Awrah

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 10 avis)

Awrah retrace l'histoire belle et tragique d'un jeune orphelin prénommé Tahar, à l'époque du règne de Haroun-al-Rachid, vers l'an 800.


476 - 986 : Moyen-Âge, Francs, Mérovingiens, Carolingiens... Adoption Mille et une nuits, l'orient doré... Proche et Moyen-Orient

Awrah retrace l'histoire belle et tragique d'un jeune orphelin prénommé Tahar. A l'époque du règne de Haroun-al-Rachid, vers l'an 800, le jeune garçon, vif comme l'éclair et dénué de tout scrupule, exerce la profession de voleur dans la ville de Bassorah. L'insaisissable est pourtant arrêté, et c'est au moment où il va être puni que son destin bascule : l'homme le plus respecté de la ville, le Maître Nassim el Abar, lui offre sa protection, l'accueille dans sa maison et le considère bientôt comme son fils. Mais le sort lui enverra, sous les traits d'un frère jaloux, l'abominable Mounir, et de Nadia, une jeune berbère à la beauté envoûtante, la plus terrible des épreuves.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Juillet 2009
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Awrah
Les notes (10)
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04/07/2009 | Miranda
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L'avatar du posteur Agecanonix

Contrairement à ce que j'ai aperçu dans des commentaires précédents, la Bd n'a rien à voir avec Djinn, qui se situe dans l'Empire Ottoman au début du 20ème siècle, alors qu'ici on est dans un décor de Mille et une Nuits du temps du sultanat de Bagdad au IXème siècle. Ce point étant précisé, ce qui fait tout l'intérêt de ce diptyque, c'est la partie graphique : ce dessin est non seulement magnifique et très soigné, très détaillé, mais surtout il est immersif, permettant ainsi au lecteur de rentrer pleinement dans cet univers de conte arabe à l'ancienne, on a vraiment l'impression d'y être. La précision des décors orientaux, les costumes chatoyants, les bijoux et la sensualité des femmes sont de toute beauté ; ce dessin ressemble un peu au style de Stalner. Sinon, sur le plan scénaristique, c'est un peu moins réussi, c'est une sorte de tragédie shakespearienne mais sous des cieux orientaux, en mode Mille et une Nuits, où l'on suit le tourbillon des passions humaines. Je préfère le tome 1 au tome 2 qui est plus conventionnel ; certaines situations sont assez classiques et déjà vues, dans d'autres décors certes, c'est pourquoi le décor oriental joue ici un rôle capital, il permet d'atténuer le côté un peu convenu de l'intrigue en sacrifiant à l'exotisme des charmes de l'Orient. Mais ceci est très relatif, la lecture n'en reste pas moins agréable.

29/05/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Le gros point fort d’Awrah est son univers graphique. Décors, paysages et personnages sont très soignés et crédibles. On se croirait vraiment dans le monde arabo-musulman du 9ème siècle ! Les couleurs chaudes de la colorisation appuient bien cette impression. Par contre, côté intrigue, c’est trop classique et c’est bien dommage ! Certes, le scénario est solide et bien construit mais il manque de surprises et d’originalité. Au final, Awrah est une lecture plaisante aux dessins enchanteurs. A découvrir.

10/12/2012 (modifier)
Par kemric
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Awrah, quelle bonne surprise! J'ai acheté les deux tomes d'occases, complétement au hasard dans une foire du livre. J'ai trouvé le début de l'histoire un brin ennuyeuse... on se demande si on va pas se farcir une BD à l'eau de rose ! Mais l'intrigue se complexifie sans pour autant perdre en clarté et j'ai été agréablement surpris par ce subtil (c'est le mot) croisement de personnages et de destins dans un univers oriental qui laisse rêveur et dont la philosophie est très bien mise en avant. Je n'en dirai pas plus... c'est une BD qui se découvre, tel un superbe voyage à la destination étonnante. J'hésite vraiment entre le 4/5 et le 5/5... d'autant que les dessins sont superbes.

