Mediator - Un crime chimiquement pur
Comment un médicament potentiellement mortel a-t-il pu être diffusé pendant trente ans sans alerter les autorités sanitaires ? La lanceuse d'alerte, Irène Frachon, nous décrit son combat contre les laboratoires Servier...
Académie des Beaux-Arts de Tournai Documentaires Encrages Les grandes affaires criminelles One-shots, le best-of
En 2007, au CHU de Brest, de nombreux cas d'atteintes cardiaques inexpliquées attirent l'attention de la pneumologue Irène Frachon. Ses recherches mettent en cause le Mediator, coupe-faim des laboratoires Servier, dont le principe actif avait conduit au retrait de l'Isoméride en 1997. Celui du Mediator sera effectif en 2009. Depuis, elle poursuit son combat pour l'indemnisation des milliers de victimes...
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| Date de parution | 04 Janvier 2023 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Depuis 1987, ils voient arriver un nombre croissant d’HTAP qui ont toutes pris le comprimé miracle. - Ce tome constitue une histoire indépendante de toute autre qui ne nécessite pas de connaissance préalable. Son édition originale date de 2023. Il a été réalisé par Éric Giacometti & Irène Frachon pour le scénario, et par François Duprat pour les dessins, par Paul Bona pour les couleurs. Il comporte cent-quatre-vingt-six pages de bande dessinée. Il s’ouvre avec un texte introductif de deux pages, rédigé par les scénaristes, évoquant leur rôle dans cette affaire, et leurs objectifs : Témoigner de la souffrance indicible des victimes, mettre en lumière le rôle de Jacques Servier, le poids de ses réseaux, de son entregent, de sa gestion paranoïaque et mégalomane de sa maison. Ils expliquent que toutes leurs sources sont vérifiables, les milliers de pages des actes du procès au pénal, ainsi que les récits précis des victimes et d’Irène, les ouvrages écrits par Servier lui-même, etc. L’ouvrage se termine avec la liste des victimes et malades de la norenfluramine, la présentation de la pétition pour retirer à Jacques Servier et à titre posthume la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur. Puis viennent un schéma présentant la chronologie d’un scandale sanitaire qui dure depuis soixante ans, la copie de l’ordre écrit de dissimuler, la formule de la molécule tueuse, quelques chiffres à propos des victimes du Mediator, ainsi que le destin des autres médicaments de Servier. Histoire de Pascale : une mort d’apparence inexpliquée. Lisa est réveillée en pleine par un cri de sa mère Pascale à l’étage. Son père lui dit qu’il est en train d’appeler les secours. La jeune femme décède avant l’arrivée des pompiers qui ne peuvent la réanimer. Certificat du médecin légiste : Pascale, 51 ans, est décédée d’une insuffisance cardiaque aiguë, cause inconnue. Sur sa table de chevet : une boîte de Mediator. Partie un : alerte à Brest ! Corsen, dans le pays de Brest, en février 2007, la famille Frachon se détend sur une plage. Irène lit un ouvrage intitulé : Maigrir, l’arme absolue. Elle estime qu’elle a cinq kilos de trop. Elle ajoute à destination de son mari, que le lendemain elle voit une patiente qui en pèse cent-trente. Le lendemain à l’hôpital de la Cavale Blanche à Brest, la docteure indique à une infirmière qu’elle monte voir une patiente HTAP envoyée par les collègues de Saint-Brieu. Depuis qu’ils sont labellisés Centre de compétence régional, les autres hôpitaux les leur adressent. L’avatar d’Hippocrate intervient pour expliciter l’appellation HTAP : C’est un acronyme qui désigne une sale maladie. HTAP veut dire HyperTension Artérielle Pulmonaire. En clair, le calibre des artères pulmonaires se rétrécit. Le cœur