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Watchmen

Note: 4.19/5
(4.19/5 pour 88 avis)

Will Eisner Award 1988 : Best Finite Series/Limited Series & Best Graphic Album Angoulême 1989 : Alph-Art du meilleur album étranger Le mythe des super-héros revisité par Moore et Gibbons... L'ultime chef-d'oeuvre du genre.


Alan Moore Angoulême : récapitulatif des séries primées Auteurs britanniques BD adaptées en séries télévisées live BDs adaptées en film Best of 1980-1989 Couleur de peau : bleu DC Comics Gros albums Les meilleurs comics Les Uchronies Science-Fiction, le best-of Super-héros Watchmen Will Eisner Awards

New York, 1985. Alors qu'une guerre nucléaire menace d'éclater, les Watchmen - un groupe de super héros justicier mis hors la loi quelques années plus tôt - reviennent sous les feux de l'actualité par les pages de faits divers. Edward Blake, alias le Comédien, a été assassiné... C'est le début du terrible soupçon qui pousse Rorschach, le détective psychotique en imper et chapeau mou, à avertir ses anciens partenaires, le Hibou, ancien justicier devenu bedonnant, Ozymandias, l'industriel le plus intelligent du monde, Dr Manhattan, l'homme bleu... L'alerte est donnée : "il y a un tueur de masques après nous !" Alors, tandis que les aiguilles se rapprochent inexorablement de minuit, commence une traque sans pitié où chacun apportera sa pièce du puzzle, pour révéler peu à peu l'inimaginable vérité...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1987
Statut histoire Série terminée (Uniquement disponible en intégrale) 1 tome paru
Couverture de la série Watchmen

17/08/2001 | Loïc
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Par Matagot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Et tout ça malgré un dessin qui me laisse souvent de marbre... sans doute avec intelligence pour laisser assez de place à son histoire. Vraiment, quelle claque que ce scénario ! Des personnages semblant inspirés de des héros classiques (Batman, Punisher...) révèlent leur coté sombre, naïf, humain ou inhumain. Tout y passe avec finesse, le bien, le mal, la fin qui justifie les moyens. Rien à dire pour moi, il faut lire et relire Watchmen.

21/02/2021 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur DCD

J'ai découvert Alan Moore au début des années 90 par le biais de Watchmen. Et j'ai découvert "Watchmen" par le biais de son tome 4 ("le Hibou") dans la série en 6 tomes, emprunté à la médiathèque par un proche. Pas facile de commencer une œuvre dense et complexe par le milieu, car on reste sur sa faim et on se questionne aussi beaucoup. Alors on réfléchit à partir des indices que l'on a trouvés et on essaie de savoir qui étaient les "Minutemen", qui sont les héros contemporains cités et quels sont leurs liens. Puis on comprend que cette bande dessinée évoque non seulement des personnages, mais aussi leur passé, le contexte de celui-ci, et par là, comment les raisons de leur chanement. Bref, on apprend que des personnages dessinés peuvent avoir de l'épaisseur et qu'il me faudra à tout prix lire l'ensemble des tomes. Cahin-caha, je parvins à lire les premiers volumes et le numéro 3 ("Rorschach") va changer ma perception de la bande dessinée (et mes exigences vis-à-vis de cet art). En une douzaine de cases dénuées de dialogue, Rorschach va résoudre une affaire horrible d'enlèvement d'enfant et le lecteur en rester pantois. Tout le reste est à l'avenant et vous le découvrirez dès les premières pages avec la double lecture de certaines cases que l'on peut lire à raison d'une sur deux. Un chef d’œuvre.