27/04/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cela commence comme Aladin, le Prince des voleurs of Persia. Cela se termine comme une tragédie grecque. Bien évidemment, j'ai adoré. Non pas que cela soit cinématographique dans l'âme mais c'est joliment dessiné au service d'une histoire cohérente et prenante même si on devine les aboutissants. Je regarde toujours la manière dont c'est réalisé et je ne peux que constater une bonne mise en oeuvre. Je me rends compte également que cette galerie Daniel Maghen produit des oeuvres de qualité avec un souci constant de la recherche du plus bel esthétisme. Juste un bémol sur la couverture du premier tome qui en dit trop long. Ce n'est pas forcément le meilleur choix! Pour le reste, on se plongera avec délice au milieu de cette belle histoire d'amour digne des plus grandes oeuvres théâtrales. Que les femmes sont fascinantes! Bon, celle-ci est tout de même un peu piquante! :)

23/05/2010 (modifier)

Tome 1 : Décidément la Bible est une source inépuisable ! Ah vous n’aviez pas fait le rapprochement ? Nous sommes en Iraq, un jeune homme voleur se fait adopter par un homme qui répand ses bienfaits autour de lui. De plus il n’est pas sélectif et accueille chaque homme, même ceux qui sont méprisés comme ces nomades. Evidemment les fils naturels vont jalouser ce fils adoptif en le raillant. Evidemment les caractères des uns tranchent avec celui des autres ce qui exacerbe les défauts et met en évidence les tensions. Le tout devient une poudrière lorsqu’une femme entre en jeu ! Cette femme intouchable qui va devenir le nœud visible des conflits. Evidemment fils et père en tombent amoureux, évidemment notre femme a ses préférences, évidemment le frère jaloux va profiter de la situation et commettra l’irréparable ce qui générera l’affrontement final, et comme dans l’ancien testament celui qui a péché est puni. Voilà une vraie illustration de la bible que tant d’autres essayent de faire généralement avec maladresse. Ici les personnages sont très bien rendus et le lecteur n’a aucun mal à y croire. Même si les propos sont un peu mâchés dans la mesure où tout est dit avec une finesse relative, l’ensemble est fluide et agréable. Les caractères des personnages montrent toute leur palette : de l’inflexible au juste, de l’égoïste au tourmenté, du jaloux au sage. Evidemment certains traits sont extrêmes, mais n’est ce pas exactement le fait recherché dans ces récits bibliques ? Notre Héroïne encore discrète dans ce tome semble avoir un caractère de feu étant donné la fin du récit, cela nous promet de jolies suites ! Les dessins sont sobres, et si les extérieurs ne sont guère accueillants, les intérieurs en revanche présentent une richesse bienvenue. Les traits sont précis et malgré des prises de vues conventionnelles et quelques maladresses dans certains mouvements vifs, le rythme colle parfaitement au scénario. Seul reproche un panel de colorisation un peu fade à mon goût, j’aurais aimé voir plus de couleurs vives un peu partout. Mais peut être est mon esprit d’occidental qui caricature. Voici donc une très jolie mouture de récits sans âges re-visitables à profusion. Dessin et scénario font un ensemble tout à fait pertinent. Néanmoins, le trop exigent que je suis espère voir des intrigues moins évidentes, des personnages plus complexes et surtout un discours moral sous jacent moins présent. Honnêtement là j’avais vraiment l’impression de lire un morceau du livre des Rois ! Tome 2 : La suite et fin du récit prend une tournure légèrement fantastique mais surtout de vengeances multiples. Si le dessin progresse encore par rapport au premier tome, notamment dans les tissus et les intérieurs, le scénario devient un peu plus confus. L’ensemble forme néanmoins un diptyque se bonne facture. Les quelques maladresses graphiques sur des extérieurs et un peu de confusion scénaristique sur le second tome n’enlèveront pas un très beau travail graphique d’intérieur et un scénario construit. L’ensemble manque un peu de caractère à mon goût pour sortir du lot.