pousse plus fort et augment la pression pulmonaire. Une maladie rare, quelques cas par million d’habitants, mais mortelle par épuisement du cœur. Irène rentre dans la chambre de Joëlle, 52 ans, hospitalisée en pneumologie. Elle lui demande si elle suit un traitement particulier. La patiente désigne de l’index sa table de chevet : elle a un tas de médicaments, elle les a apportés avec elle. Irène remarque immédiatement une boîte de Mediator. Joëlle lui explique qu’elle le prend pour son diabète. Irène lui indique de le mettre de côté. Un ouvrage sérieux et crédible : Irène Frachon, la coscénariste, est la lanceuse d’alerte dont les actions ont initié le scandale du Mediator. Il s’agit d’une affaire sanitaire et judiciaire ayant causé la mort de 1.500 à 2.100 personnes en France suite à la prise de ce médicament, concernant les personnes victimes de la prise de benfluorex, commercialisé sous le nom de Mediator par les laboratoires Servier de 1976 à 2009, sans compter celles qui souffrent des conséquences des effets secondaires. Elle est également docteure en médecine, spécialisée en pneumologie. Le lecteur sait donc qu’il s’agit d’un ouvrage à charge, d’autant plus que les laboratoires Servier ont été condamnés en appel en décembre 2023 à une amende de 8,75 millions d’euros, et condamnés en plus pour escroquerie, raison pour laquelle ils doivent rembourser aux organismes sociaux et mutuelles 415 millions d'euros. Éric Giacometti avait travaillé sur l’affaire de santé publique concernant l’Isoméride quelques années plus tôt quand il était journaliste au Parisien. En outre, les auteurs mettent en scène un avatar d’Hippocrate qui vient exposer des éléments d’information nécessaires : sur les laboratoires Servier, sur Jacques Servier (1922-2014) lui-même, sur la valvulopathie, les amphétamines, le Redux, l’Afssaps, l’étude cas-témoin, etc. Rapidement, les inquiétudes du lecteur disparaissent : la lecture s’avère facile et agréable, sans rien sacrifier à la rigueur et à la précision. Tout en ayant conscience de connaître la fin de l’histoire, il éprouve de l’admiration pour la lanceuse d’alerte, s’inquiète pour elle, prend les revers de plein fouet comme elle (quand elle se heurte à la puissance des laboratoires Servier représentés par des avocats compétents à leur solde), et s’indigne, voire s’insurge, devant les différentes formes d’injustice. Les victimes de ces deux médicaments bien sûr (Isomérie, Mediator), la manipulation orientée des faits par les laboratoires Servier, la faiblesse des pouvoirs publics face à la puissance économique de cette firme, l’efficacité du lobbying favorisant la collusion d’intérêts entre les laboratoires et quelques politiques dont un président de la République très reconnaissant. Le récit prend la forme d’une véritable aventure d’un individu contre une puissance écrasante, un combat disproportionné pour, littéralement, sauver des vies humaines, pour faire cesser la diffusion d’un poison (Norfenfluramine, nom de code S585) trouvant sa source au XIXe siècle et largement employé par les gouvernements durant la seconde guerre mondiale. Malheureusement, cela ne relève pas d’une fumeuse théorie du complot créée pour son potentiel divertissant. Dès le début, cet ouvrage se lit comme une vraie bande dessinée : les quatre pages montrant la mort inexpliquée de Pascale avec le présage de la présence de cette boîte de Mediator. Puis la docteure Frachon se rend au chevet d’une de ses patientes et la questionne sur ses différents traitements. Les auteurs ont bien pris soin d’écrire pour ce média, par opposition à un texte tout prêt confié à un dessinateur, avec bonne chance à lui pour imaginer des dessins