Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Une épaisse couche de sentiments

Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)

Le monde inhumain des ressources humaines...


Expresso Monde de l'entreprise

Précis de management. Stanislas Réveillère est DRH d'une entreprise florissante et soumise aux lois du marché. Lois qui pointent justement un bilan comptable huileux. C'est signe que Stanislas doit agir et vite. Il licencie d'abord deux femmes de ménage. Du menu fretin pour lui, pas même syndiquées ! Il forme une jeune recrue. Romain, qui assiste aux entretiens. Il a une technique bien rodée pour signifier un licenciement, qu'il est particulièrement fier de transmettre à Romain. Il exécute sa tâche sans pitié ni remord, pour un travail net et sans bavure. Si ce n'est que le destin va le rattraper. Sa mère qu'il n'a pas vue depuis quelques années se meurt dans une ordinairement triste maison de retraite. Malgré un agenda overbooké, il décide de la voir une dernière fois, sans se douter des révélations qu'elle va lui faire et qui vont changer sa vie. Peut-être. . texte : Dupuis

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Mars 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Une épaisse couche de sentiments
Les notes (5)
Cliquez pour lire les avis

09/03/2006 | ArzaK
Modifier


Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Une épaisse couche de sentiment est une bd qui pastiche le monde des DRH des entreprises. On y découvre des êtres dénués de tout sentiment humain qui s'amusent à licencier le plus de monde possible pour faire plaisir aux actionnaires. Est-ce que cela reflète la réalité des DRH des sociétés en général ? C'est un peu facile de leur attribuer le mauvais rôle avec une telle dose de mauvaise foi entre méchanceté et immoralité. Souvent, ceux qui sont recrutés pour effectuer ce travail délicat sont justement dotés de qualités humaines irréprochables. Pour autant, force est de constater que la réalité dépasse souvent la fiction... Certes, ils embauchent et ils licencient pour des motifs valables. De nos jours, l'arsenal législatif à travers le Code du Travail est plutôt contraignant pour les entreprises. Bien sûr, il y aura toujours l'exception qui confirme la règle et des brebis galeuses ici et là. Le monde inhumain des ressources humaines est assez bien retranscrit. Il y a effectivement une épaisse couche de sentiments. On fait croire qu'on est sensible à l'autre mais en réalité , on ne regarde que sa propre carrière pour progresser. On tire à vue avec du sang sur les mains. Cependant, le milieu est feutré et tout est dans l'art du langage et des justifications stériles. Le portrait de l'entreprise est caricatural et manichéen. Cependant, il s'agit pour les auteurs de faire passer un message même s'il est cruel. Il sera entendu.

25/01/2010 (MAJ le 10/02/2013) (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Ce one shot est une sorte de suite à l'excellent Vider la corbeille. Mais le charme agit moins. Le récit est ici plus direct, allant du cynisme à l'humour noir. Le scénario est implacable dans sa construction. La corporation des RH en prend pour son compte. C'est plaisant à lire mais il manque le petit plus qui aurait pu faire sortir cette BD de la masse. Le dessin y est peut-être un peu trop simpliste ou du moins il manque de personnalité à mon goût. Je conseille vivement la lecture de Vider la corbeille dans un premier temps puis celle ci en cas d'intérêt pour le premier cité.

06/11/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un album qui cible bien les nombreux travers journaliers de notre société actuelle. Dans le cas présent, c'est la fonction de Directeur des Ressources Humaines -au sein d'une entreprise soumise aux lois implacables du marché- qui est prise pour cible. Une lecture attirante, jubilatoire même, pour tout amateur d'humour "méchant". Va donc pour le textuel. Mais : dommage -personnellement- pour le dessin... Désolé, je n'accroche pas. Un trait simplifié ne veut pas dire simplissime. Les "décors" et arrière-plans ne me donnent pas une ambiance sur laquelle j'escomptais. Peut-être est-ce cela un graphisme "nouvelle tendance" ? Dans ce cas, je préfère rester avec ma bonne vieille "ligne claire". Dommage, le scénario était bien ficelé. Je cote "3", mais c'est tout juste.

20/01/2007 (modifier)
Par Quentin
Note: 3/5

«Une épaisse couche de sentiments» revient sur le thème du «monde inhumain des ressources humaines», un sujet que les auteurs avaient brillamment abordé dans un autre album qui m’avait enthousiasmé (Vider la corbeille). Je suis cependant beaucoup moins convaincu par le présent album que je trouve un peu lourd, beaucoup moins drôle, et surtout moins crédible. Mais le sujet reste des plus intéressants, très peu exploité en BD, et traité avec un cynisme caustique jubilatoire.

20/04/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

Le Gnaedig est bien celui qui a officié comme directeur éditorial chez Dupuis pendant plusieurs années avant de quitter la maison l’année dernière pour refonder Futuropolis. C’est marrant d’attendre d’être sorti de la boite pour enfin publier un album chez Dupuis. D’autant que le style de Gnaedig et le thème de cette bd rentre pleinement dans la ligne de la collection Expresso. C’est une comédie dramatique sociale très sarcastique, qui nous dépeint un monde de l’entreprise assez impitoyable. Si je ne suis pas plus enthousiaste, c’est que je trouve peut-être le trait un peu trop forcé. Pas celui de Gnaedig, dont la belle simplicité graphique est efficace, mais « le trait » du scénariste, qui ne laisse vraiment aucune miette d’humanité à ses personnages. Ce qui fait perdre, à mes yeux, un peu de crédibilité et vraisemblance à un récit dont on est en droit de réclamer une certaine vérité presque documentaire. Bref, dans le genre, ça n’a pas la justesse d’un film comme « Ressources humaines »… Très bon album tout de même.

09/03/2006 (modifier)