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Par bab Le 16/10/2014 - 16:40 (Modifier)
bab

>>Mac Arthur avait écrit: >>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>>Mac Arthur avait écrit: >>>>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>>>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>> >>>>>>>>>>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S >>>>>>>> >>>>>>>>OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux. >>>>>> >>>>>>Tiens ? Bizarre. L'ajout de sucre permet justement de faire monter le taux d'alcool, actuellement. Je ne connais pas grand chose aux vins antiques, sinon qu'ils ajoutaient souvent des herbes/épices pour en permettre la conservation (des antiseptiques naturels qui faisaient, en quelque sorte, office de sulfites). J'ai aussi entendu parler de certains vins liquoreux, très chargés en alcool (obtenus grâce à l'adjonction de miel et de jus de raisin concentré, ce qui équivaut à l'ajout de sucre de nos jours) mais qu'ils coupaient ensuite avec de l'eau (mais je pense que c'étaient des crus rares et recherchés, pas de consommation courante pour ceux que je connais). Enfin, je crois savoir qu'une bonne partie de la production se transformait en vinaigre (quand le taux de sucre était insuffisant ou quand les antiseptiques n'avaient pas suffit à combattre la surfermentation). Je serais vraiment curieux de savoir comment ils parvenaient à avoir des vins plus alcoolisés avec un taux de sucre inférieur au départ, et sans ajout de sucre ou de substitut comme le miel ou le jus concentré/sirop de raisin. Sourire >>>>>> >>>>>>Et tout ça me parait d'autant plus bizarre qu'à l'époque, le vin était un produit de consommation courante, et je doute que les Romains étaient bourrés à longueur de journée (on était quand même selon certaines estimations à 75 cl par adulte et par jour) mais qui sait ? >>>>>> >>>>>>:S:S >>>> >>>>Ok j'ai simplifié, alors soyons clairs pour Mac Arthur >>>> >>>>Nous sommes bien renseignés par Hésiode et surtout Pline le jeune sur les vins antiques à Rome et en Grèce. Plusieurs historiens ont ensuite essayé de décrypter les différentes méthodes évoquées pour tenter de déterminer quel goût pouvaient bien avoir ces breuvages. L'un dit que les moûts étaient additionnés d'une bonne quantité de miel, car les Anciens ne connaissaient pas le sucre raffiné comme nous le connaissons aujourd'hui en morceau ou en poudre. D'autres prétendent qu'on y ajoutait de la résine (en Grèce de nos jours, il subsiste un vin appelé le "rezziné" ou "retsina" qui s'approche de ces vins antiques) ou même de l'eau salée puisée dans la mer... Ce qui donnait un goût amer et plutôt fort, c'est que les Anciens mélangeaient toute sorte de vins, un peu comme on fait aujourd'hui en Champagne. >>>>Ce qui est sûr c'est que nos ancêtres avaient des palais blindés parce que ces vins avaient des goûts infects. Ah j'oubliais que les amphores et les jarres étaient aussi enduits de poix, un produit visqueux qui donnait également un goût désagréable. >>>>Imagine donc un instant boire une de ces saloperies et t'aurais rendu ton petit déjeuner, parce les Romains et les Grecs en buvait à tout heure. Alors certes, ils n'étaient pas beurrés à longueur de temps, mais dans les banquets et les fêtes, ces vins coulant à flots, saoulaient vite son homme. Certains spécialistes en