qui ne soient pas redondants avec le texte. Ainsi le lecteur découvre des séquences sur plusieurs cases ou plusieurs pages : outre la visite à la malade Joëlle, un cambriolage nocturne dans le Montreal Jewish General Hospital, une scène de réception dans l’hôtel particulier de Servier à Neuilly, la première présentation, très décevante, de la docteure devant un petit groupe de travail de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), un atroce face à face entre la docteure et ses compagnons d’alerte devant l’équipe de pharmacovigilance de Servier avec les avocats de la firme, le malaise de Cathy lors de l’ascension du mont Sinaï, etc. Les dessins appartiennent à un registre réaliste et descriptif, avec un degré de simplification significatif, qui les rend immédiatement lisible. La majorité des personnages apparaissent sympathiques, et normaux, à quelques exceptions près comme Jacques Servier lui-même, ou l’avocate maître Nathalie Carrère. Le lecteur se rend compte de la qualité de la narration visuelle en constatant que l’artiste sait rendre visuellement intéressant la docteure en train de faire des recherches sur ordinateur, action pourtant peu dynamique. Tout du long de l’ouvrage, le dessinateur met en œuvre des constructions et des outils graphiques très diversifiés, s’adaptant à chaque propos. Il sait utiliser des représentations anatomiques en les simplifiant sans les dénaturer (par exemple pour expliquer l’HTAP). Il s’amuse avec Hippocrate qui ouvre un livre duquel sort une licorne et une sorcière. Parmi les multiples idées visuelles : les différents sites de Servier comme des cartes postales (Tiansin, Maroc, Jacarepagua, Sopayno), Éric Giacometti faisant son entrée en scène en ouvrant un rideau de théâtre, la représentation spatiale de la molécule d’amphétamine, le médecin de la Sécu au milieu d’une pièce dont les murs sont tapissés d’écrans d’ordinateur, sans parler des accessoires de Jacques Servier en fonction de la situation comme un casque militaire ou une batte de baseball. La lecture s’avère donc facile et agréable, souvent ludique, les auteurs suivant une narration chronologique, avec des apartés ou des développements en fonction des informations nécessaires. Le lecteur revit le parcours de la lanceuse d’alerte avec le bénéfice de la connaissance de l’issue de l’affaire. Il peut ainsi mieux mesurer le rapport de force disproportionné entre elle et la firme Servier, les risques pris et les doutes tout naturels, l’inertie des structures, que ce soit du fait de leur faible effectif, des doutes et des précautions légitimes ou non, des enjeux économiques, de l’efficacité professionnelle des équipes des laboratoires Servier qui allouent un budget et des moyens à la hauteur des enjeux financiers pour eux. Il se retrouve partagé entre l’admiration pour les médecins compétents, les journalistes efficaces, et l’horreur du peu de cas qui est fait des vies humaines en jeu dans l’inertie des réactions. Ce témoignage de première main est aussi admirable pour l’engagement des personnes concernées, qu’édifiant quant au parcours du combattant à traverser, et une démonstration exemplaire de ce que valent les vies humaines face au profit. L’affaire du Mediator : le lecteur peut appréhender un ouvrage aride et compliqué, il découvre une histoire prenante et passionnante, facile d’accès. Il sait qu’il bénéficie d’un témoignage de première main, celui de la lanceuse d’alerte elle-même. La narration visuelle s’avère inventive et au service du récit, efficace et diversifiée. Les auteurs présentent clairement l’ampleur de l’escroquerie criminelle perpétrée par les laboratoires Servier et son propriétaire. Éclairant.