10/07/2009 (MAJ le 21/05/2010) (modifier)

Une bonne surprise, la dessinatrice est inconnue mais livre là un dessin classique et sensuel de très bonne facture. Les ambiances chaudes de l'Orient sont réussies et nous plongent dans cette sorte de Mille et une nuits. L'histoire est elle aussi classique mais très bien menée, avec des personnages intéressants et charismatiques, mais comme cela tourne autour de thèmes comme la vengeance, la jalousie ou le destin, il faudra voir où cela mène pour avoir un avis à la hausse ou pas.

12/01/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Un scénariste qui participe à des forums pour présenter sa bd, ça attire l’intérêt les lecteurs bien entendu mais ça peut les rendre méfiant aussi… Pour ma part, c’est la planche montrée en exemple dans la galerie qui m’a donné l’envie de feuilleter le premier tome d’« Awrah ». « Awrah » nous emmène en Irak vers 800 après JC. Le personnage principal prénommé Tahar est un jeune voleur futé et orphelin. Un jour, alors qu’il se fait attraper par ses victimes, il est sauvé in extrémis par l’homme le plus réputé de la ville, le dénommé Nassim el Abar. Ce dernier le recueille et l’adopte… Incontestablement, le graphisme est le point fort de cette bd. J’admire la mise en couleurs directes aux tons chauds qui retransmet bien l’ambiance que je me fais des pays arabes. Il est à noter que le coloriste a été jusqu’à créer des motifs sur les étoffes et les vêtements ! J’aime aussi le coup de crayon épais d’Ana Luiza Koehler : les vues intérieures et extérieures sont magnifiques, les personnages sont facilement reconnaissables et expressifs. Bref, ça sent vraiment bon l’atmosphère des contes des mille et une nuits ! A noter que cette bd présente un grand format qui m’a permis d’apprécier pleinement le dessin. Quant au scénario, l’histoire débute fort avec une séquence d’action et le reste se lit sans ennui même si la trame est assez classique (difficulté d’un enfant adopté d’être accepté par ses demi-frères par exemple). En fait, le récit plonge de plus en plus vers un drame familial puis se termine par un dénouement assez inattendu (je parie que la suite sera de plus en plus un récit de genre fantastique) qui me donne l’envie de feuilleter le prochain tome. La narration m’a semblé très correcte, ça se lit sans incompréhension et avec plaisir. Ce que je retiens le plus dans ce scénario, c’est les dialogues et les coutumes des pays arabes qui y sont bien retranscrits : vraiment, on se croirait dans une histoire écrite par un écrivain du Moyen-Orient ! Ce premier tome d’« Awrah » m’est apparu très agréable à lire. C’est un récit d’aventure qui sent bon l’atmosphère des contes des mille et une nuits. L’histoire est convaincante et m’a semblé respectueux envers les coutumes des pays arabes. Cette bd est aussi servie par un graphisme qui est –à mon avis- très plaisant à contempler. Bref, tout ceci pour vous avouer que je suis impatient de découvrir le prochain tome ! Note finale : 3,5/5

14/07/2009 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Quelle heureuse et agréable surprise venant des éditions Maghen, si décriées ces temps-ci. Après un Canoë Bay où l'accent était mis sur la démesure (grand format, grand espace, carnet de croquis), Daniel Maghen publie ici une bd plus intimiste, presque plus modeste, de part un format qui rappelle celui de Glénat ou de Delcourt et en abandonnant les luxueux carnets de croquis qui habituellement accompagnent ses sorties. Et là, dommage, car le dessin d'Anna Koehler, tout en couleurs directes (signées Guy Raives) à la demande express de Daniel Maghen, est superbe ; et j'ai été presque frustré de ne pas en avoir plus à m'en mettre sous les yeux. Chaque turban, chaque étole, semble se mouvoir sous les pinceaux d'Anna Koelher. Je lis ici ou là des comparaisons avec la série de Miralès et Dufaux, Djinn, et j'avoue que je n'ai trouvé aucune ressemblance même lointaine. Non l'univers décrit part Christian Simon et Fuat Erkol est plus intimiste, plus proche du conflit familial que de l'épopée féerique. D'ailleurs, j'avais hésité à acheter cette bd car les personnages semblaient souvent confinés dans un cadre étroit, celui de leur demeure, mais les décors intérieurs sont fort bien maitrisés et l'on passe un agréablement moment de lecture. Les évènements s'accélèrent dans les dernières pages, et c'est avec hâte que j'attends le second et dernier volume de cette aventure. Bref, une petite réussite, un petit bijou qu'il faut lire en cette période de disette éditoriale.

