Dortmunder

Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)

Années 1970, John Dortmunder, cambrioleur malchanceux, prépare son prochain gros coup.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Adaptations de romans en BD Policier, mais drôle Voleurs et cambrioleurs [USA] - Nord Est

Il réunit une bande de braqueurs pour préparer le vol d'une banque de Main Street qui a temporairement déménagé dans un mobile home. Pour s'emparer du magot, Dortmunder n'a qu'à neutraliser les agents de sécurité, à mettre sur roues la « banque » mobile et à s'enfuir. Tout ça serait simple si notre héros n'avait pas la poisse... Car bien sûr, avec Dortmunder, les choses dégénèrent toujours très vite...

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Avril 2026
Statut histoire Une histoire par tome 1 tome paru

Couverture de la série Dortmunder © Dupuis 2026
Les notes
Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

07/04/2026 | Ro
Modifier


Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Série découverte au hasard des conseils de mon libraire, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant cette bande dessinée. Tout de suite, j'ai été séduit par l'atmosphère des années 70, très bien retranscrite, et du film de casse typique, de L'Or se barre (l'ancêtre de Braquage à l'italienne, avec Michael Caine) aux incontournables Ocean's. Encore que le film auquel il me fait probablement le plus penser est assez méconnu, et pourtant excellent : Un Hold-up extraordinaire (avec Shirley MacLaine et encore Michael Caine). On retrouve la même idée du braquage parfait sur le papier, qui se heurte à la réalité des choses et se révèle moins flamboyant que prévu. Sans jamais basculer dans la farce, Bank Shot nous offre un scénario plein d'ironie et de mordant. Les échanges entre les personnages sont toujours pleins de verve, tout comme un scénario qui s'amuse à les malmener, mais toujours d'une façon crédible. On n'est jamais dans la surenchère qui vise à épater le lecteur ou à le surprendre à tout prix. On assiste plutôt à un enchaînement malheureux de situations dont la logique implacable fait inévitablement sourire. Westlake et à sa suite, Headline parviennent à faire avancer le récit par petites touches, rajoutant toujours le petit grain de sable dans une machine apparemment bien rôdée comme une cerise sur le gâteau. C'est tout à fait réjouissant, d'autant que la narration bénéficie d'une fluidité absolue de lecture. On ne se perd jamais dans les nombreux personnages et les péripéties mouvementées, même s'il faut être attentif à tous les détails. Le graphisme faussement brouillon de Jesus Alonso Iglesias sert totalement le récit en ce sens. Cela fourmille de détails en tous sens, de cadrages judicieux, de trognes bien croquées. Finalement, mon seul regret est l'absence de véritable conclusion. À la fin, les personnages repartent chacun de leur côté sans que le petit pied de nez typique des films de braquage ou qu'un petit twist cruel vienne parachever l'œuvre. À mon sens, ça manque un peu car la fin manque alors singulièrement de saveur. Qu'importe, plus que la destination, on comprend que c'était le voyage l'essentiel, et celui-ci s'est révélé particulièrement jouissif !

29/05/2026 (modifier)