Chez Adolf

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Qu'aurions-nous fait à partir de 1933 si nous avions été Allemands ? En suivant le parcours des habitants d'un immeuble dans une ville d'Allemagne, Chez Adolf raconte la montée du nazisme et ses dégâts irréversibles.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Allemagne Nazisme et Seconde Guerre Mondiale, vus par les Allemands Nazisme et Shoah Rodolphe

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Juin 2019
Statut histoire Série en cours 3 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Chez Adolf © Delcourt 2019

25/01/2021 | PAco
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Par PAco
Note: 4/5
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"Chez Adolf" nous replonge dans l'Histoire allemande au moment précis où Adolf Hitler devient chancelier de l'Allemagne et va petit à petit installer son régime politique avec les conséquences que nous connaissons... L'intérêt de cette série tient à l'angle de vu choisi par Rodolphe pour nous raconter cela. C'est par le biais du professeur Karl Stieg que nous allons comprendre l’insidieuse poussée du nazisme et comment petit à petit chacun va suivre ou subir sa doctrine au quotidien. Ce dernier réside dans un immeuble surplombant la brasserie "les joyeux amis" qui commence par changer d'enseigne le jour de l'élection de l'Adolf Hitler ; ce sera désormais "Chez Adolf", le patron portant le même prénom que le nouveau chancelier... et partageant également ses convictions. Karl Stieg, personnage cultivé restant en dehors des affaires politiques de l'époque va rapidement se trouvé confronté à faire des choix. Entre les jeunesses hitlériennes qui embrigadent les plus jeunes et les lois anti juifs et bolchéviques qui tombent, l'ambiance se tend et ne pas choisir revient à se proclamer "ennemi". Chaque famille de l'immeuble, du tenancier en passant par la famille juive que tout le monde connaît va alors vivre ces événements de façon différente. Et c'est toute la force de cette série que de nous montrer comment par une succession de petits coups de boutoir et un embrigadement sournois une population entière a pu se laisser embrigader dans le nazisme. Entre peur et résignation le mal s'est installé et a pris le dessus sur le "bon sens". Le dessin réaliste de Ramon Marcos est plutôt bon, même si certaines cases auraient parfois mérité un peu plus de travail sur les détails et les visages, mais il passe très bien grâce à la colorisation très raccord avec l'époque que propose Dimitri Fogolin. C'est donc avec curiosité que je lirais la suite, agréablement surpris par ce début de série. (un 3.5/5 arrondi au supérieur)

25/01/2021 (modifier)