oenologie ont calculé qu'il fallait au moins 3 ou 4 coupes de ces breuvages pour être déjà bien gai contre aujourd'hui une dizaine de bon vin de Bordeaux. >>>> >>>>A Rome, c'était à peu près pareil, bien qu'on ait démenti l'idée que les Romains aient tout piqué aux Grecs en matière de viticulture et de viniculture ; ils ont parait-il enseigné leurs méthodes aux peuples qu'ils avaient conquis, je n'en crois rien parce qu'en Aquitaine, vers chez moi, à Quinsac, il y a le Clairet que certains affirment être d'origine romaine ; mais des spécialistes ont prouvé que les tribus gauloises implantées ici connaissaient ce qui est devenu ensuite le fameux Clairet ; les Romains n'ont fait que lui donner un nom, c'est tout. >>>>Bref, tout ça pour dire que les Romains ont appris des Phéniciens à tailler la vigne., et que probablement des Grecs navigateurs du VIIème siècle avant J.C. leur ont transmis des conseils, mais ils auraient certainement pris aussi des idées chez les Etrusques, peuple qui comme tu dois le savoir habitait l'Italie avant les Romains. >>>>Les différentes méthodes de conservaztion du vin étaient inspirées il est vrai des Grecs, comme la résine liquide qu'ils mélangeaient à de la cendre de vigne, des herbes douces et des épices, ainsi que de l'eau de mer bouillie. >>>>Par contre chez les Romains, le vin avait des classes sociales : les riches buvaient des vins capiteux et vieilli dans de bonnes conditions tandis que la plèbe buvait un vin tout à fait ordinaire et souvent mauvais qui équivaut à nos vins de table, très loins d'un grand Médoc par exemple. >>>>Les Romains buvaient du vin noir, du rouge très foncé, de l'ambré (certainement le liquoreux dont tu parles), du rouge très clair (notre rosé, surement du Clairet) et du blanc. Tout résidait en fait dans le vieillissement, mais comme c'était non pas dans des barriques en bois comme aujourd'hui, mais dans des jarres enduites de poix, ça donnait un goût vraiment dégueulasse qu'on aurait du mal à trouver bon pour nous qui sommes habitués aux méthodes modernes. >>>>Ce que tu dis sur le miel était aussi valables chez les peuples du Nord comme les Vikings qui faisaient de l'hydromel et des sortes de bières ayant ce genre de goût, et là aussi, ça saoulait vite... >> >>Merci pour ces infos :: Le vin à l'eau de mer c'est tentant (juste pour rigoler et recracher). >> >>Mon interrogation venait de ta phrase : "... ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre". j'en avais déduit que c'était parce qu'ils n'utilisaient pas de sucre que leurs vins étaient très alcoolisés et (par pur intéressement), je me demandais comment ils faisaient. L'adjonction de miel ou de résine, c'est logique et fondamentalement identique à la méthode moderne (avec le sucre raffiné). >> >>Et en matière de bière, le miel est toujours couramment utilisé. Tu peux demander à Pol et à Bab ce qu'ils en pensent, eux qui ont pu tester la Barbaar blonde à Angoulême :S Par contre, je ne pense pas qu'on puisse encore trouver du vin au miel (mais je ne suis pas un spécialiste, loin de là). Enfin, pour l'hydromel, c'est juste du miel fermenté (les ingrédients sont, à la base, de l'eau et du miel, et c'est tout ! Après, on peut ajouter des épices en fonction des goûts), normal que ça tape ! Barbaar blonde?! où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? où ça? OUUU CAAAAAAA?


