Le Club des inadapté.e.s
Martin, Edwige, Erwan et Fred savaient que ça finirait par arriver un jour... et c'est le plus gentil d'entre eux qui s'est fait tabasser, sans que l'on sache par qui ni pourquoi. Cette injustice les a tous blessés et leur colère débordante les a poussés à agir, à leur manière... forcément particulière.
Adaptations de romans en BD Adolescence Harcèlement scolaire La BD au féminin
Cati Baur scrute le petit monde de Martin Page avec son Oeil de lynx, son humour et la tendresse de son dessin. Un album à conseiller à ceux qui trouvent que la vie est nulle, que grandir, ça craint, mais qui croient aux supers pouvoirs de la solidarité et de l'amitié.
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| Date de parution | 15 Septembre 2021 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Je ne pense pas être le cœur de cible de cet album, mais il peut trouver son public. Un public que je verrais adolescent en priorité. L’idée de mettre en avant quatre ados qui se serrent les coudes face au rejet – voire au harcèlement – dont ils sont victimes, car tous « en marge » à différents degrés, est plutôt louable, et parlera au public visé. Mais j’ai trouvé que le récit manquait de nuance, était souvent trop caricatural. Chaque gamin est ainsi trop « typé », presque « essentialisé » (ses goûts scolaires, vestimentaires, etc.). De même, madame Bonasera, la prof de Maths, qui débarque dans leur collège, casquette de travers sur la tête, salopette et santiags, et la clope au bec, avec une attitude démago, désolé, mais je n’y ai pas cru un instant. A un moment, l’un des ados est violemment attaqué, et il va, avec l’aide de ses camarades, mettre au point une machine pour « égaliser les chances » (que ça ne soit pas toujours eux qui souffrent de quelque chose dans la vie). Ce choix parait bizarre, vu qu’il ne vise pas à améliorer leur situation à tous les quatre, mais bien à rééquilibrer en faisant souffrir d’autres enfants – ce qui du coup semble les faire passer de victimes à bourreaux, tout en perpétuant l’idée que des gens doivent souffrir dans la vie. C’est quand même assez moyen je trouve. Indépendamment bien sûr de la crédibilité d’une telle machine… La fin est un peu naïve et facile, happy-end maladroit. Ça passe sans doute mieux avec un jeune lectorat. Mais cette lecture m’a laissé sur ma faim.
Le Club des inadapté.e.s est l'adaptation du roman du même nom, à l'écriture inclusive près, de Martin Page. Il s'agit d'une aventure de 4 amis adolescents, réputés dans leur lycée pour être des marginaux, rejetés car leurs personnalités sont trop différentes de la norme pour réussir à se fondre dans la masse. Ensemble, ils se soutiennent et se confortent mutuellement dans leur originalité. Ils ont formé le Club des Inadaptés, se retrouvant dans la cabane qu'ils se sont construites dans un bois pour échapper au regard des harceleurs du lycée. Jusqu'au jour où l'un d'entre se fait tabasser par des inconnus sans aucune raison. Cet évènement va les changer, surtout la principale victime qui va faire un choix qui va aller jusqu'à inquiéter ses camarades. J'aime bien le concept de base de ces 4 ados originaux qui ont formé un groupe soudé et suffisamment solide pour qu'ils puissent entretenir leur extravagance en toute amitié. La façon dont ils sont représentés est un peu caricaturale, notamment dans l'habillement et les accessoires que l'auteure a choisi de leur faire porter pour accentuer leur différence, mais leurs personnalités sont sympathiques et leur originalité intéressante. L'histoire est assez réaliste... un peu trop même par moment car je dois dire qu'à un certain moment, l'intrigue m'a un peu plombé le moral. Ce qui m'a le plus déprimé, c'est ce choix qui est fait à un moment, plutôt que d'essayer d'améliorer la vie de ceux qui souffrent, de déprécier à la place la vie de ceux qui ne souffraient pas jusqu'à présent, bref de pousser tout le monde vers le bas malgré une volonté apparemment égalitaire. Moi qui étais légèrement contrarié au moment d'entamer de ma lecture, celle-ci a un peu accentué mon malaise. Heureusement, la fin est plus optimiste que cela et la conclusion est plutôt bonne. C'est donc une BD sympa, qui par certains aspects est presque aussi originale que ses protagonistes, mais elle ne m'a pas complètement charmé.
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