Chroniques Outremers

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

La Méditerranée, en pleine Première Guerre mondiale. Les trafics que cette mer abrite depuis toujours sont plus nombreux et dangereux que jamais.


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Marine moderne

La Méditerranée, en pleine Première Guerre mondiale. Les trafics que cette mer abrite depuis toujours sont plus nombreux et dangereux que jamais. Liro Tana est le capitaine d’un cargo qui prend sa part de livraisons secrètes et de cargaisons sensibles. Cette fois, Tana et son équipage jouent double jeu : censés réceptionner une cargaison d’armes et l’acheminer vers la Turquie en guerre pour les Allemands, ils sont en fait aux ordres de l’armée anglaise. Après un bref combat, la cargaison est chargée, et le bateau met cap sur Gibraltar, où il doit livrer les armes aux Britanniques. Mais c’est sans compter sur la présence à bord de mystérieux Sud-Américains…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Avril 2011
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Chroniques Outremers
Les notes (4)
Cliquez pour lire les avis

19/04/2011 | pol
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Bon, ben pas grand-chose à dire sur ce triptyque, qui se laisse lire sans trop de difficulté, mais qui ne me laissera pas non plus de souvenirs impérissables. Cette série me laisse des impressions mitigées. C’est de l’aventure, mais sans qu’il se passe trop de choses. Le temps est dilaté. Mais il n’y a pas la poésie des albums contemplatifs de Pratt dans sa série Corto Maltese. De l’aventure d’ambiance, avec comme arrière-plan la Grande guerre, la Révolution mexicaine, et des trafics en tout genre. De très longs moments où le temps s’étire, entrecoupés de brusques et brefs passages violents. Et un fil rouge pas toujours très clair, le capitaine à la personnalité assez floue, addictif aux drogues, et sa relation avec une jeune femme qu’il cherche à retrouver à l’autre bout du monde, mais là où tout avait commencé. La fin est, elle, à l’image de la série, assez contemplative… Le dessin de Le Floc’h, et la colorisation, tout en étant bons, ne sont pas forcément ma tasse de thé (quelques points communs avec le travail de Brüno). Un emprunt plutôt qu’un achat, mais certains lecteurs pourront y trouver davantage leur bonheur que moi…

16/11/2016 (modifier)

Cela faisait un petit moment que je tournais autour du tome 1 mais un feuilletage rapide m'avait fait peur. Pas beaucoup de texte. J'appréhendais une lecture trop rapide, 5 minutes et puis c'est tout. Finalement avec la sortie du tome 3, j'ai craqué. Bien m'en a pris. Certes, le défaut que je craignais est là mais avec 3 tomes à lire cela passe mieux. De plus, il y a le temps de lecture effectif et la marque que laisse cette lecture dans notre tête. Pour moi, cette empreinte est grande. Le pouvoir d'évocation du dessin, la puissance de l'intrigue pourtant minimaliste ont fait que quand je ferme les yeux c'est à cette bd que je pense. Est ce la peur que je ressens dès que je suis sur un bateau qui fait que les récits de marine me plaisent tant? Aucune idée. Des lecteurs ont signalé une parenté de cette bd avec Corto Maltese. Elle est effective et assumée par l'auteur ( un des marins est un clone de Corto enrobé). Cependant, j'y vois surtout des traces des romans de Henri de Monfreid et de Jack London ( Le loup des mers). Pour les aventuriers, il n'y a plus de continents à découvrir. L’Aventure c'est la mer. On n'est plus des pirates mais des contrebandiers. On fait sa loi sur son bateau. La guerre est là. On en profite. On fait des affaires avec qui paie le plus. Tant pis pour la morale. Le Floc'h campe des personnages intéressants et absolument pas manichéens. Ils sont même souvent plus horribles que sympathiques. Ainsi, plusieurs scènes du tome 1 font froids dans le dos. L’histoire n'est pas follement originale et la trame générale fait preuve d'une certaine langueur juste secouée ( je me répète) par des épisodes assez violents. Il s'agit juste d'une invitation au voyage très bien menée. Le découpage et la fluidité du récit sont exemplaires. On reconnait bien là le passé de storyboarder de Le Floc’h. Enfin, revenons au dessin. Je ne connaissais pas Le Floc'h. C'est une belle découverte. Au départ, le dessin paraît simpliste mais progressivement son pouvoir d'évocation fait effet. Certaines planches sont proches de tableaux abstraits. Il réussit l'exploit d'évoquer les tempêtes, le soleil qui se couche à l'horizon avec 2 couleurs et très peu de traits. Le tome 3 est le moins bon. Nous ne sommes plus sur l'océan mais sur un fleuve. Un marin est fait pour être en mer. La proximité de la terre leur sied moins. Bruno Le Floc’h minimalisme encore plus son trait. On ne peut lui reprocher un relâchement car les 3 tomes ont été réalisé en même temps car l'auteur voyait cela en one-shot. Cela lui fût refusé par son éditeur pour des soi-disant raisons marketing. Je pense que le trait éthéré du dessinateur a pour but de coller à l'état de dégradation physique et mentale du capitaine Tana. Un peu comme si le lecteur voyait le monde par les yeux embrumés par la morphine de Tana. De plus, le background historique est riche et rarement vu en bande dessinée. J'apprécie également que la révolution mexicaine ne soit pas encore montrée sous un jour glorieux. Cela n'en parait que plus réaliste. Vraiment un bel ouvrage un 4.5/5 coup de cœur