Par Canarde Le 16/10/2014 - 14:09 (Modifier)
Canarde

>>Mac Arthur avait écrit: >>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>>Mac Arthur avait écrit: >>>>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>>>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>> >>>>>>>>>>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S >>>>>>>> >>>>>>>>OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux. >>>>>> >>>>>>Tiens ? Bizarre. L'ajout de sucre permet justement de faire monter le taux d'alcool, actuellement. Je ne connais pas grand chose aux vins antiques, sinon qu'ils ajoutaient souvent des herbes/épices pour en permettre la conservation (des antiseptiques naturels qui faisaient, en quelque sorte, office de sulfites). J'ai aussi entendu parler de certains vins liquoreux, très chargés en alcool (obtenus grâce à l'adjonction de miel et de jus de raisin concentré, ce qui équivaut à l'ajout de sucre de nos jours) mais qu'ils coupaient ensuite avec de l'eau (mais je pense que c'étaient des crus rares et recherchés, pas de consommation courante pour ceux que je connais). Enfin, je crois savoir qu'une bonne partie de la production se transformait en vinaigre (quand le taux de sucre était insuffisant ou quand les antiseptiques n'avaient pas suffit à combattre la surfermentation). Je serais vraiment curieux de savoir comment ils parvenaient à avoir des vins plus alcoolisés avec un taux de sucre inférieur au départ, et sans ajout de sucre ou de substitut comme le miel ou le jus concentré/sirop de raisin. Sourire >>>>>> >>>>>>Et tout ça me parait d'autant plus bizarre qu'à l'époque, le vin était un produit de consommation courante, et je doute que les Romains étaient bourrés à longueur de journée (on était quand même selon certaines estimations à 75 cl par adulte et par jour) mais qui sait ? >>>>>> >>>>>>:S:S >>>> >>>>Ok j'ai simplifié, alors soyons clairs pour Mac Arthur >>>> >>>>Nous sommes bien renseignés par Hésiode et surtout Pline le jeune sur les vins antiques à Rome et en Grèce. Plusieurs historiens ont ensuite essayé de décrypter les différentes méthodes évoquées pour tenter de déterminer quel goût pouvaient bien avoir ces breuvages. L'un dit que les moûts étaient additionnés d'une bonne quantité de miel, car les Anciens ne connaissaient pas le sucre raffiné comme nous le connaissons aujourd'hui en morceau ou en poudre. D'autres prétendent qu'on y ajoutait de la résine (en Grèce de nos jours, il subsiste un vin appelé le "rezziné" ou "retsina" qui s'approche de ces vins antiques) ou même de l'eau salée puisée dans la mer... Ce qui donnait un goût amer et plutôt fort, c'est que les Anciens mélangeaient toute sorte de vins, un peu comme on fait aujourd'hui en Champagne. >>>>Ce qui est sûr c'est que nos ancêtres avaient des palais blindés parce que ces vins avaient des goûts infects. Ah j'oubliais que les amphores et les jarres étaient aussi enduits de poix, un produit visqueux qui donnait également un goût désagréable. >>>>Imagine donc un instant boire une de ces saloperies et t'aurais rendu ton petit déjeuner, parce les Romains et les Grecs en buvait à tout heure. Alors certes, ils n'étaient pas beurrés à longueur de temps, mais dans les banquets et les fêtes, ces vins coulant à flots, saoulaient vite son homme. Certains spécialistes en oenologie ont calculé qu'il fallait au moins 3 ou 4 coupes de ces breuvages pour être déjà bien gai contre aujourd'hui une dizaine de