Les auteurs concluent leur préface par ces mots : « L’affaire du Mediator n’est pas juste un scandale de médicament toxique, c’est le révélateur de dysfonctionnements graves de notre démocratie ». Hélas tout est dit, car, effectivement, cette affaire donne à réfléchir (et à vomir tout autant !). Je connaissais les grandes lignes, avait lu des articles, dans le Canard enchainé, mais aussi un gros article dans Le Monde diplomatique. Cet album permet de rentrer dans les détails, de suivre la chronologie des événements – et du foutage de gueule. La cupidité de Servier, les astuces habituelles du Big Pharma pour se goinfrer avec ses prétendues nouvelles molécules (quitte à truquer leur bilan pour pouvoir être remboursé par la Sécu et ainsi davantage prescrit et vendu), tout y passe par le menu. S’ajoutent à ça les barbouzeries du labo, qui fait tout pour intimider témoins, lanceurs d’alerte, et même les victimes. Mais aussi la collusion entre labo et médecins, les revues médicales qui à part « Prescrire » sont financées par les pubs des labos et sont complices. Enfin, la complicité de certains décideurs politiques – une nouvelle fois nous retrouvons Nicolas Sarkozy, avocat d’affaire de Servier, qui lui donnera la plus haute distinction de la Légion d’honneur… La « stratégie du doute » visant à discréditer les lanceurs d’alerte (utilisée par les vendeurs de cigarette ou ceux qui contestent le réchauffement climatique par exemple), le harcèlement des lanceurs d’alerte avec des « procédures baillons » épuisantes (nerveusement et financièrement) pour ceux qui osent s’attaquer à Servier, tout y passe. Et enfin, après un parcours du combattant, les décisions de justice : Servier mort avant d’avoir été jugé, qui garde ses décorations, et des peines ridicules par rapport au chiffre d’affaires et aux salaires des quelques condamnés, personne n’ayant fait de prison… Les victimes continuent à mourir, la labo à tout faire pour ne pas les indemniser... L’album est fluide, ça n’est jamais ennuyeux ou trop technique – malgré les chiffres et informations nombreuses qui parsèment les pages – et tout est très bien démontré (un imposant dossier final donne la multitude de sources utilisées et consultables). Ecœurant, mais à lire…
Vous aimez vous énerver ? Non ? Alors passez votre chemin, puisque c'est le genre de BD qui énerve tout du long. Emmené par Hippocrate dans les arcanes du scandale du Médiator, la BD remonte assez loin en nous présentant le monsieur Servier à l'origine de cette saloperie, le premier scandale de médicament autour de la même molécule (l'Isoméride), puis l'apparition de Irène Fanchon et son combat. Le tout avec des détails bien étayés (et vu les procès que Servier fait à tout va c'est nécessaire) et sourcés en permanence. Une présentation glaçante d'effroi ... En fin de compte, l'histoire nous apprend l'impunité des cols blancs, les liens entre politique et entreprises, notamment sur la question de la justice (à deux visages malheureusement), mais aussi le silence dans les contrôles, le lobbying ... Bref, rien de neuf sous le soleil, mais encore une fois mis en forme de façon à comprendre comment une entreprise à permis de faire tuer des centaines de personnes en toute impunité, alors qu'elle savait. Et qu'elle a cachée, niée, etc .... Une entreprise gérée par un gars nommée à la plus haute distinction française par Sarkozy. En dehors de l'histoire affolante (et passionnante) du Médiator et le portait de Irène Franchon qui a eu un courage immense et une opiniâtreté qui fait plaisir, je dois bien dire que j'ai assez peu aimé le dessin. C'est du classique, j'avais déjà vu le trait de l'autrice dans une autre BD et je suis assez peu fan. Les visages notamment font très durs et fermés, souvent dans les mêmes postures. Ça manque un peu de vie, mais le découpage est très bien pour suivre avec tout les détails techniques tout en restant clair. Une saine lecture, contrairement aux médicaments qu'ils vendaient ...
Le volet investigation de cette oeuvre est évidemment l'intérêt de la lecture. Ce que vous apprendrez des laboratoires Servier vous révoltera. Et l'activisme de la lanceuse d'alerte Irène Frachon vous réconciliera avec l'humain. Le dessin sobre ici s'efface devant les enjeux et les témoignages qui sont au cœur de cette histoire. Par contre, si vous n'avez pas de curiosité vis à vis de ce scandale national, restez sur Netflix.
