Ka

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

Dans le Shanghai des années 20, la pègre locale et les faux héros croisent le fer et leurs destins pour mettre la main sur la lame la plus prisée du monde : le sabre du clan samouraï des Takeda, perdu en Chine au XVIe siècle lors d’une ultime bataille et tombée aux mains de l’ambassadeur de France, trois siècles plus tard, lors du pillage du Palais d’été par les troupes coloniales. Car ce sabre est le symbole absolu des luttes sino-japonaises, l’emblème des guerriers ancestraux dans leurs affrontements incessants sur les terres de Chine. La Chine doit empêcher à tout prix le Japon de s’en emparer, ce qui aurait pour effet immédiat d’accélérer le processus d’invasion engagé par les Japonais qui, après s’être emparé des îles chinoises durant la guerre de 1894-1898, n’attendent plus que cette arme secrète pour aller au bout de leurs projets militaires.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Chine

Dans le Shanghai des années 20, la pègre locale et les faux héros croisent le fer et leurs destins pour mettre la main sur la lame la plus prisée du monde : le sabre du clan samouraï des Takeda, perdu en Chine au XVIe siècle lors d’une ultime bataille et tombée aux mains de l’ambassadeur de France, trois siècles plus tard, lors du pillage du Palais d’été par les troupes coloniales. Car ce sabre est le symbole absolu des luttes sino-japonaises, l’emblème des guerriers ancestraux dans leurs affrontements incessants sur les terres de Chine. La Chine doit empêcher à tout prix le Japon de s’en emparer, ce qui aurait pour effet immédiat d’accélérer le processus d’invasion engagé par les Japonais qui, après s’être emparé des îles chinoises durant la guerre de 1894-1898, n’attendent plus que cette arme secrète pour aller au bout de leurs projets militaires. Ka, l’héroïne, mère et guerrière à la fois, va surgir au milieu de ce jeu truqué où tout le monde trahit tout le monde et subtiliser le sabre pour mieux le cacher et le protéger. C’est elle qui devient alors la cible dans une course-poursuite de plusieurs années où, à chaque fois que l’on se croise, les lames parlent et les têtes volent. Roman graphique explosif davantage que bande dessinée classique, Ka est superbement illustré par Chen, qui utilise des techniques d’illustration rarement rencontrées en BD : dessin au pinceau et à l’encre de chine, avec un tracé très asiatique (héritage de sa formation aux Beaux Arts de Pékin). Cette plume est au service d’une autre plume : celle de Lisa Bresner qui tisse un scénario aux accents de western far-east où les femmes sont les vraies seules héroïnes et où les hommes ont du mal à garder leur tête sur les épaules.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 31 Octobre 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Ka
Les notes (2)
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07/11/2010 | Ems
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Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Mouais, je ne suis pas franchement convaincu, en cause le dessin qui veut se rapprocher avec une peinture au pinceau de la technique des estampes japonaises. Au final cela donne à mon sens un trait très brouillon, chargé qui n'aide pas à la lecture. Nous sommes plongés au début du siècle dernier en Chine où la situation politique est tout sauf claire. Entre les partisans du dernier empereur, les clans japonais qui se déchirent, les politiciens occidentaux, cela demande une attention extrême que je n'ai pas eue. Donc un dessin rebutant et peu clair, une histoire confuse, c'était un peu trop pour moi, peut être ce titre trouvera t'il grâce aux yeux des amateurs de coups de pinceaux asiatiques, je n'en suis pas.

09/12/2018 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

"Ka", c'est avant tout un très bon scénario mêlant fiction et histoire. Le récit a pour background le conflit Japon/Chine de la fin du XIXème au début du XXème siècle. Plusieurs tribus vont lutter pour un sabre exceptionnel. Entre manipulations et abnégation, plusieurs personnages vont se croiser et s'opposer. Je ne préfère pas trop en dire car tout l'intérêt de l'histoire provient de ces rencontres et de ces destins croisés mis à mal par des intérêts supérieurs. La lecture est plaisante malgré le dessin particulier : on dirait du Baudoin avec des influences nippones et une mise en couleur directe. Le rendu manque clairement de finesse et de charme, c'est très gras, un plus petit format aurait peut être mieux convenu à ce type de graphisme. Vu le prix de la BD, il est difficile de conseiller l'achat mais une lecture vaut le coup. La couverture me semble fragile, elle est du style Vents d'ouest, noire avec un pelliculage à traiter avec précaution.

07/11/2010 (modifier)