Pretty Face (Puritifeisu)

Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)

Que se passerait-il si vous, jeune karatéka viril, vous vous retrouviez dans la peau de celle que vous aimez ?


Comédies romantiques Gender bender Pantsu ou Shonen Harem Shonen Shueisha Tonkam

Que se passerait-il si vous, jeune karatéka viril, vous vous retrouviez dans la peau de celle que vous aimez ? C'est ce qui arrive à Masashi Rando, élève en troisième année du lycée Seiko. Un accident de car le rend complètement méconnaissable. Son visage est remodelé par Manabé, un jeune chirurgien, à partir d'une photo que Masashi portait sur lui. Seulement la photo en question est celle du Rina Kurimi, la lycéenne que Masashi aime en secret. Masashi décide de tout remettre dans l'ordre, mais toute trace de lui a disparu : parents partis, pas de présence sur les photos de classe. Pire : Rina la prend pour sa soeur jumelle, Yuna, disparue deux ans plus tôt. Masashi décide de jouer le jeu et de feindre l'amnésie, afin de rester en permanence auprès de son aimée... Mais comment va-t-il faire pour "rester" une fille ?

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Juillet 2006
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus

Couverture de la série Pretty Face © Tonkam 2006
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)
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25/08/2006 | Spooky
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Par xenofab00
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Pretty Face est une petite bd que j’ai lu il y a peu, et j’avoue être légèrement embêté, car précisément, je me suis bien marré, et pas qu’un peu. Dans cette comédie sentimentale, qui relève plus du joyeux foutoir (^.^), l’auteur nous place dans une situation initiale assez légère et improbable, et qui enchaîne les invraisemblances dans son traitement. Pourtant, à partir de cette base où les éléments crédibles sont aussi rares que neige au soleil, il parvient à créer des situations qui, en plus d’être assez originales sur la forme, sont tout simplement euh... HILARANTES. Et on finit par se dire qu’en fait, la crédibilité, on s’en fout un peu dans ce type de récit, tant que ça peut aider à rehausser l’humour. Le problème, c’est que par la suite, l’auteur continue sur les éléments abracadabrants (dans un univers japonais urbain relativement normal), donnant l’impression d’enchaîner facilité sur facilité pour mener son histoire un peu où il veut d’un coup de baguette magique (surtout dans les débuts, et vers la fin). De même, l’ensemble est très... convenu, particulièrement dans les derniers chapitres, ce qui rend certains événements bien peu palpitants, en plus de questionner sérieusement le lecteur sur le bien-fondé de ceux-ci (même si je n’ai rien de méchant contre cette fin, qui bien qu’ouverte, permet au moins de donner une continuité à l’atmosphère sympathique de l’histoire). D’aucuns diront que la marge de manoeuvre accordée à la pertinence discutable du récit dans ce type d’oeuvre à ses limites, mais que voulez-vous quand on accroche à l’humour et au délire ambiant, on passe outre, et je dirais même qu’on prend un sacré plaisir, tout en comprenant parfaitement les critiques que peut recevoir l’oeuvre -en y adhérant pour la plupart même-. Et puis, fondamentalement, niveau cohérence et logique on a vu pire dans le même genre, ce qui n’est pas une excuse certes. Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est le postulat extrêmement léger et sans prétention de ce manga, qui n’a pour but que divertir de la manière la plus rafraîchissante et pétillante qui soit. Dans cette optique précise, cette série reste une belle réussite en soi. Le petit nombre de tomes peut aussi être considéré comme un point fort, les comédies de ce type ayant la fâcheuse tendance à s’essouffler assez vite en général. Pour ce qui est de passer outre les multiples défauts, je dirais que c’est peut-être ça la définition d’un coup de coeur, ça ne s’explique pas totalement, mais une chose est sûre, on tombe sous le charme. Foncièrement, ma note serait de 3.5, et je reconnais volontiers avoir eu du mal à me décider entre le 3 et le 4 (d’ailleurs je me tâte encore...). Dans un élan fanboyesque, j’ai finalement opté pour le second choix, peut-être, je le reconnais, pour remonter un peu la côte malmenée de cette série.

27/03/2008 (MAJ le 27/03/2008) (modifier)