bon vin de Bordeaux. >>>> >>>>A Rome, c'était à peu près pareil, bien qu'on ait démenti l'idée que les Romains aient tout piqué aux Grecs en matière de viticulture et de viniculture ; ils ont parait-il enseigné leurs méthodes aux peuples qu'ils avaient conquis, je n'en crois rien parce qu'en Aquitaine, vers chez moi, à Quinsac, il y a le Clairet que certains affirment être d'origine romaine ; mais des spécialistes ont prouvé que les tribus gauloises implantées ici connaissaient ce qui est devenu ensuite le fameux Clairet ; les Romains n'ont fait que lui donner un nom, c'est tout. >>>>Bref, tout ça pour dire que les Romains ont appris des Phéniciens à tailler la vigne., et que probablement des Grecs navigateurs du VIIème siècle avant J.C. leur ont transmis des conseils, mais ils auraient certainement pris aussi des idées chez les Etrusques, peuple qui comme tu dois le savoir habitait l'Italie avant les Romains. >>>>Les différentes méthodes de conservaztion du vin étaient inspirées il est vrai des Grecs, comme la résine liquide qu'ils mélangeaient à de la cendre de vigne, des herbes douces et des épices, ainsi que de l'eau de mer bouillie. >>>>Par contre chez les Romains, le vin avait des classes sociales : les riches buvaient des vins capiteux et vieilli dans de bonnes conditions tandis que la plèbe buvait un vin tout à fait ordinaire et souvent mauvais qui équivaut à nos vins de table, très loins d'un grand Médoc par exemple. >>>>Les Romains buvaient du vin noir, du rouge très foncé, de l'ambré (certainement le liquoreux dont tu parles), du rouge très clair (notre rosé, surement du Clairet) et du blanc. Tout résidait en fait dans le vieillissement, mais comme c'était non pas dans des barriques en bois comme aujourd'hui, mais dans des jarres enduites de poix, ça donnait un goût vraiment dégueulasse qu'on aurait du mal à trouver bon pour nous qui sommes habitués aux méthodes modernes. >>>>Ce que tu dis sur le miel était aussi valables chez les peuples du Nord comme les Vikings qui faisaient de l'hydromel et des sortes de bières ayant ce genre de goût, et là aussi, ça saoulait vite... >> >>Merci pour ces infos :: Le vin à l'eau de mer c'est tentant (juste pour rigoler et recracher). >> >>Mon interrogation venait de ta phrase : "... ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre". j'en avais déduit que c'était parce qu'ils n'utilisaient pas de sucre que leurs vins étaient très alcoolisés et (par pur intéressement), je me demandais comment ils faisaient. L'adjonction de miel ou de résine, c'est logique et fondamentalement identique à la méthode moderne (avec le sucre raffiné). >> >>Et en matière de bière, le miel est toujours couramment utilisé. Tu peux demander à Pol et à Bab ce qu'ils en pensent, eux qui ont pu tester la Barbaar blonde à Angoulême :S Par contre, je ne pense pas qu'on puisse encore trouver du vin au miel (mais je ne suis pas un spécialiste, loin de là). Enfin, pour l'hydromel, c'est juste du miel fermenté (les ingrédients sont, à la base, de l'eau et du miel, et c'est tout ! Après, on peut ajouter des épices en fonction des goûts), normal que ça tape ! Pour le vieillissement, certains vinificateurs "natures" se mettent à faire vieillir leur vin dans des récipients en terre cuite émaillée, pour voir, je n'en ai goûté qu'un pour le moment, je ne peux pas faire de généralité, mais celui-là prenait un goût un peu minéral, qui donne un coup de froid sur le palais...


