Alix Senator
- 12 avant Jésus-Christ. L'empereur Auguste est tout puissant. Alix a plus de 50 ans, il est sénateur de Rome...
Au temps de Rome et de l'Empire Romain La BD au féminin Reboots / Reprises Rome Spin-off
Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparition de celui-ci) sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux. Pourtant, le danger persiste à se rapprocher encore de l’empereur en personne, de plus en plus près. Et Alix va finalement découvrir que le plus dangereux des rapaces se niche au cœur même de Rome, là où nul ne pouvait le soupçonner…
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 12 Septembre 2012 |
| Statut histoire |
Série en cours - cycle(s) terminé(s)
(4 cycles terminés)
17 tomes parus
Dernière parution :
Moins d'un an
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Les avis
Se laisse lire, mais n'atteint pas la perfection historique de Murena sans parler de l'excellence des dessins… ni la fraicheur d'Alix, du temps de son créateur ! Ah, s'il avait pu progresser à partir du niveau des Légions perdues où la fuite sur les toits était de toute beauté, Enac point trop envahissant, la rencontre avec le loup et la bataille finale pour l'épée de Brennus poignante ! Il est des amis, des fictions, des habitudes dont on peut dire qu'on ne rompt pas vraiment avec eux par nostalgie de ce qu'ils auraient pu être. Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos loups, les Romains étant fils de la louve, voyons Alix senator ! Je trouve les intrigues tarabiscotées mais sans la fantaisie d'Alix jeune, cependant, l'album Le maître des masques relève le niveau. Sans spoiler je dirais que l'ennui peut mener au pire quand on ne sait ni l'accepter ni lutter avec lui de façon créative… Une mention pour Livie.
Je trouve les albums biens faits, mais je pense que les scénarios sont trop compliqués. Je préférais les scénarios plus faciles à comprendre de Jacques Martin. Les intrigues étaient claires et nettes. Les dessins de Alix Senator sont superbes. Des compositions et un soucis du détail magnifique. Je suis ébahi par la qualité de l'expression du visage du jeune garçon sur un cheval (page titre du volume 14). Rendre des expressions aussi subtiles, sans que cela ne soit trop exagéré demande une maîtrise exceptionnelle du doigté de l'artiste. Je trouve le dessin un peu trop chargé et les couleurs un peu trop sombres à mon goût, mais j'avoue que le rendu graphique est tout simlement extraordinaire. Je ne lirai pas tous les tomes, car le scénario est lourd, mais je vais de nouveau contempler les illustrations et des brides de texte. Bravo aux artistes!
Alix a grandi depuis la série culte du même nom. Ce n'est plus un jeune homme, mais un homme mûr et un père. Ceux qui ont aimé la série originale vont probablement apprécier cette nouvelle série. Contrairement à Alix, les albums d'Alix Senator se suivent en une longue histoire continue et sont toujours écrits et dessinés par les mêmes personnes. J'ai bien aimé mais il y a parfois un peu trop de surnaturel à mon goût.
Je n'ai jamais aimé Alix (ni Jacques Martin en général) et il n'y avait qu'une série de Valérie Mangin que j'avais vraiment appréciée. Je n'aurais sûrement jamais lu ce spin-off si je n'avais pas lu des avis élogieux sur le site. On voit vite la différence entre Jacques Martin et les nouveaux auteurs dès les premières pages du premier album. La narration est beaucoup plus moderne. Malheureusement, le dessinateur fait partie des dessinateurs réalistes modernes qui ont un trait que je trouve froid et franchement moche. En voyant ça, je me dis que si Martin mettait trop de textes dans ses cases, au moins son style était un peu joli à regarder. Quant au scénario, il se laisse lire, mais vu que le dessin ne dégage aucune émotion et que je ne suis pas attaché à Alix, j'ai vite lu l'histoire dans une certaine indifférence et j'ai abandonné ma lecture au cours du troisième tome. C'est dommage parce que le récit de Mangin avait quelques bonnes idées, même si certains rebondissements étaient un peu clichés (il y a quelqu'un qui a été surpris par les révélations du deuxième tome ?).
