Stella (Bonin)
La fin d’un roman. Le début d’une histoire... Dans ce roman graphique doux-amer, Cyril Bonin revisite le mythe de Pygmalion et renoue avec une certaine tradition de la littérature existentialiste dans laquelle l’irruption d’un subtil élément fantastique vient toucher au plus profond de l’âme humaine. À la fois destin de femme et parcours initiatique, Stella est un récit intimiste à la portée métaphysique qui interroge sur la création, l’identité et la conscience.
Vie de couple
New-York, de nos jours. Taylor Davis est écrivain. S’il a connu le succès par le passé, sa carrière est à présent en berne et ses livres se vendent de moins en moins. Mais ce n’est pas très important à ses yeux car Taylor travaille pour l’amour de l’art. Et justement, le nouveau roman sur lequel il se penche depuis des mois l’enthousiasme tout particulièrement. Il s’agit de l’histoire d’un couple située dans les années 1950 et dont l'héroïne se prénomme Stella. Celle-ci s'interroge sur sa vie et se pose tellement de questions que Taylor s’est mis à lui répondre et a engagé un véritable dialogue avec elle. Est-ce un signe de schizophrénie? Pour Taylor, en tout cas, Stella est plus qu'un personnage de fiction. Si bien qu’un jour, alors qu’il vient presque malgré lui de taper le mot « FIN » sur son clavier d’ordinateur, Stella apparaît devant lui. Comme si ces trois petites lettres, à la manière d’une incantation, lui avaient permis de prendre corps dans la réalité ! Mais comment un personnage de fiction pourrait-il vivre au sein du monde réel, qui plus est dans une époque qui n’est pas la sienne ? Pour Taylor, c’est la fin d’un roman. Mais pour Stella et lui, c’est le début... d’une histoire.
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| Date de parution | 11 Mars 2020 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Je commence à connaitre Cyrille Bonin dont j'ai pu lire plusieurs œuvres. Et je trouve que cette BD est un peu dans la même veine que ce que l'auteur a déjà produit. C'est bon, mais pas inoubliable non plus. La BD est une sorte de Pygmalion mélangé avec de la réflexion sur la création, et notamment l'IA (même si la BD n'en parle pas spécifiquement). C'est une question de personnage et d'auteur, mais je trouve que l'ensemble est trop lent et manque de développement. Le retournement final est intéressante, mais laisse un peu trop de questions ouvertes. C'est une sorte de mise en abyme du personnage et de l'auteur mais je trouve que ça finit de manière trop cryptique. Par contre, il y a quelques idées intéressantes sur le personnage de l'auteur qui semble assez vieux con en dehors du monde, qui se prend à rêver d'une femme des années 50 (qu'il n'a pas connu) et qui doit confronter ses idées avec la réalité ensuite. Ça m'a évoqué "Pleasantville" avec cette image parfaitement lisse des années 50 qu'on confronte ensuite à la réalité. D'ailleurs la BD de manière globale m'a évoquée "Ruby Sparks", film sur un auteur et son personnage aussi. Maintenant, je dois dire que la BD semble inutilement longue dans son milieu, avec un moment qui oscille trop longtemps sur une idée avant que l'action ne reprenne. C'est sans doute parce que j'ai trouvé que ça n'apportait rien au récit, mais ce ventre mou est dommage, puisqu'il revient ensuite sur des bonnes idées que j'aurais aimé voir plus développé. En fin de compte, à la fin, je me suis dit que j'avais lu une BD qui est parfaitement en adéquation avec ce que j'ai lu de Cyril Bonin et qui pioche dans d'autres histoires comme Pygmalion mais à sa sauce. Sauf que je ne peux pas vraiment dire que c'est extraordinaire ou inoubliable pour le coup. C'est à lire, mais sans s'enthousiasmer trop.
Si je fais abstraction de Quintett, c’est avec cet album que je découvre véritablement Cyril Bonin. Chose amusante, même si je n’ai jamais lu ses autres œuvres, je (re?)connais sa patte graphique directe, un trait un peu ciselé et surtout cette tonalité orange et verte. Je n’en raffole pas mais ça le rend tout de suite très identifiable. Ici, la mise en page est fluide et agréable. Niveau récit c’est léger et tout aussi agréable, il est question de création, de mise en abîme, les personnages sont tous intéressants … mais malgré ces bons ingrédients et bizarrement, je n’ai pas été emporté plus que ça, je dois dire que j’ai aussi un peu vu venir la fin. Pas mal c’est tout pour ce tome, mais j’approfondirai volontiers sa bibliographie.
Ce récit peut être lu de diverses manières, et certains y verront du fantastiques là où d’autres n’y trouveront qu’une longue rêverie… C’est que le scénario est plutôt bien conçu qui nous entraine dans une mise en abyme dans laquelle l’auteur et son personnage sont amené à se rencontrer. Mais si l’idée en elle-même est assez plaisante, le déroulement de l’histoire n’empêche pas quelques longueurs ainsi que quelques égarements dans des pistes finalement peu utiles (même si l’on peut là aussi y voir une forme de rêverie de l’auteur, qui l’entraine vers la noosphère). Le dessin de Cyril Bonin est toujours aussi incisif. Son trait anguleux est adouci par ses teintes de prédilections (des tons roux, principalement). C’est toujours beau à voir et plaisant à lire. Au final, je ne peux pas dire que Stella m’ait passionné mais je ne me suis pas ennuyé et je trouve la conclusion du récit plutôt bien vue. Pas mal, quoi.
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