Par Mac Arthur Le 16/10/2014 - 12:24 (Modifier)
Mac Arthur

>>Agecanonix avait écrit: >>>>Mac Arthur avait écrit: >>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>>>Agecanonix avait écrit: >>>> >>>>>>>>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S >>>>>> >>>>>>OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux. >>>> >>>>Tiens ? Bizarre. L'ajout de sucre permet justement de faire monter le taux d'alcool, actuellement. Je ne connais pas grand chose aux vins antiques, sinon qu'ils ajoutaient souvent des herbes/épices pour en permettre la conservation (des antiseptiques naturels qui faisaient, en quelque sorte, office de sulfites). J'ai aussi entendu parler de certains vins liquoreux, très chargés en alcool (obtenus grâce à l'adjonction de miel et de jus de raisin concentré, ce qui équivaut à l'ajout de sucre de nos jours) mais qu'ils coupaient ensuite avec de l'eau (mais je pense que c'étaient des crus rares et recherchés, pas de consommation courante pour ceux que je connais). Enfin, je crois savoir qu'une bonne partie de la production se transformait en vinaigre (quand le taux de sucre était insuffisant ou quand les antiseptiques n'avaient pas suffit à combattre la surfermentation). Je serais vraiment curieux de savoir comment ils parvenaient à avoir des vins plus alcoolisés avec un taux de sucre inférieur au départ, et sans ajout de sucre ou de substitut comme le miel ou le jus concentré/sirop de raisin. Sourire >>>> >>>>Et tout ça me parait d'autant plus bizarre qu'à l'époque, le vin était un produit de consommation courante, et je doute que les Romains étaient bourrés à longueur de journée (on était quand même selon certaines estimations à 75 cl par adulte et par jour) mais qui sait ? >>>> >>>>:S:S >> >>Ok j'ai simplifié, alors soyons clairs pour Mac Arthur >> >>Nous sommes bien renseignés par Hésiode et surtout Pline le jeune sur les vins antiques à Rome et en Grèce. Plusieurs historiens ont ensuite essayé de décrypter les différentes méthodes évoquées pour tenter de déterminer quel goût pouvaient bien avoir ces breuvages. L'un dit que les moûts étaient additionnés d'une bonne quantité de miel, car les Anciens ne connaissaient pas le sucre raffiné comme nous le connaissons aujourd'hui en morceau ou en poudre. D'autres prétendent qu'on y ajoutait de la résine (en Grèce de nos jours, il subsiste un vin appelé le "rezziné" ou "retsina" qui s'approche de ces vins antiques) ou même de l'eau salée puisée dans la mer... Ce qui donnait un goût amer et plutôt fort, c'est que les Anciens mélangeaient toute sorte de vins, un peu comme on fait aujourd'hui en Champagne. >>Ce qui est sûr c'est que nos ancêtres avaient des palais blindés parce que ces vins avaient des goûts infects. Ah j'oubliais que les amphores et les jarres étaient aussi enduits de poix, un produit visqueux qui donnait également un goût désagréable. >>Imagine donc un instant boire une de ces saloperies et t'aurais rendu ton petit déjeuner, parce les Romains et les Grecs en buvait à tout heure. Alors certes, ils n'étaient pas beurrés à longueur de temps, mais dans les banquets et les fêtes, ces vins coulant à flots, saoulaient vite son homme. Certains spécialistes en oenologie ont calculé qu'il fallait au moins 3 ou 4 coupes de ces breuvages pour être déjà bien gai contre aujourd'hui une dizaine de bon vin de Bordeaux. >> >>A Rome, c'était à peu près pareil, bien qu'on ait démenti l'idée que les Romains aient tout piqué aux Grecs en matière de viticulture et de viniculture ; ils ont parait-il enseigné leurs méthodes aux peuples qu'ils avaient conquis, je n'en crois rien parce qu'en Aquitaine, vers chez moi, à Quinsac, il y a le Clairet que certains affirment être d'origine romaine ; mais des spécialistes ont prouvé que les tribus gauloises implantées ici connaissaient ce qui est devenu ensuite le fameux Clairet ; les Romains n'ont fait que lui donner un nom, c'est tout. >>Bref, tout ça pour dire que les Romains ont appris des Phéniciens à tailler la vigne., et que probablement des Grecs navigateurs du VIIème siècle avant J.C. leur ont transmis des conseils, mais ils auraient certainement pris aussi des idées chez les Etrusques, peuple qui comme tu dois le savoir habitait l'Italie avant les Romains. >>Les différentes méthodes de conservaztion du vin étaient inspirées il est vrai des Grecs, comme la résine liquide qu'ils mélangeaient à de la cendre de vigne, des herbes douces et des épices, ainsi que de l'eau de mer bouillie. >>Par contre chez les Romains, le vin avait des classes sociales : les riches buvaient des vins capiteux et vieilli dans de bonnes conditions tandis que la plèbe buvait un vin tout à fait ordinaire et souvent mauvais qui équivaut à nos vins de table, très loins d'un grand Médoc par exemple. >>Les Romains buvaient du vin noir, du rouge très foncé, de l'ambré (certainement le liquoreux dont tu parles), du rouge très clair (notre rosé, surement du Clairet) et du blanc. Tout résidait en fait dans le vieillissement, mais comme c'était non pas dans des barriques en bois comme aujourd'hui, mais dans des jarres enduites de poix, ça donnait un goût vraiment dégueulasse qu'on aurait du mal à trouver bon pour nous qui sommes habitués aux méthodes modernes. >>Ce que tu dis sur le miel était aussi valables chez les peuples du Nord comme les Vikings qui faisaient de l'hydromel et des sortes de bières ayant ce genre de goût, et là aussi, ça saoulait vite... Merci pour ces infos :: Le vin à l'eau de mer c'est tentant (juste pour rigoler et recracher). Mon interrogation venait de ta phrase : "... ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre". j'en avais déduit que c'était parce qu'ils n'utilisaient pas de sucre que leurs vins étaient très alcoolisés et (par pur intéressement), je me demandais comment ils faisaient. L'adjonction de miel ou de résine, c'est logique et fondamentalement identique à la méthode moderne (avec le sucre raffiné). Et en matière de bière, le miel est toujours couramment utilisé. Tu peux demander à Pol et à Bab ce qu'ils en pensent, eux qui ont pu tester la Barbaar blonde à Angoulême :S Par contre, je ne pense pas qu'on puisse encore trouver du vin au miel (mais je ne suis pas un spécialiste, loin de là). Enfin, pour l'hydromel, c'est juste du miel fermenté (les ingrédients sont, à la base, de l'eau et du miel, et c'est tout ! Après, on peut ajouter des épices en fonction des goûts), normal que ça tape !


