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Le Sang des Voyous

Note: 3.44/5
(3.44/5 pour 9 avis)

Il les tua tous. Les pistolets sautaient dans ses mains comme des bêtes enragées et des fragments d'os volaient à travers la fumée. Les douilles de cuivres rebondissaient sur le carrelage et les jumelles hurlaient de terreur tandis que le sang des voyous éclaboussait leurs robes jaunes. Même quand ses armes furent vides, Louis continua de tirer.


Tueurs à gages

Louis est un tueur. Truand, voyou, malfrat, il a fait mourir un grand nombre d’hommes, souvent sur commande, pour les besoin de ses coupables activités, tant en métropole que dans les colonies indochinoises de la France. Mais aujourd’hui, Louis est aussi tueur à l’agonie. Une maladie mortelle est en train de ronger ses dernières forces. Alors, avant de disparaître, Louis entreprend, titubant, de repartir sur les traces de sa propre histoire, pour régler ses comptes les armes à la main. C’est la dérive sanglante d’un moribond que raconte Le Sang des Voyous.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Août 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Sang des Voyous
Les notes (9)
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08/10/2006 | Da Rocha
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Par Yann135
Note: 4/5
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Je ne savais rien sur cette BD sinon que Paco avait été dithyrambique sur celle-ci en mettant une note 4 étoiles. Et comme il est assez avare d’une telle mention, impossible donc de passer à côté de cet album. Je me suis donc procuré celui-ci les yeux fermés. A réception de cet album, ma première réaction a été la surprise. Les planches ne sont globalement remplies que par 3/4 cases. Nous sommes loin des standards habituels. Au-delà de cet étonnement visuel, je me suis plongé dans le récit. En apnée tellement c’est sordide. Nous voilà embarqué dans l’ultime périple sanguinaire d’un tueur à gages en phase terminale qui est bien déterminé à solder les comptes avant d’aller vers le cimetière. Accrochez votre ceinture, ça décoiffe les amis ! C’est ultra brutal. Voilà un album d’une violence extrême. La voix off est omniprésente. Peu/pas de dialogue. Le rythme est lent, presque ennuyeux mais ne rêvez pas, il n’y aura aucune pause. Si vous commencez la lecture de cet album, vous ne pourrez plus le lâcher avant de connaitre le dénouement même si par moment cette noirceur latente est insoutenable. Le graphisme n’est pas ma tasse thé, trop anguleux mais au final, c’est bien ce trait bien épais particulier de Loustal qu’il fallait pour raconter une telle histoire. Les couleurs sont ajustées à l’ambiance austère et glaciale du récit. Je me suis régalé à suivre l’ultime voyage de Louis, individu sans moral, sans aucun scrupule, n’épargnant personne sur son passage. Ça éclabousse bien évidemment mais cet album ravira les aficionados du genre.

19/11/2020 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 3/5
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Y a pas à dire, elle en jette sévère cette BD! On y suit le périple sanguinaire d'un tueur à gages malade en phase terminale, bien décidé à régler ses comptes avant de mourir. Faut s'accrocher car c'est noir, violent, dur et sans concessions. Tout y est triste, voire répugnant (la fin) A savoir aussi, qu'il n'y a pratiquement aucun dialogue entre les protagonistes, la voix off étant omniprésente mais impossible de lâcher avant le final. Les dessins ne sont pas ce que je préfère mais ça passe bien pour ce style d'écriture. Niveau ambiance, on est très proche de JP Melville, Verneuil, Scorsese,... A lire pour les amateurs de polar glacial!

08/06/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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Voilà un polar noir qui vous scotche et vous plante comme un coup de lame vif et sec. Très loin d'être un adepte du coup de crayon si caractéristique de Loustal, j'avoue avoir été embarqué par le récit de Philippe Paringaux... et du coup j'ai plongé dans le graphisme. Un dessin un peu "maladroit", nerveux, sec (comme notre tueur), des couleurs très contrastées sur un dessin très sombre. Loustal nous gratifie de quelques planches pleine page vraiment magnifiques. Résultat : un rendu graphique très particulier mais qui colle parfaitement à ce récit d'une rare noirceur. Car voilà un Petit Poucet bien taciturne. En suivant ses douilles et les corps qu'il laisse, nous emboitons le pas de Louis, un truand en fin de vie, qui part à la recherche de sa fille... Et mieux vaut ne pas croiser son chemin. On est plutôt dans une configuration billet Aller simple, qu' "aller-retour"... L'ecriture de Paringaux est assez remarquable, toute en économie, mais d'une grande efficacité. Comme tout bon assassin, somme toute... Amateurs de polars noirs sans concessions, ne passez pas à côté de cette BD !

02/04/2010 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
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Je connaissais le travail de Loustal, son style inimitable que l'on reconnait au simple coup d'oeil mais c'est la première fois que je lis une de ses bande-dessinées. C'est un polar noir, très noir qu'illustre Loustal. Bien que peu adepte de ce style de dessin, je m'y suis habitué au fil des pages et les grandes planches sont sublimes. Peu de dialogues dans cette aventure mais de longs récitatifs. Nous sommes plongés dans l'univers sombre des malfrats des années 50 à travers le portrait d'un tueur, en phase terminale, mais qui flingue à tout va. Ce récit m'a donné envie de découvrir d'autres oeuvres de cet auteur qui, avec Paringaux, a signé d'autres albums. Une bonne surprise pour moi, donc.

