation, cela reste un peu plat malheureusement.

20/03/2016 (modifier)