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Ne m'oublie pas

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Road-movie en bande dessinée réunissant une jeune fille et sa grand-mère.


La BD au féminin Les maladies neurodégénératives Maladies et épidémies Road movie Troisième âge

La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie. Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Janvier 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Ne m'oublie pas

07/03/2021 | Calimeranne
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L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai plutôt bien aimé cet album même si je trouve qu’il force parfois le trait lors de certains événements. La toute fin, par exemple, tombe dans le spectaculaire inutile alors qu’une fin plus sobre ou plus poétique aurait mieux fonctionné avec moi. Au rayon des qualités, un thème principal bien exposé, des personnages crédibles, un dessin qui va à l’essentiel et recentre toujours la lecture sur les personnages, une écriture fluide et peu envahissante. Résultat : un album qui se lit vite… et qui nous déprime tout aussi rapidement. Beaucoup de lecteurs se projetteront à la lecture de ce récit de fin de vie puisque son thème est universel et empathique en diable. Pour ma part, j’ai été touché mais pas subjugué. Sans doute à cause du final et de quelques passages trop démonstratifs à mon goût, mais aussi à cause de sujets un peu parasites (les questions d’identité sexuelle d’un des personnages, par exemple), peut-être également du fait qu’il s’agit d’un récit exclusivement féminin (les hommes en sont exclus et ceux qui apparaissent sont soit cons, soit violents, soit menteurs, soit tricheurs soit les quatre à la fois) ou alors c’est simplement le caractère très déprimant du sujet qui m’a plombé le moral. Mais c’est un bel album. A lire !

03/06/2021 (modifier)
L'avatar du posteur ThePatrick

La couverture. C'est cette magnifique couverture, tendre et poignante, qui m'a fait tourner cet album en tête pendant près d'un mois avant que je finisse par le lire. Comme beaucoup de gens, mes grands-parents ont fini en maison de retraite, et du jour où ils y sont entrés, se sont laissés aller et ont descendu puis dégringolé la pente. On pourra comprendre que, comme la mère de Clémence dans l'album, je considère cela comme un mal "nécessaire". Quand arrive le "calmant léger", qui laisse l'aïeule dans un état d'hébétude complet, Clémence fait ce qu'elle estime juste, avec courage et inconscience, et enlève sa grand-mère de cet univers qui l'aliène et lui ôte la possibilité même d'être. C'est le point de départ d'une longue route pour retourner voir une dernière fois la maison d'enfance de la grand-mère. Ce voyage mélangera des aventures objectives, l'exploration de sentiments, beaux, difficiles, douloureux, et des souvenirs. Cette route sera semée d'embûches, et on comprendra très vite que s'occuper d'une personne souffrant de démence relève du sacerdoce. C'est avec beaucoup de justesse, de tendresse et de douceur qu'Alix Garin fait passer un large éventail de sentiments, et je suis admiratif de la façon dont elle parvient avec une pudeur impressionnante à représenter les non-dits. Ne m'oublie pas est un très, très bel album à l'équilibre délicat, qui laisse la gorge serrée.

01/04/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

Nous sommes tous à un moment de notre vie confrontés au vieillissement de nos aînés, parents ou grands-parents, et à la peur de les voir partir. Je pense qu’on peut donc tous être potentiellement touchés par l’histoire de Clémence, une jeune femme qui refuse de voir sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer dépérir dans une maison de retraite dont elle tente sans cesse de s’enfuir… Ne supportant plus de voir sa grand-mère dans cette situation, Clémence décide sur un coup de tête de l’enlever pour l’emmener voir sa maison d’enfance. L’histoire tourne donc essentiellement autour de cette fuite, sorte de road-movie en bande dessinée dont on comprend rapidement qu’il ne se terminera pas très bien (mais n’est-ce pas le principe des road-movies ?) Certes le récit et le procédé n’ont rien de bien original, mais c’est très joliment raconté. On trouve tout au long de l’album ce qu’on s’attend à trouver : des souvenirs et de la nostalgie, des instants de complicité, des moments plus durs lorsque la grand-mère de Clémence n’est plus lucide, de l’humour et de l’émotion. Et tout cela fonctionne à merveille, sans doute car l’histoire racontée possède un caractère universel, mais aussi parce que l’auteure parvient à transmettre les émotions au travers d’une narration maîtrisée et d’un dessin très expressif. J’avais quelques réserves au sujet du dessin au premier abord. L’album s’ouvre sur une scène où le minimalisme des décors m’a un peu gênée, mais petit à petit j’ai fait abstraction de cet aspect et du côté un peu trop lâché à mon goût pour en apprécier la fluidité, ainsi que l’expressivité des personnages. En fin de compte je pense que ce dessin est plutôt réussi, et sachant qu’il s’agit du premier album d’une toute jeune auteure je le trouve très prometteur. Autant je pleure… (lire plus)

07/03/2021 (modifier)