Un certain Daneri

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

La noirceur des récits de Carlos Trillo est magnifiée par les dessins d'Alberto Breccia qui jouent sur les textures, les collages et les effets du dessin à l'encre de chine.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Argentine Auteurs argentins Carlos Trillo Détectives privés

Daneri est un détective privé, ou ce qui peut s'en approcher dans l'Argentine des années 70. Pendant ces années de plomb, la dictature se respire et se sent comme un climat oppressif qui traverse l'ensemble des histoires de ce détective pas comme les autres. Engagé par certains clients ou au fil de ses rencontres, Daneri se tranforme en agent du destin malgré lui et aide à réaliser ce qu'il avait souvent décidé d'éviter. Le duo Carlos trillo - Alberto Breccia de Buscavida avait également inventé ce personnage et les 8 aventures indédites en France que contient ce livre. Texte: L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Avril 2021
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Un certain Daneri © Editions iLatina 2021

19/12/2021 | Gaston
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Par Gaston
Note: 2/5
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Je découvre ce nouvel éditeur qui publie des bandes dessinées venues de l'Amérique latine. J'espère qu'il va marcher parce que j'aime bien ses éditeurs qui publient des bandes dessinées d'autres pays comme l'Italie, l'Espagne ou l'Argentine. Cela change des États-Unis, de l'Angleterre, de l'Europe francophone et du Japon ! Malheureusement, j'ai pas trop aimé cet album fait par deux auteurs argentins que je connais bien. Ce sont des histoires courtes noir et cyniques comme il le faisait souvent avec comme fil conducteur un détective dont la personnalité est plutôt effacé je trouve. Les récits vont de 4 à 8 pages et habituellement pour que ce genre de récits courts fonctionne et reste dans la mémoire du lecteur, il faut une fin forte. Or, il n'y a que deux histoires dont je trouve la fin pas mal. Les autres ont souvent une fin un peu convenu (un bon exemple est celle du premier récit). Le principal problème vient du dessin de Breccia. Je suis habitué à son style spécial qui est pas très lisible sur plusieurs cases, et ici cela ne fonctionne pas. Si j'aime bien ce style pour illustrer des récits de Lovecraft ou des récits étranges comme Perramus, cela l'est moins pour des récits de polar conventionnel. Pour moi c'est comme si on avait fait dessiné 'Jérome K Jérome Bloche' par Fred ou Druillet. Le plus drôle est qu'on à droit comme bonus au croquis du dernier récit et là le dessin est beaucoup mieux pour ce genre d'histoires. Perso, j'aurais plutôt vu quelqu'un comme Eduardo Risso au dessin, mais même là cela n'aurait pas sauvé des récits qui sont la plupart du temps sans saveur.

19/12/2021 (modifier)