Conteurs d'Eau

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

6 histoires à boire avec les yeux. C'est ainsi que se présente cet album réalisé par 10 auteurs différents tant dans leurs techniques picturales que dans leurs univers. On passe donc allégrement du roman graphique à la science-fiction humoristique. Seuls points communs : l'eau et l'absence de couleur (l'album étant exclusivement en noir et blanc).


6 histoires à boire avec les yeux. C'est ainsi que se présente cet album réalisé par 10 auteurs différents tant dans leurs techniques picturales que dans leurs univers. On passe donc allégrement du roman graphique à la science-fiction humoristique. Seuls points communs : l'eau et l'absence de couleur (l'album étant exclusivement en noir et blanc).

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Mai 2012
Statut histoire Histoires courtes (6 nouvelles autour du thème de l'eau) 1 tome paru
Couverture de la série Conteurs d'Eau
Les notes (1)
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23/04/2012 | Mac Arthur
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Le problème avec les œuvres de collectifs, c’est qu’elles sont collectives… Bon, c’est pas avec ce genre de phrase que je vais surprendre le public, moi. Ceci dit, les collectifs me posent toujours problème dans le sens où l’homogénéité n’est pas leur fort. Par conséquent, il est rare que tout un album collectif me plaise, étant donné qu’il y a toujours bien l’un ou l’autre style graphique et/ou scénaristique qui me laissera de marbre. Et c’est encore le cas avec ces Conteurs d’Eau, même si, dans l’ensemble j’ai bien aimé. Mais prenons ces histoires une par une : - La première, signée Sternis, fait montre d’originalité dans son approche, d’une certaine poésie et d’une narration essentiellement basée sur le dessin. Plutôt plaisante mais un peu légère (ce qui est logique dans ce genre de format), elle ouvre bien le bal ; - La deuxième, signée Laigneau (scénario) et Davancens (dessin), est plus humoristique. A nouveau, elle fait montre d’originalité dans son approche mais utilise des ressorts assez connus du genre. Elle est plaisante mais sans plus. Le dessin typé humoristique à gros nez est assez réussi et contribue à mon appréciation d’ensemble ; - La troisième, signée Jacques D. Portes, s’apparente à mes yeux à un refus d’obstacle. L’eau est loin d’être un élément essentiel dans cette nouvelle mais j’ai aimé tant la narration que le dessin. Ceci dit, cela reste toujours léger. Plaisant à lire mais pas spécialement marquant ; - La quatrième, signée Céka (scénario) et Etienne M. (dessin), bénéficie du trait de ce dernier. Un trait fin, vif, nerveux qui me plait toujours autant. L’histoire, elle, est un classique dès qu’on aborde le thème de l’eau. Le scénario est bien tourné même si la narration manque parfois de poésie, de finesse. A nouveau, c’est une nouvelle agréable à lire et, jusque là, j’ai envie de dire que cet album est des plus recommandables ; - Malheureusement, la cinquième nouvelle, signée Chevais-Deighton (scénario) et Thiebaut (dessin), est bien moins convaincante. Le trait est incertain, raide. On y sent encore un certain amateurisme (mais aussi un potentiel certain dans le genre réaliste). De plus, l’histoire est inutilement longue. Les dialogues sonnent eux aussi d’une manière artificielle. L’ensemble manque de fluidité (et la fluidité dans un album consacré à l’eau, c’est important) ; - La dernière nouvelle, heureusement, est d’un autre niveau. Au niveau du dessin, BNelly travaille selon photos. je ne suis généralement pas grand fan de ce genre de procédé mais, comme la narration de Wilmuny est constamment en voix off, l’ensemble ne souffre pas de la raideur desdites photos. La narration est agréable, fluide et le thème choisi, sans être très original, est de ceux que j’aime voir abordés. Par moment, cette nouvelle m’a fait penser au travail de Séra, ce qui est loin d’être insultant. Au final, seule une nouvelle m’a vraiment déçu. Le reste est agréable à lire et l’ensemble constitue donc un bon album. Malheureusement, ce format « recueil de courtes nouvelles » empêche aux histoires de se développer pleinement. A réserver aux amateurs du genre, mais il y a là du beau (et un peu de moins beau) boulot.

23/04/2012 (modifier)