Blatta
L’humanité a vaincu la mort, mais à quel prix ?
Auteurs italiens Les petits éditeurs indépendants Nouveautés BD, comics et manga
Face à la surpopulation, la procréation est prohibée. Les gens vivent, meurent, sont transférés dans un nouveau corps cloné et recommencent. Pour éviter toute tentation, chacun vit isolé des autres. Enfermés dans des petites cellules, les humains n’ont plus qu’un seul objectif : travailler. Mais que se passe-t-il quand le système ne fonctionne pas comme prévu ?
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Editeur
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Genre
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Public
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| Date de parution | 20 Février 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
C'est le simple nom Alberto Ponticelli (Goodnight paradise - L'Île aux orcs) qui m'a poussé à l'achat de cet album. Un titre en italien, Blatta, que l'on traduit aisément en découvrant l'insecte sur la couverture. Un monde en ruine où l'humanité a fait un choix fort face à la surpopulation, celui de ne plus procréer en échange d'une vie éternelle (avec l'aide du clonage). Mais cette vie éternelle a un coût non négligeable puisque l'isolement le plus complet est de rigueur. On va suivre le quotidien d'un homme, il porte une sorte de scaphandre spatial qu'il ne quitte jamais pour se protéger de l'extérieur. Un quotidien rythmé à une lumière verte qui lui indique qu'il est l'heure de partir travailler ou de rentrer dans ses 10m² qui lui sert de refuge. Un travail passionnant devant un écran où il doit faire un choix, soit appuyer sur la touche « Y » ou la touche « N ». Pour éviter tous doutes, le « Y » pour « Yes » et le « N » pour « No ». Voilà, vous n'en saurez pas plus sur ce monde glauque et oppressant à la narration avare de mots, où notre seule source d'informations est la voix off de ce triste individu. Et vous n'en saurez pas davantage sur ce personnage rongé par la solitude, malgré quelques visions sur son passé. Et puis un jour, une rencontre va bouleverser ses habitudes... Je comprends où veut en venir Ponticelli à travers ce récit (les conditions d'une vie sans fin), mais le chemin pour y parvenir est trop obscur et hermétique. Une narration qui repose essentiellement sur le superbe noir et blanc de Ponticelli. Un dessin aux contours pas toujours bien defini qui imprime cette ambiance post-apocalyptique et qui retranscrit à merveille les émotions de notre bonhomme, et cela juste à travers ses différentes postures, un sacré tour de force. Toujours ce savoir-faire dans la mise en page et les cadrages. Le point fort de cette BD. Alberto Ponticelli est bien meilleur dessinateur que scénariste. Note réelle : 2,5. Merci à la partie graphique.
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