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Au revoir là-haut

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 6 avis)

L'histoire de deux poilus qui reviennent de la guerre de 14, et tentent de s'en sortir par d'inhabituels moyens...


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale 1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Paris Première Guerre mondiale Séquelles de guerre

Sur le champ de bataille, les héros ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Il ne fait pas toujours bon retrouver sa famille même après avoir reçu un obus sur la gueule. La chance ne sourit pas toujours aux audacieux.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Au revoir là-haut
Les notes (6)
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27/10/2015 | Canarde
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Par Josq
Note: 2/5
L'avatar du posteur Josq

Evidemment, c'est un pari complètement fou d'adapter en BD un petit chef-d'oeuvre littéraire tel qu'Au revoir là-haut (roman que je recommande à tous), dont toute la force réside dans les mots. Pourtant, Albert Dupontel a montré qu'on pouvait aussi en faire une très belle mise en images, à travers un film tout-à-fait digne du roman qu'il adapte, et qui fait partie de la catégorie des films à voir au moins une fois dans sa vie. Malheureusement, Christian De Metter n'est pas Albert Dupontel, et il échoue presque totalement à diffuser la moindre émotion ici, malgré un nombre de pages assez conséquent. Le texte gardé est beaucoup trop faible, et les images trop peu explicatives, ce qui fait qu'il n'y a aucune réelle alchimie entre les deux, et que les magnifiques mots de Pierre Lemaître se voient enlever une grande partie de leur substance, leur force évocatrice disparaissant presque à chaque page. Je dois bien avouer aussi que le dessin de Christian De Metter ne me parle pas beaucoup. Il est parfois efficace : quand De Metter s'essaye aux gros plans, il montre qu'il a une réelle maîtrise visuelle (les trognes de la plupart des personnages sont, elles, très évocatrices), mais manque trop d'ampleur à mon sens pour capter le souffle épique du récit de Lemaître. Les personnages sont souvent soignés, mais plus on s'éloigne vers les derniers plans, plus le dessin est flou, ce qui donne un côté un peu impressionniste à la BD, qui n'est pas inintéressant, mais ne colle pas trop avec le récit. Dommage, il y avait quelque chose à en tirer, et tout n'est pas à jeter dans cette BD (loin de là). Après tout, la force du récit original subsiste dans les quelques scènes clés, mais c'est trop léger. Peut-être cette BD conviendra-t-elle davantage à ceux qui n'ont pas lu le roman. En ce qui me concerne, pour avoir lu le roman et vu le film, tous deux merveilleux, c'est une grosse déception.

16/02/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je n’ai pas lu le roman de Pierre Lemaitre dont est tirée cette adaptation, mais j’ai plutôt aimé cette version Bande Dessinée. En effet, après près de cinq années de carnage, de dénie des droits et des libertés des hommes, la Grande guerre accouche ici d’êtres meurtris, blessés dans leur chair (gueule cassée) ou dans leur âme (avoir vu ses copains tués par un salaud de son propre camp). Deux poilus survivants vont tenter de prolonger la vie, leur vie, mais en mentant, en mettant au point une arnaque : bref, ils sont devenus des « méchants », des « salauds » aux yeux de la loi. A côté, un vrai salaud, avant, pendant et après la guerre (Pradelle), qui cumule en plus avec des préventions de classe. L’histoire se lit vite (peu de texte) et agréablement. D’autant plus agréablement que le dessin de de Metter – une nouvelle fois ! – est très beau, pour accompagner ce bon roman graphique, dont je vous recommande la lecture.

08/12/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Intéressante histoire qui parle des gueules cassées de la première guerre mondiale, d'un ancien lieutenant salopard et arrogant et de comment deux autres anciens combattants nettement moins combinards essaient quand même de s'en sortir en imaginant une arnaque assez originale. Le récit est bien mis en scène, bien développé. L'introduction nous place à la fin de la première guerre mondiale et, tout en nous montrant à quel point ce fameux lieutenant est un salaud, nous explique comment la mâchoire de l'un des deux héros, simples soldats, se fait emporter par une balle perdue. Difficile d'imaginer la vie de cet homme ainsi défiguré et c'est même assez dérangeant pour le lecteur de voir la figure monstrueuse que cela lui donne. Choisissant de faire croire à sa mort, délaissant une famille dont le père l'avait de toute façon déjà rejeté pour son homosexualité, il peut heureusement compter sur le dévouement de son ami et ancien compagnon d'armes, gentil mais un peu mollasson. L'histoire est intéressante et assez prenante. On en vient très vite à détester le lieutenant et à se demander comment les deux autres vont s'en sortir. On croise les doigts pour qu'ils réussissent leur plan, même s'il n'est pas honnête du tout, tout en n'y croyant pas trop. Le dessin est bon même s'il ne m'enthousiasme pas particulièrement. Le scénario tient la route, est crédible, et la fin est assez satisfaisante. Bref une lecture plutôt bonne et assez originale.