Par Agecanonix Le 16/10/2014 - 11:57 (Modifier)
Agecanonix

>>Mac Arthur avait écrit: >>>>Canarde avait écrit: >>>>>>Agecanonix avait écrit: >> >>>>>>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S >>>> >>>>OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux. >> >>Tiens ? Bizarre. L'ajout de sucre permet justement de faire monter le taux d'alcool, actuellement. Je ne connais pas grand chose aux vins antiques, sinon qu'ils ajoutaient souvent des herbes/épices pour en permettre la conservation (des antiseptiques naturels qui faisaient, en quelque sorte, office de sulfites). J'ai aussi entendu parler de certains vins liquoreux, très chargés en alcool (obtenus grâce à l'adjonction de miel et de jus de raisin concentré, ce qui équivaut à l'ajout de sucre de nos jours) mais qu'ils coupaient ensuite avec de l'eau (mais je pense que c'étaient des crus rares et recherchés, pas de consommation courante pour ceux que je connais). Enfin, je crois savoir qu'une bonne partie de la production se transformait en vinaigre (quand le taux de sucre était insuffisant ou quand les antiseptiques n'avaient pas suffit à combattre la surfermentation). Je serais vraiment curieux de savoir comment ils parvenaient à avoir des vins plus alcoolisés avec un taux de sucre inférieur au départ, et sans ajout de sucre ou de substitut comme le miel ou le jus concentré/sirop de raisin. Sourire >> >>Et tout ça me parait d'autant plus bizarre qu'à l'époque, le vin était un produit de consommation courante, et je doute que les Romains étaient bourrés à longueur de journée (on était quand même selon certaines estimations à 75 cl par adulte et par jour) mais qui sait ? >> >>:S:S Ok j'ai simplifié, alors soyons clairs pour Mac Arthur Nous sommes bien renseignés par Hésiode et surtout Pline le jeune sur les vins antiques à Rome et en Grèce. Plusieurs historiens ont ensuite essayé de décrypter les différentes méthodes évoquées pour tenter de déterminer quel goût pouvaient bien avoir ces breuvages. L'un dit que les moûts étaient additionnés d'une bonne quantité de miel, car les Anciens ne connaissaient pas le sucre raffiné comme nous le connaissons aujourd'hui en morceau ou en poudre. D'autres prétendent qu'on y ajoutait de la résine (en Grèce de nos jours, il subsiste un vin appelé le "rezziné" ou "retsina" qui s'approche de ces vins antiques) ou même de l'eau salée puisée dans la mer... Ce qui donnait un goût amer et plutôt fort, c'est que les Anciens mélangeaient toute sorte de vins, un peu comme on fait aujourd'hui en Champagne. Ce qui est sûr c'est que nos ancêtres avaient des palais blindés parce que ces vins avaient des goûts infects. Ah j'oubliais que les amphores et les jarres étaient aussi enduits de poix, un produit visqueux qui donnait également un goût désagréable. Imagine donc un instant boire une de ces saloperies et t'aurais rendu ton petit déjeuner, parce les Romains et les Grecs en buvait à tout heure. Alors certes, ils n'étaient pas beurrés à longueur de temps, mais dans les banquets et les fêtes, ces vins coulant à flots, saoulaient vite son homme. Certains spécialistes en oenologie ont calculé qu'il fallait au moins 3 ou 4 coupes de ces breuvages pour être déjà bien gai contre aujourd'hui une dizaine de bon vin de Bordeaux. A Rome, c'était à peu près pareil, bien qu'on ait démenti l'idée que les Romains aient tout piqué aux Grecs en matière de viticulture et de viniculture ; ils ont parait-il enseigné leurs méthodes aux peuples qu'ils avaient conquis, je n'en crois rien parce qu'en Aquitaine, vers chez moi, à Quinsac, il y a le Clairet que certains affirment être d'origine romaine ; mais des spécialistes ont prouvé que les tribus gauloises implantées ici connaissaient ce qui est devenu ensuite le fameux Clairet ; les Romains n'ont fait que lui donner un nom, c'est tout. Bref, tout ça pour dire que les Romains ont appris des Phéniciens à tailler la vigne., et que probablement des Grecs navigateurs du VIIème siècle avant J.C. leur ont transmis des conseils, mais ils auraient certainement pris aussi des idées chez les Etrusques, peuple qui comme tu dois le savoir habitait l'Italie avant les Romains. Les différentes méthodes de conservaztion du vin étaient inspirées il est vrai des Grecs, comme la résine liquide qu'ils mélangeaient à de la cendre de vigne, des herbes douces et des épices, ainsi que de l'eau de mer bouillie. Par contre chez les Romains, le vin avait des classes sociales : les riches buvaient des vins capiteux et vieilli dans de bonnes conditions tandis que la plèbe buvait un vin tout à fait ordinaire et souvent mauvais qui équivaut à nos vins de table, très loins d'un grand Médoc par exemple. Les Romains buvaient du vin noir, du rouge très foncé, de l'ambré (certainement le liquoreux dont tu parles), du rouge très clair (notre rosé, surement du Clairet) et du blanc. Tout résidait en fait dans le vieillissement, mais comme c'était non pas dans des barriques en bois comme aujourd'hui, mais dans des jarres enduites de poix, ça donnait un goût vraiment dégueulasse qu'on aurait du mal à trouver bon pour nous qui sommes habitués aux méthodes modernes. Ce que tu dis sur le miel était aussi valables chez les peuples du Nord comme les Vikings qui faisaient de l'hydromel et des sortes de bières ayant ce genre de goût, et là aussi, ça saoulait vite...


