Blackest Night

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Black Hand est un super-criminel ennemi des Green Lantern. mais lorsqu'il se suicide, il est réanimé grâce à un étrange anneau noir.


Crossover DC Comics La Mort Super-héros Univers des super-héros DC Comics

Suite à son suicide, le super-criminel, Black Hand devient l’agent d’une mystérieuse entité, et ressuscite à ses côtés des super-héros décédés. Le Corps des Green Lantern et la Ligue de Justice pourront-ils repousser cette invasion de zombies surpuissants ?

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Février 2013
Statut histoire Série terminée (Suite dans Brightest Day) 2 tomes parus

Couverture de la série Blackest Night © Urban Comics 2013
Les notes
Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)
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28/03/2013 | Yannis
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Par Ro
Note: 3/5
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A force de voir des super-héros mourir et puis être ressuscités par différents artifices scénaristiques, il fallait bien qu'un auteur ait l'idée que la Mort se rebiffe et veuille remettre les compteurs à zéro. Ou plutôt dans le cas présent, la force Noire, par opposition aux différentes couleurs des "lanternes" telles que Green Lantern et les autres corps de guerriers de l'espace ennemis ou alliés de ces derniers, puisque l'auteur, Geoff Johns, était responsable de la série Green Lantern et que c'était donc sa spécialité. Cette série s'entame de manière aguicheuse. Déjà le dessin est d'excellente qualité : maîtrisé, détaillé, très propre, et capable de représenter à la perfection cette gigantesque galerie de portraits d'aliens venus de tous les coins de l'univers DC. Ensuite, on nous promet du sombre, de voir les super-héros classiques de l'univers DC être confrontés à la mort, peut-être façon Destination Finale, avec à sa tête un super-vilain qui sort du lot, ni mort ni vivant. Et quand je parle des super-héros, à la manière d'un vrai crossover DC de crise, ils seront vraiment tous là, amis comme ennemis, vivants comme morts. Et contre les vivants, tous les morts seront ressuscités pour les affronter façon zombies manipulés par la puissance adverse. D'anciens ennemis devront s'allier, tandis que des alliés seront retournés contre leurs anciens amis. Et à la tête des gentils, nous aurons notamment deux récemment ressuscités, Barry Allen/Flash et Hal Jordan/Green Lantern qui vont mener la quête d'une solution pour contrer ce danger à l'échelle universelle. Tandis que du côté des ni vraiment gentils ni vraiment vilains, nous aurons le personnage de Sinestro qui sera utilisé de manière assez intéressante. Et de manière générale, cette histoire permettra aussi aux lecteurs de découvrir pour de bon les sept corps de Lanternes de l'univers DC, alors qu'un lecteur relativement assidu comme moi n'en connaissait au final à peine plus de deux. Toutefois, malgré ces belles promesses et cette qualité graphique, l'intrigue se révèlera malheureusement assez répétitive et très majoritairement composée d'une succession sans fin de combats, à coups de poings et de super-pouvoirs. Ce n'est clairement pas un album qui réfléchit sur la condition de super-héros et ce qu'ils peuvent apporter au monde ou pas. Ici, c'est de la grosse baston tout le monde contre tout le monde. Pendant tout le tome 1, un compte à rebours est lancé et maintient la curiosité de savoir ce qu'il va se passer quand il aura abouti. Mais finalement, la révélation n'a rien de formidable : un nouveau super méchant apparait et il va falloir le combattre lui aussi, voilà... De même, on se demande pendant trop longtemps où est bien passé Superman et comment se fait-il qu'il ne soit pas déjà intervenu ? Et forcément, dans ce genre de récit à l'échelle d'un univers entier, on s'étonne aussi forcément que d'autres super-héros ou super-vilains très puissants n'interviennent pas, comme par exemple Dark Seid qui ne se serait sûrement pas laissé faire. En définitive, c'est un crossover de super-héros à très très gros spectacle mais dont la seule vraie bonne idée est révélée dès les premières pages et sera ensuite délayée tout au long des deux tomes. C'est divertissant, ça se lit bien même si c'est quand même très fouillis du fait de l'abondance de protagonistes, et c'est joli à regarder. Mais ça n'a rien d'un indispensable.

08/08/2023 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yannis

J'ai découvert l'univers des Green Lantern avec les News 52 de DC. Suivant la série en kiosque je commence à lire des épisodes se déroulant avant le relaunch et expliquant un certain nombre d'évènement. La série Blackest Night s'inscrit dans cette démarche. Après la lecture du premier tome, je dois dire que j'ai très bien accroché à l'histoire. L'univers DC est secoué par la résurrection sous forme de mort-vivants de quelques uns de ses héros disparus. Les protagonistes font face à leurs anciens amis ayant fait l'ultime sacrifice au nom du bien. Cette antagonisme est intéressant car il interpelle sur l'engagement et le rôle des super-héros. L'histoire se lit bien mais pour les gens qui lisent peu de comics il y aura des soucis car certaines références ou certains morts sont rapidement évoqués et les néophytes auront des difficultés. Saluons l'initiative d'Urban qui en bonus évoque rapidement ses personnages, leur mort et les différents corps de lantern rendant la lecture et la compréhension plus simple tout de même bien qu'un peu trop rapide. Niveau dessin c'est très beau. J'ai adoré le graphisme et les détails des deux dessinateurs qui ont vraiment fait un travail remarquable. Là encore coup de chapeau d'Urban qui nous gratifie d'un making-of en fin d'album ou rapidement les différents auteurs expliquent certains choix et leur travail. Au final une histoire prenante mais qui peut être un peu opaque (3.5/5), des dessins remarquables (5/5) et une édition de qualité (une nouvelle fois) proposée par Urban (4/5). Mise à jour après lecture du tome 2 : Suite et fin de cette saga (en attendant la suite dans Brightest Day à paraître en juin). Geoff Johns confirme son talent et continue d'explorer la psychologie de ses personnages en les mettant face à leurs amis décédés et donc à leurs échecs. L'histoire est prenante mais il manque un petit truc qui rendrait l'ouvrage culte. Le dessin est toujours aussi excellent même si un des chapitres est à mon goût un peu moins réussi mais c'est histoire de chipoter. Une très belle édition encore une fois de la part d'Urban. J'ai hâte de lire la suite et triste de savoir que Geoff Johns quitte la série Green Lantern ce mois-ci (avril 2013) aux USA.

28/03/2013 (MAJ le 06/05/2013) (modifier)