24/11/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Face à l'ampleur du monument, je n'ai pas pu me résoudre à rédiger un avis traditionnel, qui n'aurait répété que de manière maladroite ce qui a déjà été dit avant. Avec le texte un peu particulier ci-dessous, j'ai voulu rendre hommage à ma manière aux immenses artistes qui sont derrière ce chef-d'oeuvre, de façon un peu différente de d'habitude. J'espère que ça vous plaira quand même... :) J’ai vu… J’ai vu des faucons tomber des nuées célestes. J’ai vu des étoiles se décrocher de la voûte infinie qui les portait. J’ai vu la gloire fanée d’hommes qui se croyaient immarcescibles. J’ai vu la gloire immarcescible d’hommes qui se savaient fanés. J’ai vu des hommes sans lois, des hommes sans Dieu, des hommes vides. Un monde vide. Rempli d’atomes, mais vide. Rempli de feu, de haine, de désespérance. Rempli de néant. Et au milieu du chaos, j’ai vu des hommes se lever. Des hommes, des femmes, qui croyaient. Ils croyaient en la justice. Ils croyaient en l’humanité. Ils voulaient la défendre. Ils voulaient la garder. J’ai vu les Gardiens. J’ai vu le Comédien. Violent, cynique, inhumain. Mais rattrapé par son humanité. « Je préfère avoir des remords que des regrets » disait Lord Henry dans Le Portrait de Dorian Gray. Pour le Comédien, c’est faux. Les remords le rongent, le dévorent de l’intérieur. Les remords vont l’assassiner. Les remords étouffent sa dernière lueur de rédemption. J’ai vu le tout-puissant Docteur Manhattan. Plus qu’un homme, moins qu’un dieu. Un titan capable de transformer le monde. Un surhomme capable de lire le temps. Un homme incapable de le modifier… La logique pure. Un petit conglomérat d’atomes errant dans un vaste conglomérat d’atomes. Plus d’émotions, plus d’humanité. Existe-t-il encore une âme au fond de ce puits de connaissance infini dénué de sentiments ? J’ai… (lire plus)

06/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Lorsque j’ai découvert Watchmen, j’ai été littéralement submergé par une émotion nouvelle que j’avais rarement ressentie à la lecture d’un comics. Je découvrais une véritable merveille sur le sens de la vie dans le chaos du monde. Il faut dire que dès sa sortie en 1986, cette œuvre avait bouleversé le monde de la bande dessinée en remportant successivement la plupart des prix et récompenses. Le succès a été tout de suite au rendez-vous. Les critiques ont été élogieuses. Il faut comprendre que ce n’est pas une œuvre comme les autres. Elle a un côté innovateur et sophistiqué qui la place loin devant les autres. C’est une œuvre qui fait référence. Le monde du comics a changé après Watchmen en devenant un peu plus mature. Tout d’abord, on observe un style narratif incomparable avec une lecture sur plusieurs niveaux ! Que dire également de ces cases d'une sidérante beauté visuelle! Et pour couronner le tout, nous avons droit à un scénario intelligent et maîtrisé! Cette BD révèle une véritable personnalité artistique. C'est un style hors du commun qui pousse la qualité de cette histoire à un très haut niveau. A côté de cette BD, l'autre Monument Amour du comics Batman - Dark Knight fait vraiment pâle figure. Chaque case est à étudier avec parcimonie car il y a des détails qui paraissent insignifiants à première vue et qui se révèlent importants pour la compréhension de l'histoire. Une œuvre d'art sensorielle où l'auteur capture le secret des êtres au coin d'un regard. On pénètre dans l'intimité de ces supers héros avec un certain parti pris mais qui peut varier selon la perspective d'un personnage à l'autre. Les rapports entre eux sont complexes et évolutifs. Cela plaît à un public qui va au-delà du… (lire plus)

27/05/2007 (MAJ le 05/02/2015) (modifier)
Par Thobias
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Une vraie réussite. Enfin un comic intelligent sur des super héros. Le seul que j'ai lu qui se trouve dans ce cas pour ma part. Quelle idée géniale que ces supers héros sans pouvoir et fatigués qui pensent faire régner l'ordre à eux seuls. Plusieurs personnages sont particulièrement marquants : le comédien, cette brute épaisse, Ozymandias le cynique (peut-on réellement lui donner tort) et surtout Rorschach le nihiliste misanthrope et paranoïaque dont la personnalité complexe ne peut que fasciner.

22/05/2014 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Une "série" qui nous fait voir les super héros sous un jour différent. Le scénario est plutôt sombre, addictif mais surtout très bien ficelé. Nous voilà devant une sorte d'enquète policière au déroulement atypique puisque menée sous la forme d'une alternance de moments passés et présents. Chaque personnage y joue un role prépondérant et ils possèdent tous une psychologie propre et recherchée. Le thème colle bien avec l'actualité de l'époque (milieu des années 80), cette peur de l'apocalypse nucléaire en pleine guerre froide qui traduit une sorte de sentiment de malaise que l'on ressent souvent dans les oeuvres de Moore. Le seul défaut réside pour moi dans les dessins qui ne s'avèrent au demeurant pas mauvais mais d'un style assez vieillot et avec des couleurs beaucoup trop "flashy" à mon goût. Bref, nous voilà devant une histoire de super héros aussi époustouflante que peu banale et comme seul Alan Moore sait les écrire. Un ensemble qui aurait pu atteindre la perfection si les dessins avaient été à la hauteur de ce scénario tout simplement génial du début à la fin.

