Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Villain, l'homme qui tua Jaurès

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Une bande dessinée retrace la biographie très mal connue de l’assassin de Jean Jaurès.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale 1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Biographies

Villain, l'homme qui tua Jaurès. Combien d’entre nous connaissent Raoul Villain? Une personne sur cent, sur mille? Quand bien même il y en aurait moins, ce ne serait pas si grave. Illustre inconnu, peut-être doit-il le rester, tant son manque de charisme, de personnalité et bien plus encore son trop plein d’inaptitude à quelqu’emploi que ce soit le rendent inintéressant. Oui, mais voilà, il a tué Jaurès. Faut-il pour autant s’attarder sur cet insignifiant personnage? S’il est le - même médiocre - représentant d’un courant de pensée dans ce turbulent début de vingtième siècle, probablement. Délaissé dès son plus jeune âge par une mère qui a tenté de le tuer et par un père plus avide de temps passé au bordel que d’éducation, Raoul Villain poursuit une existence marginale, rejeté par les femmes et raillé dans tous les milieux qu’il côtoie (les jésuites, l’armée). Ses premières expériences professionnelles sont des échecs. Il ne trouve de repos que dans son intérêt pour l’art, son nationalisme et surtout, sa dévotion, pleurant à chacun de ses passages devant la statue de Jeanne d’Arc...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Septembre 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Villain, l'homme qui tua Jaurès
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

11/09/2013 | Erik
Modifier


Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Tiens, je me demandais justement l'autre jour, en passant devant le restaurant où Jaurès a été assassiné, quelles étaient les circonstances, qui était l'assassin... Cet album vient donc répondre ma question, et de façon assez péremptoire : l'homme, parmi les plus illustres de son époque, a été tué par l'un des plus piteux. Illuminé par son éducation religieuse, peu instruit, hélas, par ses voyages dans le sud de l'Europe, Raoul Villain est un rustre, un bigot de la pire espèce. Je ne vois pas cet album comme une élégie, mais bel et bien comme un portrait, à peu près honnête, de celui qui a peut-être bien privé la France de l'un de ses meilleurs éléments, alors qu'elle s'apprêtait à basculer dans la tourmente. Un homme qui mérite donc le mépris. Pour illustrer l'histoire écrite par Frédéric Chef, c'est l'ultra-efficace Daniel Casanave, avec son trait noir et blanc qui ne s'embarrasse pas de contingences costumières et architecturales mais se révèle encore une fois très à l'aise. Un moment de lecture instructif.

05/10/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Ce récit se consacre sur la vie d’un homme qui va commettre un crime sur une des figures les plus marquantes de l’histoire de la République française à savoir Jean Jaurès et ceci à la veille de la Première Guerre Mondiale. Villain est un nom qui est tombé dans l’oubli et c’est tant mieux car il ne méritait franchement aucune considération. Les auteurs semblent raviver de mauvais souvenirs en le mettant en lumière comme pour expliquer son acte. Il sera assez peu question de Jaurès. Pour autant, il n’y aura pas de parti pris pour l’assassin qui a pourtant été acquitté en 1919 lors de son procès par une justice résolument nationaliste et partisane. On se rend compte qu’il s’agit encore une fois d’un raté, d’un illuminé qui se croit investi par une foi particulière à l’image de Jeanne d’Arc et qui visiblement va être encouragé par les nationalistes épris de haine. Bref, cet ouvrage tente aussi d’expliquer comment celui-ci a pu en arriver à assassiner le leader socialiste à la veille de la Première Guerre Mondiale. La ville de Reims jouera d'ailleurs un rôle assez particulier dans cette tragédie. J’espère que cela ne donnera pas d’autres idées à des auteurs souhaitant alors raconter la vie de celui qui a tué John Lennon ou encore Martin Luther King car c’est le genre d’hommage ou de rétrospective dont au fond je me passerais bien. Pour le reste, on peut dire que cela a un intérêt historique manifeste et c’est bien cet aspect-là que je vais retenir.

11/09/2013 (modifier)