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Mike's Place (Mike's Place - A True Story of Love, Blues and Terroir in Tel-Aviv)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Dans les coulisses d'un attentat à Tel-Aviv...


Auteurs israeliens Le conflit palestinien Proche et Moyen-Orient Terrorisme

Mike’s Place est l'un des rares bars de Tel Aviv où juifs, chrétiens et musulmans se retrouvent paisiblement, entourés par les expatriés et les touristes. Dans ce cocon de paix cosmopolite, l’amour est la grande affaire de chacun et le blues une passion commune. Au printemps de 2003, Jack Baxter décide de réaliser un documentaire sur le phénomène Mike’s Place. Mais le 30 avril, la frivolité fait place à la tragédie : le bar est la cible d’un attentat suicide qui fait trois morts et une cinquantaine de blessés, dont Jack et Josh, son cameraman. Mike’s Place retrace l’histoire vraie de l’équipe du bar et de ses clients, avant, pendant et après l’attentat. (texte : Steinkis)

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Mai 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mike's Place
Les notes (2)
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21/05/2015 | Spooky
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Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Avec Mike’s Place, on découvre un autre visage de l’Etat d’Israël qui est beaucoup plus libérée, plus moderne, plus ouvert sur toutes les autres cultures et les autres religions. Mike’s Place est à l’origine une chaine de deux bars (l’un situé dans la station balnéaire de Tel Aviv et l’autre à Jérusalem). C’est l’un des très rares endroits où juifs, chrétiens et musulmans pouvaient sortir paisiblement sans parler de politique ou de religion. Malheureusement, il a été la cible d’un odieux attentat suicide musulman en Avril 2003. C'est une horrible guerre de religion qui n'hésite pas à s’en prendre à des jeunes innocents. Ces derniers sortent paisiblement pour aller boire un coup, écouter de la musique et accessoirement faire des rencontres. Je n’aurais jamais de mots assez durs pour rejeter tous ces crimes odieux perpétrés sur des civils au nom d’une religion quelconque ou de la libération d’un peuple ayant perdu une guerre. Rien ne justifie cette violence extrême commis sur des civils. Rien. Penser le contraire serait une dangereuse incitation punissable par la loi. A noter que l’auteur essaye d’avoir un peu de recul en étant assez neutre tout en faisant preuve d’humanité et de justesse. On verra par exemple le récit de ces deux frères fréquentant ce bar pour aller ensuite se faire exploser en faisant un maximum de dégâts dans un lieu de partage et d’ouverture sur le monde. J’ai eu beaucoup de peine pour toutes ces victimes dont on fait véritablement connaissance tout le long de cet ouvrage. Parmi elle, une française à savoir Dominique qui voulait monter un commerce de pâtisserie en Israël et qui avait une relation avec le patron du bar même si elle cachait une sorte d’aventure avec un colocataire. A elle seule, elle était l’emblème de ce lieu qui a ré ouvert après l’attentat pour ne pas laisser gagner les terroristes. Plus vite tu oublies, mieux c’est dira l’un des protagonistes en parlant de la vie en Israël. Une mémoire à court terme comme système immunitaire. C’est une très bonne bd avec un récit assez touchant. Une histoire vraie avec des serveurs, des videurs et des musiciens. Une chronique sur un attentat odieux. On ne ressortira pas indemne de cette lecture.

05/02/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Le conflit israelo-palestinien fait partie du bruit de fond de notre quotidien... Aux attentats-suicides du Hamas succèdent des pilonnages israëliens ou des extensions de colonies juives en territoire palestinien... Un conflit larvé, latent, qui dure depuis 70 ans et ne trouvera probablement jamais d'issue. Il est rare cependant de trouver des récits prenant ces drames presque quotidiens par le petit bout de la lorgnette. Joe Sacco, qui marie reportage et BD, a su en montrer une petite part. Dans un esprit un peu différent, puisqu'ils se retrouvent eux-mêmes victimes de cet attentat en 2003, Jack Baxter et Joshua Faudem, documentaristes américains, nous racontent par le menu cette histoire. Leur récit est plein d'humanité pour les personnages, y compris les terroristes, pourtant moins présents (et pour cause), une humanité qui a pour vitrine ce petit bar de Tel-Aviv, antre de la liberté pour les Juifs, les Palestiniens d'Israël (mais oui), mais aussi toutes celles et tous ceux qui, venant de tous horizons, veulent simplement... vivre. On ressent bien ce leitmotiv, mais curieusement je ne sens pas énormément d'empathie pour les personnages. Le choix de Koren Shadmi pour illustrer cette histoire n'est sans doute pas anodin, puisqu'il est israëlien. Son dessin, proche de celui de Sacco justement, est très lisible, et permet de saisir aussi bien l'horreur de l'attentat que les sentiments contrastés des protagonistes. Dans un récit sans complaisance, mais empreint d'humanité et de subtilité, ceux qui ont vécu cette horreur la racontent dans un album de bonne facture. Il manque cependant un petit quelque chose pour que je sois profondément touché par ce témoignage.

21/05/2015 (modifier)