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Peuple invisible

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius 2007, Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir 2013), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. À travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.


Gekiga Seinen

Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gekiga, le mouvement fondé en 1957 par Yoshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunoki avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un Japon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le Japon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Texte: L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Mars 2020
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Peuple invisible

07/09/2021 | Gaston
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Tiens, encore du gekiga, quoique cet auteur innove en mettant ses récits à l'époque des samouraïs au lieu de faire du contemporain (sauf dans le cas d'un récit) et il y a un récit en plusieurs parties. J'ai été surpris par le ton de la plupart des récits. C'est moins glauque que les autres albums de gekiga paru chez Cornelius que j'ai lus et par moment c'est même poétique. Dommage que la plupart des histoires courtes ne m'ont pas paru mémorables et parfois je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir, peut-être à cause des différences culturelles entre un Japonais et moi. En fait, si je mets la moyenne, c'est à cause du récit en plusieurs parties. Là j'ai plus de temps pour apprécier l'intrigue, et le personnage de l'aveugle est vraiment touchant. J'ai bien aimé le dessin. Donc voilà, ce n'est pas indispensable pour moi, mais si vous voulez découvrir ce mangaka qui est mort bien jeune (30 ans !), c'est à emprunter.

07/09/2021 (modifier)