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Convers(at)ion

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Joute verbale philosophico-humoristique.


Auteurs Canadiens

Un mort cherche à connaître son sort et questionne Dieu. Mais celui-ci est désabusé, et les questions du type le gonflent. Qu'est-ce que Dieu. Qui est-il ? Qu'est-ce qu'un homme ? Amusante rencontre, conversation à bâtons rompus (à force de se donner des coups).

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Convers(at)ion
Les notes (1)
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17/11/2020 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Leif Tande est un auteur que j’aime bien. Il a publié pas mal d’albums, souvent au petit format, chez de petits éditeurs (québécois comme lui pour la plupart), mais c’est généralement original et intéressant. Et c’est encore le cas ici. Il n’y a que deux personnages dans cette histoire, un homme (celui représenté en couverture) – qui visiblement vient de mourir, et Dieu. L’intrigue est totalement centrée sur leur dialogue, leurs échanges (de mots, mais presque de tirs, étant donné la teneur plus que moqueuse de Dieu à l’égard du pauvre type qui essaye désespérément de nouer une relation avec lui). On retrouve ici certains des ressors que j’avais déjà vus (et beaucoup appréciés !) dans le premier tome de La Nostalgie de Dieu de Dubuisson. Le cynisme de Dieu contraste avec la naïveté de son interlocuteur. Le type cherche à comprendre ce qu’il fait là, comment il peut être en face de Dieu. Et surtout pourquoi celui-ci s’adresse à lui de façon si cynique et ironique. Quant à Dieu, il amène la chute finale (qu’on voit quand même arriver dans les grandes lignes quelque temps avant) de façon amusante. En effet, malgré l’absence totale de décor, et dans un cadre très minimaliste, Leif Tande réussit à rendre intéressante cette « histoire », centrée sur deux personnages, souvent en gros plan. Il multiplie les points de vue, voire les styles graphiques, pour varier les plaisirs, mais je ne me suis jamais ennuyé, même si j’attendais parfois plus de vacherie de la part de Dieu. Alors, c’est sûr, certains y trouveront des longueurs, d’autres auront du mal à se faire à l’aspect assez aride, simpliste du procédé et du dessin. Mais j’y ai trouvé mon compte, et arrondis donc à l’étoile supérieure (note réelle 3,5/5), toujours ravi de rencontrer des œuvres qui sortent de l’ordinaire, c’est la prime à l’originalité ici.

17/11/2020 (modifier)