Chroniques de la Nécropole

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Loin des lieux figurants dans les dépliants touristiques, et pourtant aux abords même de Louxor, Golo et sa compagne Dibou habitent depuis plus de 10 ans dans le village de Gournah. Ils ont assisté démunis, à sa destruction inéluctable. Tout le monde soupçonne l'existence de projets immobiliers pharaoniques portés par des gens proches du pouvoir... Dans ce récit de l'impuissance des individus face à la logique financière de l'état, c'est aussi et surtout leur amour immense et profond pour l'Égypte et son peuple fascinant, que Dibou et Golo racontent avec tendresse, émotion et joie de vivre. (Futuropolis)


Egypte

1995. Dibou raconte la première fois où Golo l'emmène dans le petit village de Gournah. Golo raconte, avec moult anecdotes rigolotes, les rencontres pittoresques, les situations improbables, qu'il y vécut quelque 20 ans plus tôt, lorsqu'il était jeune et cheveulu. Et Dibou tombe amoureuse de Gournah ! De son cadre préservé et magique, de ses colosses de Memnon, statues séculaires, qui le veillent avec majesté, de ses habitants et surtout de ses enfants au sourire éclatant de vie. Alors multipliant les aller-retour entre Le Caire et Gournah pour Golo, entre Paris et Gournah pour Dibou, tous les deux décident de s'y installer, de se faire construire une maison, d'ouvrir une galerie d'art, de monter un atelier pour les enfants démunis, de créer avec les artisans locaux des lignes de vêtements et de bijoux... En décembre 2000, ils emménagent à Gournah ! Dibou fête ses 50 ans ! Et ce projet de vie devient une expérience réussie, malgré la méfiance initiale des autorités locales. Mais... peu à peu, la population est expulsée, délocalisée et recasée dans des cages à lapin en ciment au milieu du désert... (Texte Futuropolis)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Mai 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Chroniques de la Nécropole
Les notes (1)
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11/07/2011 | bab
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Par bab
Note: 3/5
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J’étais très attiré par ce témoignage sur l’histoire du village de Gournah au bord de la vallée des rois en Egypte. Ce témoignage à deux voix (car les deux auteurs sont narrateurs), en lui seul se doit d’être lu, car il est vraiment riche en anecdotes de vie, de rencontres avec des personnages hauts en couleurs. C’est une vraie tranche charnière de l’histoire de ce village qui nous est livrée ici. Ces années où sous la pression de l’industrie touristique, un village est vidé de ses habitants et de son âme, pour faire place aux cars de touristes, permettant ainsi de préserver leur vision et leur quiétude de l’Egypte aux abords du plus grand musée à ciel ouvert du monde. On ressent fortement l’implication des auteurs dans le déroulement des événements de l’histoire. Par amour d’un lieu, d’une ambiance, d’un art de vivre, ils se sont investis complètement dans la vie de Gournah et nous livrent leurs témoignages, avec beaucoup de recul, sur ces années passées au sein des Egyptiens. C’est un récit vraiment touchant. Je dois avouer, cependant, que ma lecture a été en demi teinte. C’est dans la structure du récit que j’ai eu plus de mal dans ma lecture. En effet, si au début de ce petit roman graphique, on est complètement dans le style narratif, celui-ci perd de sa fluidité au bout de la moitié de l’ouvrage pour laisser place à des supports visuels variés, avec une alternance de dessins et de photos. Le côté narratif laisse alors place à une vision plus « carnet de voyage », beaucoup moins structuré, relatant beaucoup plus factuellement des faits bruts sans forcément de transition entre eux. Des personnages apparaissent et disparaissent sans qu’il en soit fait cas et c’est parfois un peu surprenant. De même, le passage d’un narrateur à l’autre, s’il est très souvent habile, laisse parfois perplexe et il faut une case ou deux pour comprendre que l’on a changé de point de vue. La lecture s’est donc faite beaucoup moins agréable pour moi, même si le sujet n’a jamais perdu de son intérêt. A mon sens, une œuvre à lire. Mais en le regardant comme un témoignage à la forme plus proche d’un carnet, plutôt que comme un vrai roman graphique.

11/07/2011 (modifier)