Julio (Julio's day)

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Julio, bébé issu d’une famille de paysans mexicains, traverse le XXe siècle, ses guerres mondiales ou sa guerre froide, avec l’œil du témoin ordinaire. Quatre générations se succèdent de 1900 à 2000, lestées de silences qui sont autant de bombes inconscientes...


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Julio nait en 1900, au sein d’une famille de petits paysans d’Amérique latine, dans un hameau isolé. Or dès les premiers jours, la famille panique car le bébé est introuvable. C’est son oncle Juan qui le retrouve indemne, après qu’il a roulé tout en bas d’une butte à quelque distance des maisons. Sofia, la sœur de Julio, se méfie de Juan, dont elle perçoit l’âme sombre : elle se doute que c’est lui qui a jeté le bébé dans le ravin. Sans doute pour paraître en sauveur devant les siens. Secrètement amoureuse d’un garçon parfois en proie à des crises de folie, Sofia s’occupe dès lors plus affectueusement de son petit frère. Julio est plutôt tendre, ce qui lui faut d’être chahuté à l’école par les garçons plus forts que lui. Un jour, le père de Julio doit effectuer un voyage de quelques jours à pied. Il lui arrive alors une curieuse mésaventure. Tout d’abord, il glisse sur une coulée de boue et dévale douloureusement du haut d’une falaise. Il se relève sans rien de cassé, mais plus tard, lorsqu’il croque enfin dans le sandwich que lui a préparé sa femme, il s’aperçoit trop tard qu’il est infesté de vers bleus. Particulièrement toxiques, ces vers génèrent une réaction spectaculaire sur son métabolisme, alors qu’il est esseulé en pleine nature : œdème généralisé fulgurant, langue qui gonfle, yeux qui saignent…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Julio
Les notes (1)
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01/03/2015 | Erik
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Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'ai pas vraiment accroché avec l'évocation de cette vie d'une famille de paysans mexicains qui traverse le XXème siècle. Cela pourrait être une chronique sociale sur le temps qui passe. En effet, on n'arrive pas à sympathiser avec Julio qui demeure un personnage trop abstrait. Abus sexuel, intoxication au ver, coulée de boue : tout se succède mais aucune émotion ne parvient à éclore. On ne perçoit pas la finalité. Cela semble être vide de sens. Par ailleurs, le dessin assez austère n'aide pas à adhérer. Bref, je suis resté hermétique à cette oeuvre purement évocatrice.

01/03/2015 (modifier)