18/12/2012 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yannis

Watchmen est un chef-d'oeuvre de ceux qui ne laissent personne indifférent. Le plus incroyable, c'est qu'à chaque relecture de nouveaux détails apparaissent. Le nombre de critiques sur cette oeuvre est je pense assez explicite. Le seul bémol que je soulignerais est pour les couleurs qui ont un peu vieilli mais cela ne gâche pas l'ensemble. A lire d'urgence

04/08/2010 (modifier)
Par RR15
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Je viens de terminer la lecture de ce gros pavé et un seul mot me vient à l'esprit à la seconde où j'écris : PUISSANT. Ayant déjà lu et apprécié de nombreux classiques d'Alan Moore, je me rends vraiment compte ici du génie de cet auteur. Malgré un dessin rebutant à la première approche et mon dégoût pour la science-fiction, j'ai été littéralement transporté par cette uchronie tellement complexe et dérangeante. A lire et relire.

02/06/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Gargantoine

J'ai découvert les Watchmen peu de temps après la sortie du film (film qui n'a pas attiré mon attention dans un premier temps). C'est plutôt cette couverture noire, jaune et rouge qui m'a interpellé. J'ouvre ce livre, jette un oeil sur quelques pages : la première planche me plaît. On a l'impression de lire un story-board, l'effet est sympathique. Les couleurs me plaisent aussi. Elles sont vives, tranchées, elles mettent une ambiance que j'ai rarement vue dans une bande dessinée. Ca y est je me lance, j'achète ce gros pavé, on verra bien... Aucune déception durant la lecture, le niveau graphique (dessins+couleurs) est à la hauteur de mes attentes et de mes premières impressions. Côté scénario, l'histoire est fluide, on se laisse guider. La BD est parsemée de quelques éléments supplémentaires (type roman), pour apporter de la crédibilité à l'histoire, et des explications qui permettent au lecteur de bien cerner l'environnement des personnages. Chaque chapitre se concentre sur un personnage à la fois, ce concept me plaît bien... Et puis arrive déjà la fin. La Fin qui me convient, car elle est à la hauteur de tout le reste (j'avais peur d'une mauvaise fin "en queue de poisson"). 5 étoiles, car cette BD est vraiment incontournable, l'ensemble est "puissant" ! Je conseille bien évidemment l'achat de ce livre qui, même acheté sur un coup de tête au départ, aura changé mon regard sur la BD en général.

16/11/2009 (modifier)

Watchmen n’est pas un comic mainstream de super-héros. Ce n’est pas que ça ! Arrêter sa pensée à cette conclusion serait lui faire injure. En effet, à partir de ce qui pourrait n’être qu’une banale histoire de meurtres en série de super-héros, Alan Moore nous livre une vertigineuse réflexion sur quelques sujets essentiels comme le sens (et l’intérêt ?) de la vie et de la mort, le destin (hasard ou déterminisme), l’illusion du temps et quelques considérations de macro-économie et de géopolitique tout-à-fait intéressantes. Pour avoir déjà lu From Hell, je savais que Moore est un auteur puissant qui livre des histoires riches, de la lecture desquelles on ressort marqué et admiratif. Ici, chaque personnage (super-héros) semble représenter une certaine façon d’appréhender le monde : - Froidement analytique et calculatrice (Ozymandias) - Prédatrice, soumise à ses plus bas instincts, opportuniste et sans scrupules (le Comédien) - Romantique et sentimentale (le Hibou) - Détachée des considérations affectives, purement cérébrale (Doc Manhattan) - Manichéenne mais nourrie d’une perception biaisée de la réalité (Rorschach) Le personnage de Laurie Juspeczyk (sorte de super-héroïne malgré elle) enfin, échappe à une description aussi concise, et pour cela peut-être, il est très attachant. Mais à mes yeux le plus fascinant, le plus charismatique, le plus intéressant est Doc Manhattan, que Moore présente comme “une certaine forme d’organisation électromagnétique ressemblant à une conscience”. Ce personnage, qui n’est pas sans rappeler l’homme floristique de Swamp Thing a, comme lui, subi une violente et irréversible mutation tant mentale que physiologique. Cette mutation, à l’origine de ses super pouvoirs va transformer sa vision du monde. Assez ironiquement, Moore inflige à ce personnage qui se destinait initialement au métier d’horloger, une expérience qui va lui faire ressentir au plus profond de lui-même la relativité du temps ! Fort de cette… (lire plus)

01/08/2009 (MAJ le 16/11/2009) (modifier)