Par Mac Arthur Le 16/10/2014 - 10:25 (Modifier)
Mac Arthur

>>Canarde avait écrit: >>>>Agecanonix avait écrit: >>>>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S >> >>OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux. Tiens ? Bizarre. L'ajout de sucre permet justement de faire monter le taux d'alcool, actuellement. Je ne connais pas grand chose aux vins antiques, sinon qu'ils ajoutaient souvent des herbes/épices pour en permettre la conservation (des antiseptiques naturels qui faisaient, en quelque sorte, office de sulfites). J'ai aussi entendu parler de certains vins liquoreux, très chargés en alcool (obtenus grâce à l'adjonction de miel et de jus de raisin concentré, ce qui équivaut à l'ajout de sucre de nos jours) mais qu'ils coupaient ensuite avec de l'eau (mais je pense que c'étaient des crus rares et recherchés, pas de consommation courante pour ceux que je connais). Enfin, je crois savoir qu'une bonne partie de la production se transformait en vinaigre (quand le taux de sucre était insuffisant ou quand les antiseptiques n'avaient pas suffit à combattre la surfermentation). Je serais vraiment curieux de savoir comment ils parvenaient à avoir des vins plus alcoolisés avec un taux de sucre inférieur au départ, et sans ajout de sucre ou de substitut comme le miel ou le jus concentré/sirop de raisin. Sourire Et tout ça me parait d'autant plus bizarre qu'à l'époque, le vin était un produit de consommation courante, et je doute que les Romains étaient bourrés à longueur de journée (on était quand même selon certaines estimations à 75 cl par adulte et par jour) mais qui sait ? :S:S


Par Canarde Le 16/10/2014 - 09:24 (Modifier)
Canarde

>>Agecanonix avait écrit: >>>>Canarde avait écrit: >>>>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>>>>PAco avait écrit: >>>>>>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>>>>>Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. >>>>>>>>>> >>>>>>>>>>Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. >>>>>>>>>>Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. >>>>>>>>>> >>>>>>>>>>Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. >>>>>>>>>>Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... >>>>>>>>>>Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques. >>>>>>>> >>>>>>>>+1 pour les vins nature. >>>>>>>>C'est mon pote paludier qui m'y a mis il y a quelques temps, et chauqe fois chez lui c'est des découvertes assez impressionnantes ! >>>>>> >>>>>>Je demande à voir... Confus >>>>Tu verras, le vin nature se combine finalement assez bien avec le peplum! >> >>Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S OK, ça saoule mais les lendemains ne sont pas douloureux. Ralentis, mais pas douloureux.


Par Agecanonix Le 15/10/2014 - 16:59 (Modifier)
Agecanonix

>>Canarde avait écrit: >>>>Agecanonix avait écrit: >>>>>>PAco avait écrit: >>>>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>>>Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. >>>>>>>> >>>>>>>>Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. >>>>>>>>Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. >>>>>>>> >>>>>>>>Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. >>>>>>>>Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... >>>>>>>>Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques. >>>>>> >>>>>>+1 pour les vins nature. >>>>>>C'est mon pote paludier qui m'y a mis il y a quelques temps, et chauqe fois chez lui c'est des découvertes assez impressionnantes ! >>>> >>>>Je demande à voir... Confus >>Tu verras, le vin nature se combine finalement assez bien avec le peplum! Dans l'Antiquité, ils buvaient des vins très chargés en alcool parce qu'ils n'utilisaient pas les méthodes modernes que nous connaissons, pas de sucre, pas de collage etc, ce qui fait que ça saoulait très vite...:S


Par Canarde Le 14/10/2014 - 10:47 (Modifier)
Canarde

>>Agecanonix avait écrit: >>>>PAco avait écrit: >>>>>>Canarde avait écrit: >>>>>>Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. >>>>>> >>>>>>Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. >>>>>>Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. >>>>>> >>>>>>Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. >>>>>>Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... >>>>>>Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques. >>>> >>>>+1 pour les vins nature. >>>>C'est mon pote paludier qui m'y a mis il y a quelques temps, et chauqe fois chez lui c'est des découvertes assez impressionnantes ! >> >>Je demande à voir... Confus Tu verras, le vin nature se combine finalement assez bien avec le peplum!


Par Agecanonix Le 11/10/2014 - 18:49 (Modifier)
Agecanonix

>>PAco avait écrit: >>>>Canarde avait écrit: >>>>Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. >>>> >>>>Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. >>>>Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. >>>> >>>>Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. >>>>Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... >>>>Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques. >> >>+1 pour les vins nature. >>C'est mon pote paludier qui m'y a mis il y a quelques temps, et chauqe fois chez lui c'est des découvertes assez impressionnantes ! Je demande à voir... Confus


Par PAco Le 11/10/2014 - 16:25 (Modifier)
PAco

>>Canarde avait écrit: >>Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. >> >>Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. >>Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. >> >>Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. >>Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... >>Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques. +1 pour les vins nature. C'est mon pote paludier qui m'y a mis il y a quelques temps, et chauqe fois chez lui c'est des découvertes assez impressionnantes !


