Les Chants du Chaos
Depuis dix ans, les Drévossènes vivent coupés du monde derrière les portes scellées du Haut-Mur.
Derrière les murs Gays et lesbiennes
Le prince Ivan traque les errants qui déciment son peuple. Un jour, ses patrouilleurs découvrent, en pleine zone infestée, un étranger venu de l'Extérieur.
| Scénario | |
| Dessin | |
| Couleurs | |
|
Editeur
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | 15 Janvier 2025 |
| Statut histoire |
Série en cours
1 tome paru
Dernière parution :
Moins de 2 ans
|
Les avis
Cet album avait été un peu descendu en flèche lors de sa sortie et j'étais intrigué, même si j'ai attendu suffisamment longtemps pour oublier le cœur de ces critiques et tenter de le lire d'un œil un peu neuf. Et au final, ça se laisse lire. J'ai fini l'album sans grande passion, peu intéressé par la suite mais je la lirais si je tombe dessus. Si je dois faire un avis sans tenir compte d'autres critiques, je dirais que le dessin est très joli, même si parfois il fait un peu trop dans l'effet de style, notamment au niveau des visages qui ont trop d'expressivité dans certains contextes (comme les accès de rage de Ivan alors qu'il est en public et devrait plus se contenir, je pense). Mais c'est bien mis en couleur, l'ambiance scandinave/russe est agréable. Ce qui coince plus, c'est le scénario. Non pas qu'il soit mauvais, on a une exposition d'un monde fort sympathique et intriguant, ainsi que des personnages fouillés qui se dévoilent doucement, mais l'ensemble est très verbeux et un peu long. Pour un tome introductif, je pense qu'il aurait fallu accélérer l'histoire sur plusieurs points. De nombreuses pages avec énormément de textes ralentissent le rythme, tout en distillant beaucoup d'informations pas toujours pertinentes, surtout à ce stade du récit. De même, certains passages importants (comme l'expédition menée pour retrouver certaines personnes) passent trop vite pour l'importance de ce qu'ils racontent dans le récit. En fait, le tome aurait gagné à être plus court et concis, précis sur les points importants et n'étirant pas certaines intrigues au-delà de la nécessité. Le couple d'Ivan revient trop souvent, pour expliquer des choses qu'on avait très vite compris, de même que l'histoire amène un twist à ce propos sur la fin de l'album, twist qui était clairement visible au premier tiers du récit. Cela dit, je semble très critique, mais au global c'est lisible. Un peu longuet, mais avec une exposition de plusieurs pistes d'histoires qui semblent converger lentement vers quelque chose. J'ai peur que la fin ne me satisfasse pas complètement, mais pour l'instant je trouve l'ensemble bien construit. L'auteur a une base solide pour parler de plusieurs choses importantes et je pense que la série a de quoi se bonifier. Un dernier point concernant les critiques que j'ai lue sur ce site, souvent négative. Beaucoup parlent du langage et notamment de la façon dont s'expriment les personnes, très contemporaine et parfois grossière. Personnellement je ne l'avais pas remarqué lors de ma lecture, et en y repensant ensuite je vois ce qu'ils exprimaient. Mais voila, ça ne m'a pas du tout marqué et je pense que d'autres lecteurs pourraient aussi largement passer outre.
