Trop Humain (Demasiado humano)

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Une fable humoristique sur un robot dans un futur proche. Quand un robot montre un comportement plus humain que nature, son rôle est perverti et il est traduit devant un tribunal. C'est ce qui arrive à notre fidèle robot-laquais attaché à un maître, dont il doit expliquer la mort suspecte.


Auteurs espagnols Cimoc Les petits éditeurs indépendants Procès Robots

Un thème cliché : tous les x milliers de robots fabriqués en série, il y en a un qui foire... Mais quand ce robot montre un comportement plus humain que nature, son rôle est perverti et il est traduit devant un tribunal. C'est ce qui arrive à notre fidèle robot-laquais attaché à un maître, dont il doit expliquer la mort suspecte.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 1986
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Trop Humain © Magic Strip 1986
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)
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03/03/2009 | tolllo
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Entre SF, polar et humour, cette BD aurait facilement eu sa place dans le magazine Métal hurlant. C'est une histoire de sosies, où un paumé cherchant à fuir la vengeance de ses créanciers va se faire relooker par son serviteur robot. Manque de bol, son nouveau look le fait ressembler comme deux gouttes d'eau à un malfrat lui-même recherché par la police. On est là dans une histoire légère, clairement destinée au divertissement. Le dessin de Garcés est le point fort de l'ouvrage. Il a des allures de séries d'humour de Fluide Glacial (le quatrième de couverture cite Foerster, et c'est vrai qu'il y a un petit air), tout en proposant des décors futuristes qui évoquent Moebius. Le héros a une sale gueule, mais pour le reste je trouve ce dessin réussi et soigné, surtout pour une histoire aussi légère. Celle-ci est plaisante sans plus. Pendant un long moment, je me suis dit que le fait d'intégrer un robot comme narrateur et serviteur était un peu dispensable car tout aurait pu se passer sans sa présence, aussi sympathique soit-il, mais c'est vers la fin de l'histoire qu'on comprend le petit intérêt qu'il apporte à l'intrigue. Elle se lit bien, amuse, et tout n'y est pas aussi prévisible qu'on pourrait le craindre. Ce n'est toutefois pas particulièrement mémorable, mais comme l'album est court et se lit vite, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

26/01/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Étrange cette histoire, qui se déroule dans un cadre SF (le personnage principal est un robot, qui témoigne lors d’un procès après la mort de son « maître » propriétaire – l’essentiel de l’album est bâti sur un long flash-back illustrant ce témoignage), mais qui aurait tout aussi bien pu se dérouler dans un cadre contemporain, tant le côté SF n’est la plupart du temps là que pour faire décor et exotique (cela fait un peu bric-à-brac parfois), dans une intrigue assez policière, tendance polar noir et crasseux. Le dessin de Garcés est intéressant (je l’avais découvert avec La Grand-Faille, mais c’était colorisé), dynamique, mais le Noir et Blanc virant au gris assez terne utilisé rend l’ensemble assez fadasse, et accentue un peu je trouve le côté ronronnant de l’intrigue. Quant à l'intrigue d’Abuli, je l'aurais aimée un peu plus caustique. En effet, il m’avait habitué à plus de noirceur (dans certaines de ses collaborations avec Bernet par exemple) – même si le retournement final est un peu amusant et ironique. L’histoire se laisse lire agréablement, mais elle m’a un peu laissé sur ma faim. A vous de voir.

27/03/2020 (modifier)
Par tolllo
Note: 3/5

L’histoire d’un petit robot bien sympathique… Dans un premier temps, on assiste au procès du dit robot en question qui narre les mésaventures de son "propriétaire" et de lui-même. Dans l’ordre, tentative de suicide, changement d’aspect, changement de tête pour échapper à ses usuriers à qui il doit un paquet de fric, tabassage réglementaire par les forces de l’ordre dû à la ressemblance capillaire avec un grand criminel, et ce n’est qu’un début… Le tout sur un fond volontairement burlesque, pas très réaliste mais doté d’un univers assez sympathique, réfléchi et de quelques trouvailles vraiment agréables Scénario (coefficient 2) : rigolo sympathique. Dessin : un noir et blanc intemporel, clair et correct. Univers ou atmosphère crée : quelques trouvailles amusantes. Développements et psychologie des personnages : psychologie d’un robot, c’est beaucoup dire… (12.5/20)

03/03/2009 (modifier)