Barcarolle
Je m’appelle Poulenc. J’explore la psychée humaine. Grace aux drogues, j’ai pu atteindre des niveaux de conscience dont je ne soupçonnais pas l’existence. L’euphorie du succès se transforme en cauchemar. Je suis devenu dépendant, et incontrôlable.
Photo et dessin Psychanalyse Roman-photo
Je n’ai plus rien à faire ici. Je veux en finir, mais... j’ai peur d’avoir mal... - Tu peux me procurer une arme ? - Pour les gens comme toi, il y a peut-être un endroit... Sois à l’heure, le paquebot ne t’attendra pas.
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Editeur
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Genre
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Public
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| Date de parution | 23 Avril 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Voilà un ovni que je conseille de feuilleter avant d’acheter, tant le contenu de ce petit pavé peut aisément rebuter nombre de lecteurs. L’album s’écarte des sentiers battus dans tous les domaines. Visuellement d’abord, puisque c’est une sorte de roman-photo. Mais Lecointre semble avoir retravaillé tout ça pour accentuer certains côtés vieillots, j’ai parfois eu l’impression qu’il faisait en sorte de nous donner des images de mauvaise qualité. Retravaillées aussi ces photos car on a droit à pas mal de « collages », auxquels s’ajoute les dessins de Lecointre, et son personnage principal, Poulenc, avec une tête bizarre, un peu de travers, toujours l’air renfrognée. Le récit est difficilement appréhendable, même si la fin livre quelques clés – mais pas toutes. Une sorte de voyage dans la psyché, l’inconscient du héros, rêves et réalité se mêlent sans que le lecteur ne soit toujours informé ou conscient des limites ou des liens entre les deux. Formellement et en partie narrativement, il y a pas mal d’accointances avec une sorte de surréalisme (parfois aussi on pense aux situationnistes). Il est clair qu’il ne faut pas ne jurer que par un récit cartésien, sinon vous allez souffrir ! C’est une expérience de lecture originale. L’intrigue et l’esthétique amènent vers une sorte de SF rétro, souvent asphyxiante, absurde, et très noire.
J'aimais beaucoup ce que proposait Jean Lecointre aux lecteurs jeunesse. Ses quelques albums, dont l'Odyssée d'Outis, l'invention du dictionnaire ou Cache-cache cauchemar, étaient pleins d'esprit et d'inventivité graphique. Ses collages étranges donnaient un côté envoutant aux récits et les faisaient clairement sortir des sentiers battus. Avec Barcarolle, l'auteur vise un public adulte. Pour ce faire, il propose une histoire copieuse à en juger par l'épaisseur du livre. Bon, pour ce qui est de la description du bidule, Je n'ajouterai rien aux propos de Ro qui l'a parfaitement défini. Reste qu'en plus de n'avoir trouvé aucun intérêt à cette histoire, il se trouve que Jean Lecointre n'est pas parvenu à me défroisser les zygomatiques. Barcarolle est long, pénible, usant... Résultat ? Une lecture avortée à une vingtaine de pages de la fin. Je mets 2 pour l'ambiance mais parce que je suis sympa.
Barcarolle est un roman-photo atypique. On y suit Poulenc, explorateur de la psyché, usé par la drogue et parti sur l'île de Barcarolle pour fuir une existence déjà décalée. Son périple devient une dérive hallucinée, peuplée de visions absurdes et de créatures improbables. C'est chaotique, mais doté d'une logique interne qui lui confère une étrange fluidité. L'œuvre se présente avant tout comme une expérience graphique. Les planches reposent sur des montages et collages photo, visiblement tirés de magazines des années 1950-1960, dont Lecointre accentue le kitsch artificiel. Le résultat oscille entre aventure désuète et expérimentation hallucinée, où apparaissent des chimères difformes issues d'un cauchemar fiévreux. Ce détournement du roman-photo rappelle aussi bien le surréalisme que le cinéma expérimental. Le récit, lui, suit la logique d'un rêve : illogique en surface mais plutôt cohérent dans son étrangeté. Rhinocéros à caresser, tricoteuses venimeuses, figures surgies de l'enfance… chaque apparition renvoie Poulenc à ses pulsions et à ses peurs. Sous l'absurde se devine une réflexion sur la psychologie, l'ego et la culture de masse, entre ironie, grotesque et gravité. C'est indéniablement original, mais pour moi cela relève du récit hermétique, à la manière d'un film d'art et d'essai qui privilégie la forme et cultive l'opacité pour pousser le lecteur à projeter sa propre interprétation. Dès les premières pages, tout bascule dans un délire symboliste et psychanalytique qui ne m'a pas accroché et m'a lassé trop vite. Barcarolle reste une expérience visuelle et narrative singulière, comme un rêve étrange et dérangeant, mais qui m'a laissé à distance.
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