13/07/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
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D'entrée la couverture m'a plu. J'avais une crainte toutefois, c'était de me retrouver dans un ersatz de Djinn, la série de Dufaux et Miralles. Et en fait non, même s'il y a des points communs, notamment le cadre oriental, cette fois-ci le pays des Mille et une nuits. Le cadre d'ailleurs, on y croit assez vite, grâce au talent d'Ana Luiz Koehler, à ma connaissance une nouvelle venue. Son trait est toutefois d'influence classique, plus classique que celui de Miralles (désolé pour la dessinatrice, la comparaison me semble inévitable) ; j'ai un peu eu l'impression de lire une BD dessinée dans les années 1950 les époux Funcken. Cette impression est renforcée par un traitement des couleurs, signé Guy Raives, à mon goût un peu trop discret, trop frileux, alors que la série aurait peut-être besoin d'un peu plus de couleurs éclatantes. Cela écrase un peu le trait de Koehler, je trouve. L'histoire, quant à elle, se révèle, sur le diptyque, assez classique. Une vengeance familiale, au centre de laquelle se trouvent en particulier une femme et plusieurs innocents... Des vies gâchées, deux bains de sang au coeur de l'orient médiéval... C'est rondement mené, pas de doute, le duo de co-scénaristes a bien verrouillé son histoire, aidé par une dessinatrice qui est à l'aube d'une carrière prometteuse. Malgré le côté efficace de l'histoire, le manque d'originalité m'empêche de mettre une note supérieure à 3, qui serait plutôt un 3,5/5. A noter la collaboration efficace du duo Warnauts/Raives sur les couleurs et le lettrage.

08/07/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5

Décidément l'éditeur Daniel Maghen nous offre toujours de très belles productions, avec Awrah il ne déroge pas à la règle. On remonte dans le temps pour se retrouver dans l'Iraq d'il y a 12 siècles, malheureusement les décors sont limités à quelques habitations et à quelques rues dans ce premier tome. Cela dit les intérieurs des maisons sont sublimes, ce qui compense tout de même le manque de vues extérieures. Les couleurs directes sont très belles et les personnages expressifs. Les scènes où Nadia se retrouve nue sont à mon goût de trop, car elle apporte un petit côté racoleur dans cet univers des mille et une nuits qui pouvait aisément s'en passer. Ca m'a un peu gâché mon plaisir visuel. Le scénario lui n'est pas très surprenant et surtout très prévisible. Le gamin qui se fait adopter et qui de ce fait s'attire la jalousie des enfants naturels est un sujet assez courant. Ajouté à cela une belle femme, Nadia, qui fait irruption au sein de cette famille un peu déstabilisée et qui va bousculer leur vie, ici non plus rien de très novateur. Le point fort serait plutôt sur la fin, car si jusque là il n'y a aucune surprise, on ne sait pas du tout vers quoi va se diriger l'histoire, elle peut prendre plusieurs directions, elle s'arrête juste au moment propice pour installer enfin un peu de suspense. Espérons que le scénario prendra vraiment un tournant vers l'aventure et que l'on pourra profiter des magnifiques vues de l'Iraq d'un autre temps. D'ailleurs, concernant le classement de la série je l'ai mise dans le genre aventure car elle est difficilement classable, n'appartenant pas pour l'instant à un genre bien défini. Une note très généreuse de ma part pour ce premier opus, qui sera à confirmer ou non en fonction de la suite.

04/07/2009 (modifier)