Léo Cassebonbons

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Mais qu’est ce qu’ils ont tous à s’énerver comme ça ? Ils sont vraiment mal-luné ou quoi ?! Pour Léo, petit garçon à l’imagination débordante, ce ne peut être que la malédiction du Croqueur de Lune, ce monstre qui revient périodiquement manger des morceaux de lune.


Académie des Beaux-Arts de Tournai Albums jeunesse : 6 à 10 ans Petit à Petit

Léo est parfois pénible, usant. Il pose des questions délicates, embarrassantes. C'est un "casse-bonbons", un vrai, un de ceux qui remettraient en question toute une éducation ! Mais à six ans, le mystère plane autour des Grandes questions existentielles parmi lesquelles les choux occupent une place stratégique. Ajoutez à cela la venue imminente d'une petite soeur, une tante mangeuse de ballon, un père qui se prend pour Jeanne d'Arc et une mère ventriloque. Il y a de quoi être perturbé, non ? .

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2003
Statut histoire Série en cours 5 tomes parus
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série Léo Cassebonbons
Les notes (2)
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24/09/2008 | Tetsuo
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Pas mal, cette série destinée aux jeunes lecteurs. Tout d’abord, derrière ses allures enfantines se cache systématiquement un message plus subtil. De l’arrivée d’un enfant (avec la grande question : comment on fait les bébés ?) aux bonnes raisons qu’il y a d’obéir aux parents en passant par la peur du noir, François Duprat aborde des thèmes universels sous un angle original. Léo est un petit casse-pied (comme son nom l’indique) mais son bon cœur le rend finalement sympathique. Ses parents ne sont pas des modèles mais essayent tout simplement de garder l’église au milieu du village. C’est simple, frais, amusant, et cette volonté de ne pas créer une famille modèle sans non plus tomber dans le travers inverse est des plus louables. On retrouve des préoccupations très actuelles comme la recherche de travail ou la fatigue chez les jeunes parents (et les nerfs à vifs qui en découlent). Le format, ensuite, garantit une lecture aisée sans tomber dans la facilité. On se retrouve face à du « 30 planches » composées généralement de 6 cases. Ca se lit vite mais les dialogues ne sont pas oubliés. L’équilibre entre humour, aventure et message éducatif est maitrisé. Enfin, le dessin de l’auteur, sans sortir du lot, convient bien à ce type de bd. C’est rond, très lisible. Les décors vont à l’essentiel sans être oubliés. Les personnages sont facilement identifiables. Le genre de série méconnue mais de qualité dont je ne peux que conseiller la lecture aux enfants (et même à leurs parents). NB : les tomes 2 et 3 forment une histoire complète tandis que les autres tomes peuvent se lire indépendamment.

07/10/2013 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 3/5

Pour commencer, signalons l'agencement bizarre des tomes : à la fin du tome 2, on nous annonce une suite dans le tome 3 Le croqueur de lune (qui sort en octobre d'ailleurs), et le tome 3 paru Mon trésor est en fait un espèce de hors-série. Cet album est une commande de la ville de Rouen sur le thème du respect de l'autre, de son corps et de l'égalité hommes/femmes. De même, le quatrième tome coïncida avec la sortie du film Demandez la permission aux enfants ! et de ce fait ressemble également à un hors-série. L’esprit de la série est respecté mais on perd la trame des 2 premiers et je trouve d'ailleurs que les 2 derniers tomes sont un peu moins bons, dans un sens moralisateur et voulant développer un message... L'histoire met en scène un enfant de 8 ans, Léo, qui se pose énormément de questions sur la vie. Il ne comprend pas tout ce qu’on lui explique, ce qui engendre des quiproquos amenant ainsi pas mal d’humour. Mais à travers la naïveté de son personnage, Duprat traite d’une foule de problèmes que chacun vit au quotidien. Les parents sont un peu paumés, ils doivent gérés l’éducation de leurs enfants et concilier leur vie de couple. L’auteur croque à mon sens parfaitement ces petits instants d’enfance, entre joie partagée et moment de grande fatigue (Léo qui appelle ses parents dix fois la nuit car il a peur du noir…). Il pose un regard réaliste sur l’enfance, loin d’idéaliser cette étape. Il relate son histoire avec beaucoup de justesse. La Duprat-touch dans le dessin est clairement identifiable et colle parfaitement à ce genre de récit, entre humour et récit de la vie courante. Son style est sympathique, semi-réaliste, avec des yeux parfois bizarrement reproduit. A lire au moins les deux premiers (le troisième est dispensable ou à lire à part) pour la fraicheur du ton et la bonne humeur !

24/09/2008 (modifier)