Si je ne devais retenir qu'une seule "chose" de cet album, ce serait : Irène Frachon, une femme d'exception qui contre tempêtes et tsunamis a voulu faire éclater la vérité. Un très bon documentaire sur ce scandale sanitaire, richement documenté. On va suivre, un peu sur un mode polar, le combat d'Irène (pneumologue et lanceuse d'alerte) de 2007 à 2019 pour faire interdire le médiator et condamner le groupe pharmaceutique Servier. Un album qui met en évidence le lobbying agressif et les nombreux mensonges du groupe Servier, la connivence de certains politiques et de grands pontes de la médecine. Écœurant ! Une narration fluide accompagnée de termes techniques et à ces moments clefs du récit, Hippocrate intervient pour nous vulgariser tout cela. Une chouette idée et un joli clin d'œil au serment du même nom qui sera bien bafoué dans ces 200 pages. Graphiquement, je suis moins convaincu. Un trait lisible, légèrement caricatural qui n'est pas ce que je préfère, mais il est efficace. Une lecture instructive et recommandée. Note réelle : 3,5. Pour information : Les laboratoires Servier sont condamnés en appel, en décembre 2023, pour "tromperie aggravée" et "homicides et blessures involontaires" à 8,75 millions € d'amende. Les laboratoires Servier ont également été reconnus coupables d'escroquerie et devront rembourser aux organismes sociaux et mutuelles 415 millions d'euros.
3.5 J'avais entendu parler du scandale Mediator, mais je ne connaissais que les grandes lignes. Ce qu'on apprend dans cet album est édifiant, mais malheureusement pas surprenant si on s'intéresse à ce genre d'affaire: une grosse compagnie qui cache les effets néfastes d'un produit et qui ne pense qu'au profit, les organismes gouvernementales qui ferment les yeux, les lanceurs d'alertes qui se sentent bien seul et pendant ce temps il y a des morts qui s'accumulent dans l'indifférence générale.....C'est juste écœurant. C'est un bon documentaire où on développe bien le sujet et on parle de différents éléments de manière claire et précis sans perdre le lecteur. Le seul reproche que je peux faire est que cela manque un peu de dynamisme dans la narration, mais pour un documentaire ce n'est pas trop grave. Il faut juste savoir qu'il y a tellement d'informations que c'est pas le genre d'album de BD qu'on peut lire en moins d'une heure. Malgré le fait qu'il y a beaucoup de texte, j'ai été passionné, mai c'est sans doute parce que le sujet de base m'intéressais. Le dessin est très bon et va bien pour un documentaire.
Je n'ai pas suivi de près les péripéties de l'affaire du Mediator. Cette série a le mérite de remettre en place dans un synthèse très documentée les principaux éléments du dossier. Irène Frachon est la cheville ouvrière des révélations sur le Mediator et elle s'adresse ici à un large public pour éclairer les nombreuses anomalies qui ont fait que cette affaire existe. La tâche n'est pas simple puisqu'il faut présenter à la fois le côté scientifique de la molécule dans un historique logique, ainsi que les rouages d'un système d'alerte administrative et pharmaceutique puis d'un système judiciaire lourds à déplacer. La narration évite de trop s'éparpiller et permet à un lecteur lambda de ne pas trop se perdre. Comme souvent dans ce type d'affaires il y a télescopage entre le côté aride du droit, des protocoles de surveillance ou des enjeux financiers face à des drames humains porteurs d'émotions tragiques. Que Servier puisse se défendre et utilise les possibilités du droit, cela peut paraître écoeurant mais c'est la garantie de vivre dans un état de droit. Iréne Frachon a bien fait son travail dans cette affaire, certains journalistes aussi il faut laisser la justice faire le sien sereinement. Au delà de cette affaire le récit révèle une utilisation parfois abusive des médicaments. Il est probablement possible de perdre quelques kilos sans prendre de pilules, c'est l'un des messages du récit auquel j'adhère pleinement. Le graphisme de François Duprat propose un visuel documentaire et journalistique. Les décors sont rares, l'accent est mis sur les personnages et la mise en scène qui permet de suivre aisément un récit complexe dans sa thématique et dans le temps. Il n'y a pas de dramatisation excessive des scènes tragiques. Enfin j'aime bien son trait très expressif quelquefois proche de la caricature. On sent que les auteurs ont voulu rester dans un énoncé factuel. C'est une des qualités du livre. Une lecture instructive mais qui demande une forte attention. Un bel ouvrage. Un bon 3
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