L’album a été sèchement cueilli par les premiers avis. Mais la couverture me faisait de l’œil, et j’ai donc emprunté ce tome inaugural. S’il m’a laissé un peu frustré et sur ma faim, je vais quand même être moins dur que les premiers aviseurs. D’abord parce que le dessin est « joli ». La colorisation manque elle sans doute de nuance, mais est aussi globalement agréable. En tout cas l’habillage d’ensemble est agréable, avec un univers qui fait penser à un moyen-âge fantasmé d’Europe orientale, et des bestioles « fantastiques » originale, intrigante. C’est d’ailleurs l’intrigue qui est intrigante, qui donne envie d’en savoir plus, et ce dès le départ. Mais voilà, avec une pagination pourtant conséquente (près de 110 pages), j’ai trouvé que l’intrigue n’avait pas beaucoup avancé « globalement » (il en est autrement pour les relations entretenues par plusieurs personnages – relation homosexuelle qu’on voit arriver très en amont). Ça s’étire, le rythme est lent, et l’univers n’est pas très développé finalement. Je ne sais pas combien de tomes sont prévus, mais j’espérais en savoir plus sur les deux côtés du « mur », sur ce qui s’était passé avant la séparation des deux mondes, et surtout sur ces animaux fantastiques et redoutés. A voir donc pour la suite, mais il faudra sans doute resserrer l’intrigue et lui donner davantage de rythme, le lecteur que je suis ayant le sentiment qu’un certain potentiel n’est pas exploité. Note réelle 2,5/5.
Une BD riche en éléments ! Une belle découverte d'un univers beau et construit, avec la construction d'un culte et une exploration de la sexualité, qui ne forme pas pour autant un point central de l'histoire. Le style graphique est épuré et personnel, offrant un confort visuel par la couleur. Celle ci permet de relier les émotions des personnages aux lecteurs. Malgré tout on peut trouver une légère incohérence ou problème de compréhension entre les planches, mais ne fait pas l'exception unique de cette BD. La fin est dynamique et laisse entrevoir une suite qui attise la curiosité et le désir d'un second tome ! Une très belle lecture et découverte ! Je recommande vivement !
La série ne m'intéressait vraiment pas plus que ça, mais j'avoue qu'après avoir lu tant d'avis sur le site la descendant en flèche j'ai été intriguée. Le défaut qui semblait revenir le plus souvent concernant cette œuvre était visiblement l'emploi d'expression anachroniques et bien trop "parlées", vulgaires pourrait-on même dire. C'est ce point, justement, qui a attiré mon attention, car le sujet du ton et du vocabulaire des dialogues dans la fiction m'intéressent particulièrement et que la pertinence (ou non) du langage grossier dans une œuvre cherchant à insuffler des émotions est un sujet que je trouve sincèrement fascinant. L'emploi d'expression vulgaires est loin (très loin) d'être un défaut à mes yeux et privilégier une prose sentant bon notre parlé contemporain peut toujours être une bonne façon de donner du peps à un échange voire de créer des répliques d'une justesse touchante (et même souvent très belles). Hey, de nombreux-ses parolier-e-s se sont même spécialisé-e dans l'écriture de dialogues maniant habilement la construction de phrases complètes et de vulgarité bien sentie. Je me sens obligée de vous parler de cela en ouverture d'avis car je pensais sincèrement avoir à faire ici à des gens réfractaires par simple principe à l'emploi de langages anachroniques et/ou vulgaire dans la fantaisie, chose que je trouverais donc un peu absurde et malvenue puisque un rejet catégorisé et absolu comme celui-ci fermerait la porte à bon nombre de possibilités narratives. Cependant, sans rejoindre les reproches bien sévères de mes précesseur-euse-s, je comprend d'où vient le rejet dans le cas présent. Ce n'est pas tant un défaut de langage anachronique ou d'expressions vulgaires, c'est surtout que le ton des dialogues semble continuellement avoir le cul entre deux chaises. Les dialogues ne semblent jamais vraiment savoir choisir entre dialogues révérencieux et familiers, soutenus et simples. Rien de bien grave en réalité, les dialogues servent leur office sans être affligeant, mais il n'en sont pas non plus extraordinaires. C'est le constat avec lequel je termine la lecture de ce premier album d'ailleurs : bon, efficace, mais pas non plus extraordinaire. L'œuvre a des qualités, à commencer par son dessin et ses couleurs magnifiques, et le scénario, à base de créatures sanguinaires et mystérieuses tuant sans distinction les habitants d'un territoire enfermé dans une gigantesque enceinte, n'est pas mauvais. Je n'ai pourtant pas vraiment accroché à l'histoire que veut raconter cette série, alors que les histoires de mystère, de fantastique, d'éveil à la sexualité (particulièrement, comme