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Le Fils de son Père

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Un père de famille quelque peu perturbé par sa propre enfance.


Douleurs intimes En Provence...

Bercé entre l'amour de sa femme et celui bien plus agité de ses deux garçons, Olivier mène sans certitude mais avec beaucoup de bonheur le navire familial. Le soir du vernissage de son exposition, surgit le "spectre" de son père auquel il ne parle plus depuis de nombreuses années. Brutalement plongé au creuset de son enfance, il revisite ses souvenirs afin de comprendre comment la relation fusionnelle qu'il avait avec ce dernier a pu se distendre, presque tendrement, au point de ne plus exister. Tout au long du livre Olivier vivra deux temps, celui du présent en tant que père, celui du passé comme fils. Ce changement de rôle et de temporalité lui feront prendre conscience que, s'il est naturel d'être fils il est bien plus difficile de devenir père. Sans jamais tomber dans le pathos, ni le sentimentalisme ce roman graphique propose une lecture tendre sur la complexité des relations "père-fils". Par sa structure narrative rigoureuse et son traitement graphique empreint de nostalgie, le livre invite à une balade sur le fil d'une relation qui se dilue doucement... sans bruit. La mort du lien est-elle aussi la perte du père ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Novembre 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Fils de son Père © Les Enfants rouges 2010

19/11/2010 | Miranda
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Un graphisme intéressant et plutôt joli mais un récit trop lent à se mettre en place et qui laisse sur sa faim. C'est le dessin qui m'a poussé vers cette BD. Ses petites cases colorées d'une manière proche du pointillisme et le trait légèrement cartoon de ses personnages tranchent avec l'ambiance sérieuse, légèrement sombre voire inquiétante qui s'en dégage. C'est plutôt bien fait et j'aurais volontiers apprécié ce style graphique si les planches n'alternaient pas autant entre passages trop verbeux et passages muets et si la mise en page était un peu moins étouffante. L'histoire peine à captiver. Cela commence par une introduction bavarde et ennuyeuse. Puis on comprend peu à peu l'alternance entre scènes du présent où le héros est un artiste père de famille à priori heureux et visions du passé où l'on voit qu'il traîne une étrange relation avec son propre père. On essaie de comprendre quel est le malaise qui a fait passer ce dernier du statut d’idole à personne lointaine pour lequel le héros hésite à priori entre le rejet et une envie de le revoir pleine d'appréhension. Mais ce n'est que sur la faim qu'on le saisit clairement sans pour autant comprendre pourquoi cela impacte tant le personnage principal et sans que le récit aille plus loin. J"ai ressenti un léger sentiment de "Et alors ? C'est tout ?" comme si le scénario présentait une situation mais ne développait pas de véritable histoire par la suite. J'en ressors donc un peu frustré.

07/05/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Ce qui frappe dans cette BD, c’est le style graphique très original. Un grand soin est apporté aux dessins avec une différence de rendu entre les souvenirs et les scènes du présent. Cadrage et mise en scène sont également très travaillés. Par contre, je suis moins enthousiaste sur le fond. Si l’idée de base est bonne, je n’ai jamais été emporté par cette histoire. Je trouve qu’il manque des moments forts et surtout d’un suivi narratif. Le récit est fortement autobiographique et l’auteur abuse de scènes de son quotidien au détriment du développement de l’histoire. Au final, je trouve que Mariotti ne se livre pas suffisamment… dommage. La lecture a été agréable tout de même. Trois étoiles.

10/12/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

L'idée de cette bd au graphisme et à la mise en page assez soignée était d'évoquer les blessures de son enfance liées aux mensonges et au non-dits. Du coup, on s'attendait à quelque chose de terrible. Au final, à l'image du remplacement de la mère par une maîtresse, on se dit que ce cela ne valait pas le coup. Il y a bien une variation sur l'image du père mais celle-ci est trop alambiquée. La lecture a été certes agréable. Cependant, cela n'apporte pas grand chose à part une atmosphère empreinte de douceur et de nostalgie.

16/07/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Note 2,5. Après cette lecture je suis partagée. Tout d’abord sur la forme, très belle, le graphisme est excellent, même si j’ai préféré certains styles à d’autres, l’ensemble est superbe, il n‘y a pas une seule fausse note. Ensuite sur la façon de présenter les différents événements et périodes de la vie d‘Olivier, c’est parfaitement et intelligemment mené, malgré une grosse lacune, dont je parle ci-dessous dans le spoiler. C'est très attendrissant et avec de bonnes trouvailles scénaristiques, comme par exemple les toiles d’Olivier qui reprennent les motifs de certains objets de son enfance. Olivier est apparemment l’auteur lui-même si j’ai bien compris. Et puis vient le discours de fond, et là ça m’a agacée…, discours de fond juste éludé d’ailleurs, comme si en parler était encore tabou. SPOILER, impossible de parler de cette partie de la BD sans en parler ouvertement. Lorsque j’ai su pourquoi le fils était brouillé avec son père, parce qu’il avait une maîtresse, et même si c’est désagréable pour un enfant d’apprendre que l’un des ses parents trompe l’autre, une fois arrivé à l’âge adulte, il peut tout au moins comprendre ses motivations. A mon avis je pense que l’auteur n’en dit pas assez et il y a forcément autre chose derrière l'infidélité de ce père qui mérite autant de rancœur, sinon ce trop plein de ressentiment me semble franchement puéril et disproportionné. En fait il manque une partie du récit, il manque le discours du père, comment comprendre si on n’a pas l’avis des deux parties ? L’auteur reprend cette jolie phrase de Ferrat en guise de prologue : « nul ne guérit de son enfance », j’ajouterai que si on ne guérit pas on peut au moins tout faire pour ne pas se vautrer dans les mauvais souvenirs, mais comme l’histoire est bancale et qu'on ne la connaît pas dans son entier, il est impossible de se faire une idée juste. Par ailleurs, je ne vais pas m’étaler sur un discours concernant la fidélité sur un site où participent au bas mot 80% d’hommes… à bon entendeur… FIN SPOILER Conclusion, je suis contente de l’avoir lue, les enfants sont touchants et la plupart des adultes aussi. Par contre, sachant de quoi il en retourne et qui gâche une bonne partie du plaisir de lecture, une seule sera suffisante.

19/11/2010 (modifier)