François Vidocq

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

La vie d'un ancien forçat qui deviendra chef de la Sûreté Nationale.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Auteurs néérlandais Les années (A SUIVRE)

Vidocq ?… c’est un ancien bagnard repenti qui, au début des années 1800, deviendra le chef de la Sûreté Nationale en France. Vidocq ?… un ancien forçat « reconverti » qui va mettre ses connaissances de la vie, ses compétences, au service de la France pour déjouer attentats, menaces et fous de tous bords qui pourraient mettre en péril l’état français. Vidocq ?… il ne va pas travailler seul. Autour de sa personne il va bâtir une équipe solide, faite d’anciennes connaissances où chacun a sa spécialité. Entraînés, les hommes sauront se confondre tant dans la haute société que dans les bas-fonds. Petit à petit, une toile va ainsi se tisser faite d’hommes de main, de « donneurs », d’indics, d’informateurs qui –chacun à leur façon- permettront de garantir la sécurité de l’Etat et de ses habitants.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 1977
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série François Vidocq
Les notes (3)
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25/01/2009 | L'Ymagier
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je ne connaissais Vidocq que de nom et c'est la première fois donc que je lis ses aventures. Ce sont des intrigues policières bien menées même si c'est un peu désuet, notamment au niveau de la facilité du scénario par moment. Je trouve aussi que certains passages sont un peu expédiés comme tout ce qui arrive à Vidocq avant qu'il ne devienne un policier. Je trouve aussi que la narration et le découpage manquent de fluidité et de dynamisme ce qui a fait en sorte que je n'ai jamais trouvé que c'était passionnant à lire. Je ne sais pas quand Hans Kresse a fait cet album dans sa carrière, mais en tout cas j'ai trouvé que les autres albums de lui que j'ai lus étaient plus fluides. En tout cas, cela se laisse lire si on n'est pas allergique à la vieille bande dessinée et le trait de Kresse est superbe.

11/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai réussi à trouver cet album Casterman de 1977 en très bon état chez un bouquiniste parisien où je vais régulièrement, j'en avais entendu parler comme étant l'une des oeuvres majeures de Hans Kresse. Je n'ai plus souvenir si ce récit diffusé dans la revue hollandaise Pep entre 1965 et 70, est paru en France d'abord dans le magazine A Suivre, mais j'imagine que oui, car Kresse adopte la forme du feuilleton à épisodes, à la manière des romanciers populaires de la fin du XIXème.. C'est un récit divisé en petits chapitres, construits sur le Journal de Vidocq, où l'auteur échafaude une intrigue à rebondissements multiples, campe des personnages pittoresques ou mystérieux, allant des bas-fonds et des cabarets louches aux salons de la haute société parisienne. La narration y est rocambolesque, un peu naïve, use de beaucoup de raccourcis et emploie des ficelles éprouvées de nos jours. Heureusement que le découpage en petits chapitres limite l'ennui et la fatigue de lecture qui serait assez pénible sans ce procédé. Le dessin figure dans de petites cases en 4 strips par pages, et malgré ça, c'est parfois d'une précision étonnante. Mais l'emploi du noir & blanc est remarquable, parvenant à recréer des atmosphères, à jouer sur les ombres et les clair-obscurs. C'est un dessin réaliste qui s'inspire fortement de l'Américain Harold Foster, il est magnifique sur les visages, les vêtements et quelques décors, sinon de nombreuses cases ont des fonds blancs (technique courante dans les années 60), c'est dessiné vite mais bien , et le noir & blanc donne une force telle qu'en couleurs, ça perdrait 70 à 80% de son efficacité. On sent aussi le côté bien documenté sur les moeurs parisiennes des années 1800-1810, et sur les enquêtes qui ont l'air d'être romancées, l'enfance de Vidocq et ses évasions des bagnes étant traitées rapidement pour aller directement à sa première enquête et son activité policière où il développe un goût appuyé pour les déguisements et où il traque voleurs, meurtriers, escrocs, faussaires, faux-monnayeurs... avec sa tête et ses poings. Je trouve que la fin est cependant un peu expédiée. Une belle Bd historique et d'atmosphère qui remplit un pavé de 146 pages dont la lecture peut déplaire aux lecteurs d'aujourd'hui peu habitués à ce type de narration et de mise en page. Aussi, pour l'achat, c'est plutôt adressé aux lecteurs de ma génération, sinon c'est un bel ouvrage que je suis content d'avoir dégoté, il n'y a que dans les boutiques spécialisées à Paris qu'on peut trouver des Bd de ce style..

14/10/2015 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Vidocq ?… il a fait tant les beaux après-midi de la télé française que des histoires en BD. Cet homme a réellement vécu une vie incroyable, passant du stade de forçat jusqu’à devenir le grand patron de la Sûreté Nationale de l’époque. C’est en 1939… hé oui… que René Giffey décida de porter les aventures de ce personnage hors du commun dans des histoires éditées par la S.P.E. (Société Parisienne d’Editions). Vidocq ?… il connaîtra divers dessinateurs –toujours d’anciennes « pointures » de la BD française- et sera dessiné par André Galland après la seconde guerre mondiale. Dès 1967, sous forme de petits formats, Brantonne prendra le relais. Début des années 70, il paraîtra –sous le très bon graphisme de Daniel Billon- dans le journal « Télé Gadget ». Les histoires dessinées par Billon sont d’ailleurs basées sur les feuilletons télé de l’époque. Vidocq ?… il est ici repris par Hans G. Kresse (les Peaux-Rouges, Eric l’homme du Nord). Et je dois dire que c’est quand même pas mal réalisé. Kresse travaille un beau trait réaliste, précis, net et bien lisible. Il met surtout l’accent sur les personnages, leurs réactions ; travaillant plutôt des cases « d’ambiances » que fouillées. N’empêche, ses décors et arrière-plans font vraiment bien ressortir ce début des années 1800. Ce Vidocq, l’air de rien, est quand même une « brique » (un peu comme « Anne de la jungle » de Pratt) brochée et reprend l’histoire du roman initial d’ Arthur Bernède. Et depuis lors ?… ben… plus rien. C’est quand même curieux pour un personnage dont le nom est encore dans de très nombreuses mémoires. Mais c’est comme ça.

25/01/2009 (modifier)