ici, homosexuelle) me plaisent normalement. L'œuvre n'est pas mauvaise, je ne vais pas lui rentrer dans le lard comme les avis précédents, mais ne pas la trouver mauvaise ne signifie pas que je vais la trouver excellente pour autant. Les idées de bases sont bonnes, l'exécution m'a laissée sur ma faim. Il y a une bonne histoire qui sommeille là-dedans, j'aurais aimé la lire, sincèrement. Le résultat est bon mais aurait pu facilement être mieux. Rien n'est perdu cependant, il ne s'agit là que du début de l'histoire, la suite a toutes les chances de pouvoir s'améliorer, surtout que, encore une fois, la prémisse et le graphisme sont très bons. A voir ce que la suite donnera (pas sûre cependant de poursuivre l'aventure). (Note réelle 2,5)
Je partage les avis déposés. Un graphisme alléchant, trop peut être, car l'abondance des couleurs sature, écœure et nuit à une certaine homogénéité de l'album. Pourtant il y a de bonnes idées, comme ces enluminures pour les têtes de chapitre. Mais la sauce ne prend pas et l'ennui arrive rapidement. La cause en est le scénario qui est creux et ne tient pas debout. Beaucoup de textes, beaucoup de bulles et de blabla pour pas grand-chose. Ça n'avance pas et on se lasse vite de cette histoire, qui n'en est pas... Passez votre chemin. Une BD sans intérêt.
Attiré par le dessin d'une grande qualité et un univers s'inspirant des pays de l'Europe de l'Est des premiers siècles médiévaux, c'est tout naturellement que j'ai fait l'acquisition de cette BD. Si le trait est fin et les couleurs sont chatoyantes, le vide abyssale du scénario, l'insipidité des personnages et les dialogues cruellement ternes et contemporains ne me permettent malheureusement pas de lui attribuer plus d'une étoile. L'histoire de "créatures zombifiées" ne démarre jamais vraiment, les personnages principaux sont creux et nous subissons surtout un langage adolescent du XXIe siècle. Cela coupe net l'immersion et fait immédiatement penser à une mièvrerie pour ado abordant la découverte d'une homosexualité refoulée, qui se révèle être finalement le thème principal et d'une écriture indigeste. Le dessinateur si il a un véritable talent au crayon n'en a visiblement aucun à la plume. Nul doute qu'avec un scénariste et un dialoguiste d'un autre niveau nous aurions pu avoir une très belle œuvre. Une grosse déception qui ne me fera pas acheter le tome 2 des chants du chaos puisque le tome 1 se résume être en réalité plus "Les chiants du K.O".
Quelle immense déception. Il faut arrêter de présenter cette BD comme de la fantasy médiévale, il s'agit une romance young adulte homosexuelle. Je n'étais pas le public adolescent concerné et j'aurais aimé en être avertie au préalable. Derrière une œuvre peinte magnifique, vraiment le dessin est beau, la couleur éclatante et l'univers graphique empli de poésie (entre mediéval slave et héroic fantasy)... Il y a surtout le néant rédactionnel. Le ton est d'une vulgarité sans nom, très contemporain. Trop contemporain, digne d'une conversation SMS actuelle. L'utilisation massive d'expressions modernes telles que " j'me demmerde ", ou " quelle connerie ", ou encore " tu fou quoi ", " elle est chiante " et j'en passe... gâche vraiment le propos écrit. On est très peu immergé dans l'univers à cause de ces dialogues, d'ailleurs très pauvres en contenu autant qu'en vocabulaire. Pour un style graphique proche d'une époque du bas Moyen-âge, le propos anachronique jure et choque la lecture. C'est donc une BD à regarder bien plus qu'a lire. Enfin, le scénario est peu intelligible car la matière scénaristique est (mal) cachée derrière une romance à la Arlequin qui ne dit pas son nom. Elle prend toute la place et masque les enjeux concrets de l'ensemble. Certains épisodes sont difficiles à comprendre, le contexte n'est pas assez présenté pour le rendre accessible. Le scénario se révèle donc très confus par moment. L'œuvre se concentre essentiellement autour d'une tension sexuelle entre les deux personnages principaux masculins. Ces personnages sont eux-mêmes aussi très mal écrits. Ils n'ont pas beaucoup de substance, sont capricieux, insipides et linéaires : l'immaturité du héros (constamment en colère comme un enfant gâté) et la totale absence de consistance de l'étranger, insupportable. Pour finir, les femmes sont aussi reléguées à des places secondaires, très effacées et caricaturales. Ce qui confirme que la BD est à destination d'un public mâle en recherche de fantasmes. Je n'ai pas apprécié l'œuvre à cause de sa pauvreté linguistique et rédactionnelle principalement et je n'achèterai pas le T2. Il est nécessaire de mieux catégoriser cette œuvre pour ne pas décevoir de potentiels acheteurs et qu'elle rejoigne plus facilement son véritable public adolescent.