20/12/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Un album dont la notation serait de 3,5/5 pour moi... En effet j'aime bien ce que fait Jacques de Loustal, ses albums sont souvent des trucs à part, soigneusement choisis. Ici il s'associe à nouveau avec Paringaux, l'un de ses scénaristes fétiches. Ensemble ils nous livrent un polar noir, oppressant. L'écriture de Paringaux est sèche, serrée, économe comme son personnage principal. L'histoire est noire, désespérée, sans répit ni rémission, comme le cancer qui le ronge... Côté dessin, Loustal assure, comme toujours, même dans un registre moins léger que ses productions habituelles. C'est un polar angoissant, assez prenant même si on est quand même loin du chef d'oeuvre.

10/09/2007 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5

Les albums de Loustal que je préfère sont toujours ceux qu'il fait en collaboration avec Paringaux. Depuis Barney et la note bleue, les deux auteurs se sont toujours complétés à merveille et nous ont offert ce qui se fait de mieux en matière de polar en BD. La poésie et les métaphores du texte en voix off guide celle des dessins et développe un univers de paumés glauque et moite tellement dense qu'il prend aux tripes. "Le sang des voyous" est le plus noir des albums du tandem, mais la narration et la correspondance entre texte et image reste toujours des plus efficace. On en redemande !

13/06/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un album dont le postulat est assez noir et désespérant... Le thème ?... un ancien tueur est à l'agonie. Hospitalisé, et grâce à une infirmière, il quitte l'établissement. Il récupère ses deux flingues, liquide la bande pour laquelle il a jadis travaillé, part pour le Sud en espérant revoir une dernière fois sa fille. Mais elle s'est enfuie avec un proxénète. Va falloir liquider ce salopard avant de crever !... Une BD ?... non, plutôt un roman dessiné ; une sorte d'histoire récitative où le textuel est plus important que les dialogues. Avec une grande économie de mots -comme toujours- Paringaux arrive pourtant à poser un regard, un vrai, au lieu de s'éparpiller en éventuels dialogues futiles ou superflus. Loustral, lui, y va du style graphique assez pictural qui lui est propre. Son art de la composition, de la mise en page, ses couleurs aussi, apportent une justesse de ton pour cette véritable descente aux enfers qu'il m'a été donnée de lire. J'avoue ne pas trop adhérer au trait du dessinateur, mais ça ne m'a pas empêché de déguster ces 72 pages en m'accrochant à Louis et au filet de vie qui lui reste... Je cote un 3,5/5.

30/01/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5

Je ne suis pas un grand fan du polar en BD, mais sur les conseils de plusieurs personnes, je me suis décidé à acheter ce beau livre. Cette histoire est particulièrement glauque et respecte donc très bien les codes du polar à la française. Les auteurs ont choisi de s’attarder sur la psychologie d’un tueur professionnel et c’est plutôt bien fait. Le type de narration est intéressant puisque le scénariste Paringaux nous fait partager dans des récitatifs abondants les impressions du tueur. Cet homme est totalement désabusé, il agit mécaniquement, de manière implacable, presque comme un robot. On a par moment l’impression qu’il n’a aucune humanité. Les auteurs choisissent cependant de le montrer malade, tuberculeux, sans doute pour essayer de l’humaniser un peu. Le scénario est bien mené et on ne décroche à aucun moment, mais il est peut-être un peu trop sordide, à mon goût. Enfin, les amateurs de polar très noir ne seront pas déçus. Au dessin, je n’aime pas trop le style de Loustal, un peu trop dur, les personnages m’ont un peu rebuté. Mais il faut reconnaître qu’il convient parfaitement bien à l’histoire. En définitive, un bon livre qui ravira les amateurs du genre, quant aux autres…

28/12/2006 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 3/5

Polar plutôt violent, "Le Sang des Voyous" est donc la dernière collaboration en date entre Jacques de Loustal et Philippe Paringaux. Loustal que j'ai rencontré lors de l'édition 2006 du Festival de Solliès-Ville m'avait confié que "Le Sang des Voyous" était sa bande dessinée la plus noire. Et bien, je confirme. Sans vouloir plagier l'un de nos chanteurs bien connus : "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir...". L'histoire scénarisée par Philippe Paringaux nous raconte la dérive sanglante d’un tueur à gage moribond à la recherche de sa fille perdue de vue nombre d'années auparavant. Au cours de son périple, il n'hésitera pas à solder quelques ardoises laissées en suspend. La narration de ce thriller est assez particulière. Les dialogues sont réduits au minimum tandis que des encadrés de textes viennent plonger le lecteur dans l'esprit et les sensations du personnage central. L'atmosphère glauque distillée tout au long des planches de l'album s'en trouve ainsi renforcée. Coté dessins, je ne suis pas de prime abord un grand fan de ce style graphique, aussi il m'a fallu un moment avant de m'y faire. Loustal a choisi d'illustrer le récit par un trait plutôt dur et froid à l'image de son "héros". Les décors sont très épurés, parfois sommaires, même si certains plans de paysages m'ont réellement emballé, notamment grâce à une mise en couleur des plus réussies. Une bande dessinée qui vous captivera jusqu’à son terme.

08/10/2006 (modifier)