Valérie Mangin aime bien placer des sujets historiques (souvent de l’Antiquité) dans des univers différents, voire de Science-Fiction. Ici, elle laisse bien l’Antiquité à sa place, car reprenant un personnage emblématique de la Bd des années 1950-1960 et du Journal de Tintin, Alix. Mais un Alix vieilli, mature, père d’un adolescent – et sans Enak (quoi que…). Cela donne d’ailleurs de l’épaisseur au personnage (qui a donc eu des relations avec des femmes !). Mais qui se retrouve toujours au cœur d’intrigues de cour. Non plus autour de César, désormais mort, mais d’Auguste, dont il est là aussi le confident et l’homme de confiance. J’ai lu pour le moment le premier cycle de trois tomes. Si l’intrigue est plus aérée (plus de flot verbal à la Martin), j’ai trouvé plus qu’improbables, et parfois ridicules les attaques des aigles dressés, ainsi que la surprise et la réaction de leurs victimes : une ficelle scénaristique qui passe mal. Heureusement, dans le troisième tome, cette mauvaise idée n’est plus exploitée, et l’on revient à un complot plus classique (il aurait sans doute fallu s’y tenir, sans ajouter cet artifice maladroit), autour de Césarion, prétendant prendre l’héritage de son père. J’ai toutefois trouvé les retournements de situations finaux un peu trop faciles. Comme pour le scénario de Valérie Mangin, le dessin de Thierry Demarez est radicalement différent de celui de Jacques Martin. Beaucoup plus réaliste, il est bon. Mais je n’aime pas trop la colorisation, le tout semblant retravaillé à l’ordinateur et donnant parfois un aspect trop lisse aux visages (le traitement des contours des personnages me gênait).
Lorsqu'on a aimé le Alix de Jacques Martin, comme ce fut mon cas, on ne pouvait qu'être circonspect devant cette idée de donner une nouvelle vie à un personnage emblématique de la Bande Dessinées Franco-Belge, qui plus est en le vieillissant. N'était-ce pas une nouvelle tentative de ressusciter un personnage bien connu pour des raisons purement commerciales? Les adorateurs de la série de Jacques Martin allaient-ils y trouver leur compte? En réalité, si ce n'est le titre, et les personnages, il n'y a plus grand chose en commun entre les deux séries. Ceux qui trouvaient le trait de Jacques Martin quelque peu figé, constateront avec satisfaction qu'il n'en est rien ici. Le dessin est toujours en mouvement, d'un réalisme étonnant digne de Delaby, même si à mon sens il se rapproche plus d'un Manara. Ceux qui détestaient des dialogues trop verbeux dans des récits de 62 pages constateront qu'il n'en est rien ici, et que les bulles cèdent le pas sur le dessin lorsque celui ci parle de lui même. En ce qui concerne l'histoire, on en apprend un peu plus sur l'histoire personnelle et sentimentale d'Alix et d'Enak, alors qu'il n'en était presque rien dans la série originelle. Et c'est là qu'est sans doute l'apport majeur de cette nouvelle série. J'ai vu que certains critiquaient cette histoire de revanche du fils supposé de César souhaitant récupérer le pouvoir usurpé par Auguste. J'ai trouvé que celle ci était plutôt bien structurée, avec un nombre non négligeable de rebondissements. Alors que les aventures d'Alix se déclinaient sur un seul et même album, ses nouvelles aventures s'étalent sur plusieurs comme dans Murena, ce qui constitue la encore une innovation avec la série initiale. C'est peut être là que la filiation avec Jacques Martin est la plus évidente. Lui aussi avait déjà utilisé cette thématique d'une secte souhaitant lutter contre le pouvoir en place et un tyran qualifié d'usurpateur ("le tombeau étrusque" si ma mémoire est bonne). Ce dernier aussi utilisait des personnages historiques pour romancer leur histoire. Il n'était donc pas le tenant d'une véracité historique pleine et entière contrairement à ce que certains ont pu penser. Au final cette série me parait être une vraie réussite, même si le scénario pourrait gagner en consistance.