Dans le cadre de mon travail (qui consiste à acheter des BD pour les proposer à des lecteurs et trices), j’avais mis ce titre sur mes tablettes… pour la retirer aussi sec une fois la chose lue, à moitié certes. Mais c’est ainsi : certains bouquins vous tombent des mains. Pour des raisons diverses, pas toujours très nettes, mais toujours subjectives. Ce qui saute aux yeux, et qui constitue pour l’essentiel les raisons de mon intérêt de départ pour Les chants du chaos vol 1, c’est bien entendu le dessin, et plus généralement l’ambiance graphique forte qui en émane. Tout est fait pour nous mettre dedans : le trait est bien mis en valeur par un choix de couleurs attrayant, appliqué certes à grand renfort de palette numérique, et les pages de chapitre évoquent les vieux livres d’aventures médiévales. L’univers graphique se situe à mi-chemin entre l’Art Nouveau (Mucha notamment) et le folklore d’Europe de l’Est, voire nordique. Pour le reste, je suis désolé mais ce n’est pas très convaincant. Tellement peu convaincant que j’ai jeté l’éponge alors que je m’apprêtais à entamer le troisième chapitre, soit la page 60. Alors qu’est-ce qui coince ? Les dialogues d’abord. Ils sont modernes, trop modernes, quand ils ne tombent pas carrément à côté. En effets, les expressions employées, et cela dès les premières pages, sont des expressions d’aujourd’hui qui tranchent net avec le ton. Des exemples ? « t’es vraiment trop chiante », « maman a déjà assez de boulot », « t’as même pas les couilles de l’abattre de tes propres mains »… Bref ! Ces dialogues, qui plus est souvent trop longs, ne m’ont pas du tout aidé à entrer dans l’histoire. Je n’aime pas ce mélange ancien/moderne. Ou alors il faut qu’il soit utilisé avec parcimonie, comme le coup du plan furtif sur une paire de Converse dans le Marie-Antoinette de Sofia Coppola (bon, dans le cas présent, il ne s’agit pas de dialogue, mais on saisit l’idée). Et qu’est-ce que c’est que ces deux pages (32-33) de dialogues épistolaires façon échange de sms ???? Ca me sidère d’autant plus qu’est créditée en page de titre un ou une certain-e An Keo, "lectrice et aide-dialoguiste", quand même ! C’était bien la peine… Le scénario est mal fagoté. Ça donne l’impression de partir dans tous les sens. On s’attend à ce que cette affaire de contamination et de hauts murs prenne un peu toute la place, avec tout ce qui en découle (enquête, aventures…), mais ça s’enlise dans des considérations familiales longuettes et par trop insistantes. Enfin, les personnages, vaguement immatures quand ils ne sont pas carrément inconsistants… Bref ! Je suis bien curieux de recueillir l’avis d’autres lecteurs (et trices). Mais pour moi, c’est un bel objet, un très bel objet même, mais le tome 2 se fera sans moi.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Rue de Sèvres 2025