13/09/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Moi je me suis ennuyé ferme à la lecture de cet album. Passée une petite moitié où quelques échanges de tirs à la carabine et quelques dialogues laissaient présager une sorte de thriller maritime en huis-clos, je me suis retrouvé à lire une aimable promenade dans la Méditerranée et l'Atlantique nord. Bruno Le Floc'h a voulu installer une ambiance, mais comme je l'ai dit c'est l'ennui qui prédomine, avec ce découpage des cases en gaufrier, ces pages entièrement muettes parfois et ces décors minimalistes. Pour le coup je trouve que le graphisme du dessinateur ne prend pas la destination qui me plairait le plus. On se croirait presque dans un Corto Maltese, en plus contemplatif. Et vu que le côté contemplatif des Corto me gonfle, je vous laisse imaginer mon agacement à la fin de cet album avalé en moins de 10 minutes...

16/12/2011 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Cette série offre son lot d'aventures maritimes. L'histoire est finalement assez simple, c'est celle d'un cargo et de son équipage pendant la 1ère guerre mondiale. Ils s'emparent d'une cargaison d'armes destinée à la Turquie et il font marche arrière pour aller la livrer à l'armée britannique. On peut considérer ce geste comme étant la première trahison de l'intrigue car c'est loin d'être la seule dans ce tome et tout laisse à penser qu'on aura droit à d'autres retournements de situations dans la suite de la série. Cette façon d'aborder la première guerre est originale et agréable. On est bien loin des tranchées, on ne voit quasiment aucun soldat, tout se passe en mer. Et c'est là que le dessin prend toute son importance. En effet il y a pas mal de cases, voire de planches, contemplatives. Des vues de bateaux perdus en pleine mer, ou de marins fumant tranquillement sur le pont. Finalement cette BD joue sur l'ambiance. Malgré le sujet et les scènes d'action on n'en ressort pas avec le sentiment d'avoir lu une histoire sur un trafic d'armes et des mercenaires. Pour apprécier pleinement enfin, il faudra aussi aimer le style de dessin. Certaines cases sont dépouillées, la mer est représentée par un simple aplat de bleu sans vague par exemple. Je n'y suis pas trop sensible, mais les amateurs de Le Floc'h ne seront pas déçu.

19/04/2011 (modifier)