L'Amour est une protéine

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 6 avis)

Du rire aux larmes, 7 histoires courtes très différentes dans ce manhwa épicé.


Manhwa

L'Amour est une proténe, premier récit de ce recueil, nous plonge dans l'univers bien particulier de Choi Kyu Sok où un coq géant n'a d'autre choix que de vendre son poussin de fils à trois colocataires affamés. Cacaman, un jeune handicapé friande de coca, est victime de l'innocence, de l'imagination et de la cruauté de ses camarades de jeu. Finalement, le monde de Choi Kyu Sok n'est pas si différent du nôtre, il n'en est que le miroir déformant, la critique noire et sarcastique. Ainsi, dans Dinosaure Dooly, la vengeance est rentable et médiatique, dans Léviathan, le bonheur universel n'est que question d'absence de liberté et dans Ma Décision, le combat social n'est pas si différent du combat individuel. Ce recueil se termine en apothéose avec Aiguille de pin, une réflexion sur le maintien de l'ordre social. . Texte : Casterman

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2006
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru

Couverture de la série L'Amour est une protéine © Casterman 2006
Les notes
Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 6 avis)
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19/07/2006 | ArzaK
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Par Miranda
Note: 1/5
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Mon dieu que d’ennui ! Mon dieu que d’absurdité ! Mon dieu je crois, - que moi athée, - je préfère encore me taper la bible en long, en large, en travers et même à l’envers s’il le faut. Les histoires sont soit trop absurdes, soit trop molles, quand ne c’est pas les deux à la fois. Elles n’ont ni queue ni tête, et celles qui ont la chance d’avoir une tête n’ont pas de queue… ah ah ah ! Mais non je ne parle pas de zizi, remarquez ça aurait été plus intéressant, ah ah ah ! Même le titre ne veut pas dire grand-chose, je me demande si l’auteur sait où il veut en venir, enfin chacun ses fantasmes, ah ah ah ! Les différents styles graphiques sont intéressants et certains assez beaux et… euh… ben c’est tout.

30/05/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Cette BD est un recueil de 6 récits hétérogènes sur tous les points. Ils n'ont en commun que leur auteur. La notation est une moyenne, il y a du bon et du moins bon. Globalement, j'ai apprécié le cynisme de ces histoires. Arzak résume bien les différents récits. Il y a un petit septième qui est plutôt anecdotique. L'auteur a la particularité de ne pas avoir un style graphique figé. Il se révèle globalement très doué quelques soient ses choix et la colorisation (N&B ou couleur). C'est une belle découverte qui me donne envie d'expérimenter d'autres mangas.

04/02/2010 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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Curieux recueil que celui-ci ! Curieux, car les 6 courtes histoires qui forment cet opus n'ont pas vraiment de fil conducteur, si ce n'est un cynisme et une certaine cruauté humaine. Je regrette quand même l'inégalité flagrante entre ces récits : si certains sont d'une narration tout à fait fluide, certaines restent confuses, et les références culturelles absconses. Dommage car le coup de patte de Choi Kyu-sok est admirable. De plus il sait adapter son style à ses histoires, en jouant sur la colorisation ou non, la finesse et l'énergie de son trait, etc. Reste au final un recueil inégal qui mérite quand même notre attention, essentiellement pour ses qualités graphiques.

26/09/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un opus composé de six nouvelles mises en scène par l'auteur des Nouilles Tchajang. Et ça débute par un livreur -un coq !- qui apporte son fils -rôti- à trois convives. Odieux, non ?... Une très bonne petite farce macabre comme "mise en bouche" !... Drôle -si je peux dire- de recueil, qui porte des questions sur les relations entre les hommes et cette société coréenne qui devient de plus en plus métallique ; qui perd son âme. Un "manga coréen" dont je n'ai peut-être pas compris tout l'esprit. Mais je m'y essaie...

31/03/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Difficile de noter ce manhwa, dans la mesure où les histoires présentées sont très différentes, aussi bien graphiquement que scénaristiquement. Pour ma part, j'ai trouvé que la plupart de ces histoires son bien cruelles... Que l'on soit un homme moderne, un homme de la préhistoire, un poussin, la vie n'est pas tendre avec nous... "Cocaman" est peut-être la plus aboutie, dans son aspect farce macabre, dans ce qu'elle nous montre de la cruauté de l'enfance face à moins intelligent que soi. En tous les cas, que l'on aime ou pas les histoires, le dessin, lui, est très beau. Choi Kyu-Sok est indubitablement très doué. Ses personnages ont des proportions très justes, des attitudes naturelles : il fait mouche. Ma préférée à cet égard est la première nouvelle, qui donne son nom au recueil. Son poulet est magnifique ! Pour résumer, c'est un recueil hétéroclite, parfois abstrus, parfois limpide, mais dont certaines histoires ne laisseront pas indifférent(e), d'autant plus que le dessin est réussi.

16/03/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

« L’amour est une protéine » est un recueil qui part dans tous les sens, sans aucune unité particulière. Même le registre graphique est radicalement différent d’une histoire à l’autre. D’autant que l’auteur cosigne parfois le dessin avec d’autres dessinateurs. 6 histoires, 6 visions différentes. La première, « L’amour est une protéine » est une farce macabre un peu absurde. Amusante mais très (trop ?) légère. « Cocaman », la deuxième histoire est peut-être la meilleure, la plus noire, la plus sombre, elle montre la manière dont un jeune handicapé mental devient le jouet d’un enfant plus jeune que lui. La présence de « Dinosaure Dooly » dans ce recueil est, à mon sens, une véritable erreur de la part de l’éditeur français. C’est une histoire qui fait entièrement référence à une autre oeuvre très connue en Corée et tout à fait inconnue chez nous. On passe littéralement à côté. « Léviathan » est une courte nouvelle illustrée allégorique qui prend la forme du conte d’antan pour dénoncer la technologie d’aujourd’hui. Diablement efficace et visuellement très réussi. « Ma décision » est une histoire hautement psychologique, un peu déroutante au début, mais au final très juste. « Aiguille de pin » nous plonge dans un univers graphique à la Taniguchi et traite de manière très sérieusement du phénomène religieux dans une tribu. "La bal masqué" est une belle petite farce vite griffonnée, aux consonances métaphysique et sociales bien pensées. Difficile de donner un avis général sur ce recueil, il y a au moins deux histoires qui mériteraient à elles seules cinq étoiles. Mais tout n’est malheureusement pas du même niveau…

19/07/2006 (modifier)