Blue (Humanos)
Une cité close, où le soleil ne luit jamais. Un mur colossal, gardé par de farouches guerriers, ceint la ville où différents clans s'affrontent pour avoir la suprématie.
Adaptations de romans en BD Derrière les murs Les années Métal Hurlant Romans de science-fiction adaptés en BD
Une cité close, où le soleil ne luit jamais. Un mur colossal, gardé par de farouches guerriers, ceint la ville où différents clans s'affrontent pour avoir la suprématie. Blue, le chef des Patineurs, n'a qu'une obsession : franchir ce mur qui les emprisonne. Même si c'est au prix d'une alliance avec les autres clans. Mais ce qu'il y a au-delà du mur vaut-il la peine de consacrer tant d'efforts à la découverte de ce territoire caché ?
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| Date de parution | Juin 1985 |
| Statut histoire | Une histoire par tome 2 tomes parus |
Les avis
Au hasard d'un certain site de vente en ligne, je suis tombé sur cette bande. Les couvertures ont électrisé mon regard et j'ai craqué. Alors qu'est ce que ça vaut? Blue est une bande appartenant au genre SF post apo, réalisée en 85 et 87 par deux jeunes auteurs. On les sent complètement passionnés par ce premier pied dans la bande dessinée. Le style visuel m'a épaté. C'est un cocktail de plein d'influences. Un des personnages ressemble à Robert Smith. L'ambiance générale fait penser à des mangas comme Cobra ou Ken le survivant. Les décors et les voitures sont sublimes tandis que les corps et les visages sont... Aléatoires. Parfois très beau et parfois dessinés en dépit du bon sens niveau proportions. Le dessinateur a du mal à dessiner le mouvement. Les personnages de loin sont moches. Les coupes de cheveux sont ultra kitch. Et pourtant on décèle l'influence de Klimt pour dessiner les visages, un peu comme dans Slaine. Et pourtant il y a ce travail sur les tons de couleurs bleu et violet qui crée à lui tout seul tout un univers. Qui nous plonge dans une ambiance barbare faisant penser aux Guerriers de la nuit de Walter Hill... Le scénario a été la bonne surprise. Je m'attendais à un navet de série Z mais on est plus sur de la série B ambiance fin du monde avec quelques touches de fun. Bon je m'arrête là. J'ai adoré découvrir cette petite pépite qui a plein de défauts mais un charme unique. Avec cette impression d'être un archéologue dénichant un pur artefact des années 80.
C'est de la SF violente et érotique dans un monde post-atomique sinistre et désolé, peuplé de personnages étranges et disparates. Cet univers baroque, oppressant et obscur, où la violence et la survie font partie du quotidien, est mis en valeur par un dessin réaliste original et contrasté, dominé par la couleur bleue. C'est tout à fait typique d'une époque Métal Hurlant des années 80, époque où je découvre cette bande dans ce journal. Ce n'est pas du tout le genre d'univers qui m'attire, mais c'est bourré d'idées, malgré le fait que ce soit une succession de séquences sans trop de lien. D'un autre côté, ça ne m'étonne pas de la part de Joël Houssin, auteur des romans Dobermann et auteur du scénario du film Dobermann en 1997, dans lequel il a injecté des éléments identiques (des bandes de types déjantés qui commettent des actes violents) ; bref, c'est de ce style dans cette Bd, c'est très approximatif et incohérent, sans lien ferme, comme le film... mais ça peut plaire à un certain public adepte de sensations fortes.
Voilà une BD résolument ancrée dans les années 80, ambiance Métal Hurlant. Dessin aux couleurs esthétisantes, à grands renforts de bleus et de violets. Ce n'est pas de l'aérographe mais on n’en est pas loin. Quant au trait, il est correct et assez travaillé pour les décors, véhicules et costumes. Mais il présente trop d'erreurs d'anatomie et de visages changeants pour que je puisse le considérer comme vraiment maîtrisé. L'histoire, c'est de la SF de série B. Nous y sommes placés dans une cité ghetto où s'entretuent des clans aux looks résolument prononcés : skins, punks, patineurs, musulmans, etc. Ambiance à la Mad-Max sans avoir d'information qui puisse expliquer ce back-ground violent et proche du post-apocalyptique. Et ces clans vont s'allier, tous ou presque, pour passer les défenses et gravir le mur mystérieux qui leur permettrait de sortir de leur ville prison. Bastons, violence, trahisons, vengeances. Le tout est raconté de manière médiocre, avec une narration décousue ou approximative, où le texte narratif est souvent indispensable pour bien comprendre ce qu'il se passe. Quant au déroulement de l'intrigue, il est prévisible et n'amène qu'à une fin en queue de poisson. Bref, c'est très moyen, mais assez représentatif d'un état d'esprit des années 80 en terme de graphisme et de récit de SF "adulte".
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