Quand je vois le nom de Valérie Mangin sur une couverture d'album, je suis toujours méfiant car quand je sais ce qu'elle a commis comme détournements de mythes historiques avec Le Fléau des Dieux et Le dernier Troyen, il n'y a rien de mieux pour me faire fuir. Mais là, il y avait en plus le nom d'Alix, c'est plutôt surprenant et je me méfiais d'autant plus. Après lecture, il faut avouer que le résultat est beaucoup moins décevant, pourquoi ? Parce qu'elle se réapproprie une série qui fut prestigieuse en son temps et qu'en fait, elle rend plus une sorte d'hommage avec cette récup de concept, au contraire de ses autres séries qui consistaient à mélanger des mythes célèbres à de la SF. Ici, heureusement, pas de SF. Au début, ça fait bizarre de retrouver un personnage familier qu'on a connu d'abord sous le crayon de Martin puis sous celui de tous ses continuateurs qui imitaient son style graphique ; ici, Démarez adopte un style en phase avec les graphismes modernes qu'on voit depuis une quinzaine d'années, à l'opposée du style Martin, donc ça plaît ou ça plaît pas, mais ça surprend un peu comme je l'ai dit. Sinon, la série est belle dans son visuel, hélas affaiblie par un scénario à la limite de l'indigence : des aigles dressés qui attaquent des humains pour supprimer Auguste, non vraiment, c'est du n'importe quoi, il n'y avait pas mieux à trouver ? Auguste est un empereur réformateur qui a été assez aimé du peuple, grand bâtisseur qui a embelli Rome, comme le prouve son mot célèbre rapporté par Suétone : "J'ai trouvé Rome de pierre, je l'ai laissée de marbre". Jouer avec l'Histoire comme le fait Murena aurait été plus plausible. Mis à part ce scénario des plus stupides pour lancer la série, je trouve l'idée de reprise intéressante, en vieillissant le personnage, même si le caractère d'Alix a peu changé, il a toujours son âme noble et son caractère boy-scout. Dans le tome 2, ça évolue en mieux : on en apprend un peu plus sur Enak, et sa réapparition est inattendue, tandis que les auteurs modifient l'attitude d'Alix qui se révèle peu glorieuse, son image bien lisse encore dans le tome précédent s'effrite un peu ici, son caractère s'est endurci, il peut faire exécuter quelqu'un sans regret. L'intrigue s'éclaircit, progresse et abandonne l'aspect stupide du tome 1, et aussi la référence au Tombeau Etrusque s'intercale bien dans l'intrigue. D'autre part, il n'y a pas de véritable héros, pas de vrai premier rôle, Alix est finalement assez effacé, il a autant d'importance qu'Auguste ou ses fils Titus et Khephren, et c'est pas plus mal. Dans le tome 3, que Césarion veuille récupérer le trône semble assez logique ; en tant que fils de César, il aurait pu lui succéder, donc cette histoire de complot contre Auguste, même si elle est imaginaire historiquement, parait plus plausible que le coup des aigles, les auteurs utilisant l'Histoire et ses petites zones d'ombre d'habile façon. Il y a pas mal d'événements dans ce tome, et l'intrigue a évolué en bien, mais au bout d'un moment elle semble faire du sur place.. et pour combien de temps ? et combien de tomes faudra-t-il pour y mettre un terme ? Est-ce l'épilogue d'un triptyque ? ou est-ce que ça va redémarrer vers un autre cycle ? m'étonnerait pas encore que Mangin brode et rebrode sans savoir s'arrêter... On verra bien.. Enfin, si la série gagne en qualité, c'est bien grâce au graphisme de Démarez, supérieur ici à celui de Le dernier Troyen ; il offre de belles images avec des décors détaillés, et surtout beaucoup de vues aériennes de Rome ou d'Alexandrie permettant de montrer l'aisance du dessinateur dans ses reproductions de décors en plan général et dans ses perspectives. Dans le tome 3, son dessin gagne même en maturité et en efficacité. Au final, la série qui devait s'améliorer côté scénario en demandant impérativement confirmation sur ce plan, a su négocier un bon virage, attention seulement à ne pas déraper ou verser encore dans le n'importe quoi..