20/09/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Encore un aspect méconnu de la guerre de 14-18 qui est traité cette fois-ci par Christian de Metter dans l'adaptation d'un roman de Pierre Lemaitre (détenteur d'un prix Goncourt). On sait que cet auteur de BD est passé maître en la matière (Shutter Island, Piège nuptial, Rouge comme la neige...) On va s'intéresser au commerce assez juteux des dépouilles et autres monuments funéraires. La guerre est un commerce qui peut rendre très riche. Le commerce de la mort est fort juteux. Bref, on va plutôt se pencher sur les rescapés de cette guerre encore que l'Etat préfère ériger des monuments que de prendre en charge les vivants. Le style graphique sera un crayonné assez vif dans le trait. Les couleurs sont également bien choisies. Cependant, la réussite tient plutôt à des personnages parfaitement restitués à commencer par le duo Maillard et Péricourt malheureusement défiguré par cette horrible guerre. C'est une oeuvre plutôt triste et d'une cruauté retenue dans un cynisme profond.

02/04/2016 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Une BD qui aborde plusieurs sujets au sein de la même histoire et qui arrive à tous les rendre intéressants. Ça parle de soldats de retour de la première guerre mondiale, des conditions difficiles auxquelles ils doivent faire face pour se réinsérer dans la société. Notamment un des personnages qui est défiguré. Quel sort la société de l'époque a réservé à ces héros de guerre ? Sans être un documentaire cet album a un coté historique franchement intéressant dans la manière dont tous ces thèmes sont abordés, avec plus ou moins de détails. En plus, tout cela offre un superbe background au reste de l'histoire. Car il y a également un aspect polar dans ce récit. Comment ces soldats vont monter une combine pour s'enrichir sur le business mortuaire de l'après guerre. C'est à la fois malsain et amusant. C'est surtout une intrigue rondement menée avec ce qu'il faut d'intensité et de suspense pour rester en haleine tout au long des 160 pages de l'album. Le tout est superbement illustré par le talent de De Metter. Au final, une BD très plaisante que j'ai appréciée de bout en bout.

26/03/2016 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

Un habile mélange de drames individuels entrainés par la guerre de 14 et des errances morales de l'élite parisienne au sortir de la guerre. J'ai lu le roman cet été et il faut avouer qu'il est vraiment très bien : la voix si particulière de chacun des deux soldats, avec leur milieu social éloigné, et celle de l'affreux Lieutenant Pradelle vous trottent dans la tête comme un reflet d'un époque. J'étais un peu réticente à l'idée de lire l'adaptation, du fait de ce génie de la phrase qui ne serait nécessairement plus présent dans une bande dessinée. Eh bien je crois que le trait remplace d'une certaine façon la subtilité des contours de la pensée . Le rythme des phrases et le vocabulaire sont remplacés par la pente du nez, les plis autour des yeux, les mouvements de sourcils. Bref c'est réussi. Très peu de mots, finalement, et je ne sais pas si on comprend vraiment tout sans avoir lu le livre. En particulier l'histoire de la tête de cheval mort avec laquelle Maillard se trouve nez à nez lorsqu'il est au fond du trou. Mais ce n'est peut-être pas nécessaire pour suivre les péripéties de nos deux bougres. Bref, les traits et les tâches de couleur décrivent d'une autre manière ce monde de l'entre deux guerres, avec le populo d'un coté (une pièce pour dormir et manger, avec un rideau en guise de séparation) et l'élite de l'autre (les palais parisiens avec leurs grands escaliers , leurs antichambres, leurs tapisseries et leurs soubrettes) . Le tressage de ses deux approches est très bien agencé par le scénario et je vous en conseille la lecture!

27/10/2015 (modifier)