Lentement aplati par la consternation

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Force insultes abondamment imagées seront échangées dans ce récit dense où l’utilisation d’un système élaboré de bulles et cases permet à divers niveaux de pensée de coexister tant bien que mal. (texte de l'éditeur)


Atrabile Auteurs suisses BD minimaliste BD muette

Indéniable constante de l’histoire des civilisations, l’impérieuse nécessité de vouloir coucher avec tout le monde s’exprime de nos jours volontiers dans les bars. C’est donc au bar que nous retrouverons les protagonistes de cette histoire muette (mais pas sans phylactère), chacun développant des stratégies (dont la subtilité va s’étiolant à mesure des consommations) pour parvenir à ses fins. Force insultes abondamment imagées seront échangées dans ce récit dense où l’utilisation d’un système élaboré de bulles et cases permet à divers niveaux de pensée de coexister tant bien que mal. Le tout à l’acrylique sur toile de grand formats. Pourquoi peint sur des toiles? Parce qu’elles étaient là. Décidément, Ibn Al Rabin n’est pas n’importe qui.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2013
Statut histoire 1 tome paru
Couverture de la série Lentement aplati par la consternation
Les notes (1)
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24/02/2016 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album vaut le coup d’œil en sa qualité d’exercice de style. Totalement muette, elle met en scène des personnages qui ne cesseront de communiquer et de penser. Ces messages et ces pensées sont représentés sous forme de dessins qui se répondent, se croisent, s’entrechoquent. Le jeu pour le lecteur consiste alors à démêler cet enchevêtrement de messages, à ne pas s’égarer dans cette structure volontairement labyrinthique, en fait à tout simplement comprendre cette histoire. Le dessin est simplifié au maximum afin de centrer totalement l’attention du lecteur sur la structure et le langage employés. Le récit est anecdotique mais histoire de nous motiver un maximum, il sera question de tentatives de séduction et de beuverie. Au final, j’ai trouvé le procédé amusant… à faible dose. Malheureusement, d’une part, à certains instants, j’ai décroché par manque d’intérêt de ma part. A d’autres, j’ai décroché parce que, tout simplement, je ne comprenais plus trop ce qui m’était raconté. Le format de l’objet, enfin, a de quoi surprendre. Très grand, il permet de proposer des planches d’une dimension hors normes, ce qui est indéniablement un avantage pour cet exercice de style. L’auteur peut ainsi imbriquer un maximum de cases qui se répondent sans trop perdre de sa lisibilité. Si vous avez l’occasion d’y jeter un œil (via une bibliothèque, par exemple), n’hésitez pas. Pour l’achat, par contre, je serais beaucoup plus réservé. Cela reste un album expérimental, une figure de style, ce n’est pas un livre sur lequel on revient pour son récit mais bien pour sa forme. A vous de voir, donc.

24/02/2016 (modifier)