J'étais intrigué. Intrigué par rapport à l'idée de départ de la série, qui nous montre un Alix vieilli, un peu fatigué, et membre du sénat romain, et séparé de son cher Enak. Le résultat n'est pas déplaisant. Nous avons une intrigue policière qui se tient à peu près, digne des complots de l'époque, avec trahisons et faux-semblants à la clé. En filigrane, l'histoire personnelle d'Alix, la quête de la disparition d'Enak (qui me semble un peu tirée par les cheveux), dans une ambiance de voyage, puisque nous allons aussi en Egypte. Le dessin de Thierry Démarez est très agréable, très respectueux de l'ambiance graphique initiée par Jacques Martin, avec toutefois un trait plus hésitant sur les architectures. Curieux de lire la conclusion du cycle...
Avis après la lecture du second tome. N'ayant jamais été fan de l'oeuvre de Martin, trop contemplative, bavarde et scolaire pour être attrayante, je n'ai pas vu une quelconque tentation dans cette suite. Cependant, devant la couverture séduisante du second tome, je me suis laissé à sa lecture. Rien n'y fait, je trouve Alix Senator rebutant comme son ainé, mais pour des raisons différentes. Avec les créateurs du dernier troyen, on pouvait penser que les idées suffiraient à créer l'envie. Prenant des atours murenasques mais façon canada dry sans sucre, l'histoire se lance dans des rebondissements éventés et envoie des surprises inoffensives ou téléphonées pour une lecture soporifique. De plus, le dessin, si bon dans le dernier troyen, semble approximatif ici. Bien que les efforts de mise en scène soient indéniables dans leurs majestés, les traits tremblotent et plusieurs personnages majeurs se retrouvent sous les traits d'Alix qui ressemble sincèrement à un vieillard sénile affublé de deux têtes à claques clones d'Alix et Enak pour justifier un reboot. Bref, pas grand chose à sauver dans cette lecture pénible et sans plaisirs.
Note : 3.5/5 Je ne suis pas un expert ni un grand fan de la série Alix. J'apprécie grandement sa justesse historique et la façon dont Jacques Martin a donné vie à l'époque Romaine avec des décors parfois très travaillés, mais la raideur de son trait et le conservatisme désuet de ses récits me lasse très vite. Autant dire que je partais assez circonspect vers la lecture d'une série comme Alix Senator, spin-off que j'imaginais commercial d'une série qui ne m'avait jamais passionné. Mais j'ai eu droit à une agréable surprise. Valérie Mangin et Thierry Demarez a mis en scène l'Empire Romain de la fin du premier siècle avant Jésus Christ, de l'Italie à l'Egypte pour ce qui est des deux tomes parus à ce jour. On y retrouve un Alix sénateur grisonnant, sans Enak mais avec son propre fils ainsi que le fils de son ancien ami disparu. Ceux-ci, adolescents découvrant la vie, jouent un peu le rôle que leurs pères jouaient dans les premiers albums de la série Alix, se partageant du coup la vedette avec Alix lui-même. Le ton est plus sérieux, plus complexe et plus moderne que pour la série originelle. Des complots politiques à la Murena se mêlent à des assassinats à la limite du fantastique. La Rome présenté là est aussi plus adulte, moins censurée, les jeunes adolescents à la charge d'Alix participant notamment en douce à ce qui ressemble presque à une orgie. J'ai beaucoup aimé le premier tome de cette série. Il reste dans un cadre presque strictement historique et offre une enquête réaliste et bien menée, tout en donnant vie de belle manière à la Rome Antique. Le second tome s'entame dans la même lignée réjouissante mais son final déborde un peu vers des thématiques un peu plus fantastiques et grandiloquentes comme les apprécient Valérie Mangin. J'ai un tout petit peu moins accroché sur ces passages là, préférant qu'on reste dans l'historiquement plausible. Là, j'ai senti un peu de facilité et de recherche de sensationnel. Je reste quand même intéressé et lirai sans hésiter le troisième tome qui clora le premier cycle de la série, en espérant qu'il ne s'éloigne pas davantage du cadre réaliste.
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