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Memento mori

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Une autobiographie sincère et didactique sur les lourdes conséquences d’un AVC… sans gravité !


Auteurs nordiques Autobiographie Maladies et épidémies

Le 4 décembre 2015 avait tout d’une belle soirée. Un projet d’exposition sur le point d’être finalisé, un bon film entre amis, quelques mots doux échangés avec son amoureux… Quand Tiitu s’endort paisiblement dans son appartement de Tampere, elle est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer, qu’une hémorragie cérébrale va la conduire, à 37 ans et en l’espace d’une nuit, au bord du précipice.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Mars 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Memento mori

27/06/2021 | Ubrald
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Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Canarde

C'est un roman graphique qui raconte l'expérience d'une maladie. Une maladie qui vous coupe de la communauté générale et vous fait entrer un temps, pour partie à l'intérieur de vous même et pour partie dans un protocole hospitalier inconnu et répétitif. Ici il s'agit d'un AVC (accident vasculaire cérébral) d'une jeune finlandaise dessinatrice de BD. Le point de vue est résolument celui du malade. Je le mettrais entre "quand vous pensiez que j'étais mort" pour le point de vue interne et Sous l'entonnoir pour l'observation de la vie entre les murs. J'avoue que je viens de passer quelques jours à l’hôpital pour une opération simple et voir décrire si précisément le ressenti de la personne "en bonne santé" qui se trouve plongée, bien malgré elle, dans l'univers de l'hôpital, m'a touché. La description du coté banal des gestes médicaux qui se répètent chaque jour, mélangé à la prise en charge de l'urgence est parfaitement réussi... On est à la fois surpris et déprimé de constater que le quotidien du malade hospitalisé est exactement le même en Finlande qu'en France (personnel qui parle d'autre chose en te soignant comme si tu étais un objet, ou grands sourires infantilisants, protocoles imperturbables, équipe de jour, équipe de nuit, brancardiers peu loquaces ...) La fatigue, et l'angoisse de ne pas en voir le bout... l'imagination qui cherche à se rendre compte de ce que sera la vie à la sortie de l’hôpital, puis après, combien de temps pour que tout revienne à la normale, va-t-on revenir à la "normale" ? Je ne sais pas si une personne qui n'a pas du tout vécu la chose de l'intérieur pourra en être aussi touchée. Cela peut justement être un outil pour l'entourage d'un malade, pour l'aider à se rendre compte. En tout cas l'outil graphique utilisé est très réussi (jus des 2 ou 3 lavis différents qui s'assemblent en de belles compositions, parfois un peu de craie plus claire quand on a oublié de réserver un blanc, contours de la grille noirs et réguliers). La première page rend bien cet équilibre froid, où même le rouge ne réchauffe pas . Memento mori : souviens-toi que tu vas mourir.

17/07/2021 (modifier)