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Bloody September

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Une enquête sur les traces d'un tueur en série sévissant à New York à la veille de la catastrophe du 11 septembre.


9/11 New York

Manhattan, hiver 2000. En pleine nuit, une jeune femme à demi-nue saute dans le vide du haut du parapet d’un building. Au matin, c’est l’inspecteur Francis Pezzulo, en chemin pour rejoindre son commissariat du 15e district, qui hérite de l’enquête sur ce cas – selon toute vraisemblance un suicide. Son enquête, pourtant, le conduira d’abord dans le milieu du cinéma porno, puis sur les traces d’un serial killer terrifiant, un psychopathe tueur de femmes qui dépèce ses victimes. Mais au-delà de l’enquête proprement dite, sobrement décrite dans une narration au cordeau, Bloody September est aussi le portrait subtil d’un homme las, dont le mental ploie sous les assauts conjugués d’un travail pénible et d’une vie personnelle difficile. C’est aussi, et peut-être surtout, le portrait d’une ville dévorante, New York, qui pour briller dans toute sa gloire ne cesse de détruire ses propres enfants. .

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2010
Statut histoire One shot (certaines scènes sont très explicites) 1 tome paru
Couverture de la série Bloody September
Les notes (3)
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28/03/2010 | Geoffroy
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L'avatar du posteur Mac Arthur

La partie « enquête policière » est prenante, bien menée, et très classique dans ce genre. En somme, elle me plait bien. Le sujet aurait pu prêter à des scènes très racoleuses mais Will Argunas fait dans la sobriété et l’image suggérée plutôt que dans l’étalage de chair fraîche. Entendons-nous : de la bidoche bien sanglante, il y en a, de la plastique exposée, exhibée, exploitée, il y en a aussi … mais il aurait pu y en avoir facilement bien plus. Ces scènes, dans l’ensemble, je trouve qu’elles se justifient par le scénario et par le sujet. L’écriture est fluide et incisive. Certaines réflexions semblent peu naturelles mais elles apportent souvent un angle de réflexion intéressant (notamment sur ce que l’on peut déduire d’une personne en fonction de la manière dont elle se suicide). Je serai beaucoup plus critique à propos de la leçon de morale que Will Argunas me semble adresser à Georges Bush. En substance, l’auteur fait passer l’idée que le gouvernement américain ferait mieux de nettoyer devant sa porte plutôt que de déclarer la guerre à un terrorisme somme toute anecdotique. Mwouais, bon, je peux comprendre l’idée mais je ne vois pas ce qui empêche un gouvernement de lutter à la fois contre le terrorisme et contre les réseaux de prostitution ou la criminalité à caractère sexuel. Quelque part, je ne peux m’empêcher de penser que Will Argunas se plait à hurler avec les loups. Cet album sent tout de même l’opportunisme, tant il est bien vu à notre époque de critiquer la politique de Georges Bush (même si celle-ci était certainement critiquable). J’attends avec impatience le premier auteur qui osera s’attaquer à Barack Obama dont la politique menée depuis plus d’un an et demi semble être tout sauf une réussite (… mais bon, je m’égare et sors du sujet). Pour en revenir à Bloody September, et à son auteur, faut aimer ou du moins accepter son style graphique pour vraiment rentrer dans ses histoires. Ce style très hachuré, parfois imprécis, fait très « américain » à mes yeux. Il ne me dérange pas sans que ce ne soit le style que je préfère. Mais pour illustrer ce genre d’histoire, c’est sûr qu’il convient assez bien. Il est dynamique, expressif et incisif. A emprunter plutôt qu'à acheter, mais c'est une bonne bande dessinée, bien construite, bien écrite ... et pataude dans sa morale.

24/08/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Hormis une partie du final, j'ai vraiment aimé ce one shot. Il est très dur et sans compromis. Il s'agit d'un classique : un duel à distance entre un serial killer et un flic à NY. Le scénario est bien construit, la lecture est passionnante malgré les passages difficiles. C'est dommage de ne pas être resté sur la fiction pour finir de façon plus traditionnelle. L'épilogue rattrape le coup et corrige sensiblement l'erreur. Graphiquement c'est très hachuré, le trait fait brouillon mais la colorisation travaillée compense en rendant plus propre l'ensemble. Ce one shot est d'un niveau bien supérieur à ce qui se fait chez Soleil ces derniers temps. Malgré ses petits défaut, mon ressenti est positif. L'ambiance qui se dégage du récit est prenante, le récit est rythmé et ne laisse pas de temps libres. Si vous aimez les récits sur les tueurs en série, "Bloody September" vaut le détour. Note finale : 3.5/5

02/05/2010 (modifier)
Par Geoffroy
Note: 2/5

"Bloody September", la couverture et le titre sont évocateurs mais je n'avais pas fait le rapprochement tout de suite. L'histoire commence une nuit de décembre 2000 à New York, une femme vêtue d'un imperméable et pieds nus se jette du haut d'un immeuble. L'histoire se poursuit avec le réveil de l'inspecteur Pezzulo, dans le Queens, flic cinquantenaire amer et blasé depuis l'accident de sa femme, aujourd'hui paralysée. C'est lui qui va mener l'enquête qui va le conduire d'abord dans le milieu de la pornographie puis sur les traces de Ed, un dangereux tueur en série nécrophile. Le récit est divisé en chapitres de longueur variable égrenant les mois comme un compte à rebours vers le dénouement final. Le suspens est bien mené, les pièces s'imbriquant au fur et à mesure. Les personnages sont expressifs et les émotions sont plutôt bien rendues entre le flic mélancolique et le tueur en série sournois et torturé. Ca se lit tellement bien que j'ai été surpris par la fin en oubliant le contexte dans lequel se déroule cette histoire. Du coup la conclusion arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, même l'épilogue de deux planches laisse un goût de trop peu. Côté dessin on a le droit à un trait "haché" avec des portraits réalistes qui, combinés aux couleurs froides, renforcent l'impression d'angoisse. La fin m'ayant un peu déçu je ne mettrais qu'un 2/5.

28/03/2010 (modifier)