Kilt le Picte

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

Jeune garçon intrépide, Kilt le Picte cherche l'aventure dans une Écosse médiévale où règne la magie.


Albums jeunesse : 6 à 10 ans Mythologie celtique

Kilt est le fils de Barak, chef d'une tribu picte. Il rêve d'aventures mais il est encore trop jeune pour se joindre aux fiers guerriers du village. Une nuit, le druide Graverok lui apprend qu'une catastrophe menace la terre des Celtes (enfin, des Pictes, quoi) : Tyrlyr, la laie magique, est dans une colère terrible, et va tout ravager sur son passage. Graverok sait comment l'arrêter : il faut verser un somnifère magique dans le cours d'eau auquel elle s'abreuve. Kilt subtilise la fiole de somnifère et la carte du territoire de Tyrlyr au druide, et part arrêter lui-même le redoutable sanglier (enfin, la laie, quoi). Non loin de là, dans un château breton, Arthur, le jeune fils du seigneur, a vu en rêve Tyrlyr s'attaquer à des guerriers. Comme aucun des chevaliers de son père ne veut l'écouter, Arthur part seul à la recherche de la laie magique. Sa route croisera, évidemment, celle de Kilt, et les enfants des deux peuples ennemis de toujours deviendront amis.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2000
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série Kilt le Picte
Les notes (3)
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09/02/2003 | Cassidy
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Petite série jeunesse plaisante à lire mais un peu trop superficielle à mon goût. Les intrigues, en effet, et même si elles s’adressent à un jeune public, sont un peu trop simplistes. L’univers celte exploré méritait à mes yeux un traitement plus approfondi. Ici, les personnages, comme l’environnement, sont très basiques. Même le jeune héros ne nous est pas spécialement bien présenté. C’est vraiment regrettable car, par ailleurs, le dessin est agréable à l’oeil. Chaud, riche, toujours bien lisible, il est faussement réaliste, aurais-je envie de dire. L’artiste, en effet, se permet d’accentuer les mimiques de ses personnages juste ce qu’il faut pour que ce trait sorte du réaliste pour flirter avec le cartoonesque. C’est très intéressant à mes yeux car fait avec parcimonie et discrétion. Les personnages y gagnent en expressivité sans que la série perde son côté « conte de fée » classique. Trop âgé, je suis mal placé pour juger la série. Je pense qu’elle plaira aux jeunes lecteurs, mais sans les passionner à outrance. A emprunter, sans doute. A posséder peut-être, mais ce n’est pas un achat prioritaire dans cette catégorie.

18/04/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

La lecture des aventures de Kilt le Picte n'a pas été aussi désagréable que cela surtout au niveau du dessin. Il est simplement dommage que le scénario soit si mince. Par ailleurs, il n'y a qu'une trentaine de pages ce qui laisse peu de temps pour développer une certaine psychologie des personnages. On évolue dans le monde celtique, des druides, des fées et des lutins. La magie et le fantastique occupent une large place mais leur introduction paraît presque artificielle. Bref, cela manque singulièrement de subtilité avec un traitement trop linéaire. La série ne compte que deux tomes. Son auteur l'a abandonné pour vivre d'autres passions en Nouvelle-Zélande.

09/10/2008 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5

Je sais bien que c'est de la BD pour enfants et qu'ils sont moins exigeants que les grands quant à la qualité des BD, mais là, quand même, y a de l'abus ! Désolé d'être une fois de plus méchant envers l'auteur, mais ça m'étonnerait pas qu'il ait de la famille bien placée chez Delcourt, Frank Victoria, pour avoir réussi à leur faire publier 2 tomes de ce pauvre navet ! Il suffit de voir le dessin : ça fait illusion deux secondes parce que ça a été mis en couleurs, mais le trait lui-même, beurk !!!! Les personnages sont vraiment très moches, mais surtout, ça sent le dessin d'amateur à plein nez ! Sérieux, il y a des fanzines de lycée où les auteurs ne dessinent pas moins bien que ça. C'est tellement bourré d'erreurs de perspective que tout à l'air tout plat... Si vous avez l'occasion de feuilleter le tome 1, regardez par exemple sur la planche 2 (je l'ai mise dans la galerie) comment la fille qui sert à boire tient son tonneau : dans la réalité, il se casserait la gueule, le tonneau... Regardez l'épée sur la quatrième de couverture : soit elle est au trois quarts plantée dans le trône, soit la lame est beaucoup plus petite que ne le laisse supposer la poignée, soit le dessineux a tout simplement merdé comme un débutant... Toujours dans le tome 1, la forme de l'arbre autour duquel Kilt et Arthur se rencontrent change selon les planches ; le même dessin de marcassin est utilisé deux fois (mais retourné, pour que ça se voit moins)... Bon, bref, comme je le disais, c'est du niveau d'une BD de fanzine lycéen : les gens qui les font dessinent mieux que leurs petits camarades de classe certes, mais ils ont encore du boulot avant d'inquiéter les pros. Frank Victoria, pareil : c'est pas demain qu'il arrivera à la cheville des pointures de l'écurie Delcourt. Le texte, n'est, hélas, pas meilleur. Le scénario est assez indigent ; là encore, je sais, faut pas oublier que c'est pour les mômes, mais bon, l'intrigue est vraiment légère, hein. Et puis surtout, même s'il ne voulait pas faire une BD éducative, moi je dis que quitte à déterrer les Pictes, pauvre peuplade oubliée (jamais plus de 5 lignes dans les encyclopédies) qui ne demandait rien à personne, autant pas faire n'importe quoi avec... Même dans Astérix, y a plein de trucs historiques authentiques. Là, on est vraiment dans une Écosse médiévale d'opérette. Par exemple, les Pictes ont disparu au IXème siècle, mais dans la BD, le château de leurs voisins et ennemis bretons est beaucoup trop balaise pour une construction de cette époque reculée. C'est d'autant plus étrange que les Pictes, eux, vivent dans des cahutes de pierre : si les Bretons qui vivent près de chez Kilt ont une telle avance en matière d'art militaire sur leurs ennemis les Pictes, pourquoi ne les ont-ils pas encore massacrés, hein ? À cette époque, quand tu étais plus fort que la peuplade d'à côté, tu l'éradiquais sans états d'âme, hein, tu la laissais pas subsister à côté de ton château par charité chrétienne. À propos de charité chrétienne, comment se fait-il qu'au IXème siècle, Bretons et Pictes jurent encore par la déesse celte Danu ? Les cathos ont oublié de passer dans ce coin-là de l'Écosse pour les évangéliser ? Un gros château comme ça, ils l'ont manqué ? Oui, oui, oui, pour la 3ème fois, je sais que ça s'adresse aux enfants, et qu'ils s'en branlent, les mômes, de la véracité historique. Mais c'est pas parce qu'eux s'en foutent que ça autorise à leur raconter n'importe quoi ! Bref, une série terriblement médiocre, à déconseiller fortement à vos marmots.

09/02/2003 (modifier)