Par Canarde Le 11/10/2014 - 15:37 (Modifier)
Canarde

Eh bien moi je me suis mise au vins nature (sans soufre ni additif, ni dans la culture ni dans la vinification) Il y a 5 ou 6 ans, c'était un peu n'importe quoi, des trucs les plus grandioses jusqu'aux piquettes les plus ratées. Beaucoup n'y sont pas revenus (chat échauder craint l'eau tiède), mais moi j'ai tenu bon, parce que politiquement, je pense que c'est vers ça qu'il faut aller. D'ailleurs les très grands crus le font déjà depuis longtemps, mais le prix de la bouteille n'est pas du tout dans mes moyens. Aujourd'hui, ceux qui s'y sont mis il y a dix ans se sont améliorés petit à petit, ils maîtrisent de mieux en mieux la fermentation sans aide chimique. et avec moins de 8€ la bouteille, on a des choses vraiment délicieuses et très variées. Évidemment c'est dans les vignobles pas cher l'hectare, dans les marges, sans appellation, sans label bio, parce que ces vignerons sont pleins d'idéaux mais sans argent. Des petites surfaces, des petites productions, et si je vous donnais les adresses, je me demande si ça ne perturberait pas leur fragile équilibre de distribution. En tout cas, c'est par une association d'intermittents du spectacles amateurs que j'ai pu rencontrer ses vignerons, et voir comment leurs vins ressemblent à leur créateurs: l'association grenobloise s'appelle Ovnivins, avec un site ovnivins.org... Ce sont des vins qui s'éloignent du formatage, jamais de fûts de chêne trop récents, dont le goût passent par dessus le raisin. Des blancs sans souffre, qui vous font redécouvrir le vrai goût des cépages (fini ce goût d’allumette brûlée, et le mal de crâne qui pointe à la première gorgée.) Bref pas une boisson alcoolisée qui doit trouver son marché, mais vraiment des jus de raisin fermenté, où le cépage convient au terroir, et les deux se combinent pour produire des goûts réellement spécifiques.


Par PAco Le 11/10/2014 - 13:56 (Modifier)
PAco

>>sloane avait écrit: >> Eh les autres! vous êtes où? Parce que pour l'instant à la cave il n'y a qu'Agecanonix et moi, venez boire un coup§ Je sirote mon Mojito et je prends des notes Sourire


Par sloane Le 11/10/2014 - 13:26 (Modifier)
sloane

Eh les autres! vous êtes où? Parce que pour l'instant à la cave il n'y a qu'Agecanonix et moi, venez boire un coup§


Par Agecanonix Le 11/10/2014 - 12:25 (Modifier)
Agecanonix

>>sloane avait écrit: >> Le foie gras avec un petit Pinot gris d'Alsace, voir un bon Porto est assez excellent. Oui également au repas au Champagne. >> >> Je serais assez Rhum, Tequila, Bourbon à l'apéro, pour garder un vrai bon whisky tourbé écossais des highlands en digestif. Je crois bien que je n'ai jamais testé le Pinot gris sur foie gras ; en général, sur ce mets, c'est le Sauternes qui est incomparable, et comme dirait Mac, un vrai mariage de saveurs. D'autres Aquitains préfèrent le Monbazillac ou certains Loupiac sur le foie gras, il est vrai que c'est des vins liquoreux, donc c'est très bien, mais non, le Sauternes, c'est fabuleux. Parfois je choque certains conformistes bordelais en leur disant (et à juste titre) que le champagne sur le foie gras, c'est aussi extraordinaire, à condition que ce soit un champagne de dégustation apéritive plutôt doux ou demi-sec, et non un brut. Je n'aime pas trop les whiskies écossais, je marche plus au bourbon JD, ou à certaines marques que je trouve au Col d'Ibardin dans les ventas (en détaxé).


Par sloane Le 11/10/2014 - 09:34 (Modifier)
sloane

Le foie gras avec un petit Pinot gris d'Alsace, voir un bon Porto est assez excellent. Oui également au repas au Champagne. Je serais assez Rhum, Tequila, Bourbon à l'apéro, pour garder un vrai bon whisky tourbé écossais des highlands en digestif.