Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (To Kill a Mockingbird)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Adaptation du roman de Harper Lee : To Kill a Mockingbird


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Adaptations de romans en BD Racisme, fascisme [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

Livre culte dans le monde entier, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur raconte l’histoire d’Atticus Finch, jeune avocat, qui élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Lorsqu’il est commis d’office pour la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche, la vie de la petite famille bascule. Nous sommes dans les années 1930, dans une petite ville de l’Alabama et certaines vérités peuvent être dangereuses à démontrer…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Novembre 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
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28/11/2019 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
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To kill a mockingbird est un roman de Harper Lee paru en 1960 et qui fait partie des classiques de la littérature américaine. L'action se déroule dans les années 30 dans une petite ville d'Alabama et a pour narratrice une jeune fille de 7 à 8 ans. Au travers des yeux de la fillette, nous découvrons le monde qui l'entoure, les jeux avec son grand frère et un garçon de son âge qui vient dans leur ville chaque été, ses relations avec ses camarades d'école pour beaucoup très pauvres et l'institutrice peu dégourdie, son angoisse face à une maison du voisinage où vit un homme reclus depuis sa jeunesse et qui n'en est jamais sorti, et enfin et surtout la carrière d'avocat de son père qui est l'un des rares citoyens de leur ville dévoué à la défense des droits des noirs. Ce sont beaucoup de thématiques qui se mêlent et il en ressort une vision intéressante de la vie dans le sud des Etats-Unis à l'époque, de la relation entre riches et pauvres, et entre blancs et noirs. Et c'est surtout sur la fin une dénonciation du racisme et du fait qu'à l'époque la parole d'un blanc, aussi miséreux et impopulaire soit-il, était forcément plus forte que celle de n'importe quel noir. Paradoxalement l'histoire ne met en scène quasiment que des blancs et justement membres d'une famille très tolérante envers les noirs. C'est précisément ce contexte familial là qui accentue la surprise de la jeune narratrice quand elle réalise que la société qui l'entoure est largement moins tolérante qu'elle. Cet album est une adaptation probablement fidèle et cela se ressent dans sa densité. Ses presque 300 pages comportant une bonne part de texte narratif se lisent longuement et l'intrigue met un moment à se mettre en place. N'ayant pas lu le roman, je me suis demandé pendant plus de la moitié de l'album où voulait en venir l'auteur et vers quoi son récit allait finalement tendre. Simples souvenirs d'enfance ? Roman graphique intimiste ? Histoire glauque autour du gars reclus dans sa maison ? Soucis avec l'ami un peu mystérieux qu'on ne voit que durant les mois d'été ? En fait, au final, c'est surtout la dénonciation du racisme de l'époque qui prévaut. Il faut aimer la lenteur du rythme romanesque qui ne convient pas toujours quand on lit une BD. Il permet cependant une plongée instructive dans l'ambiance d'une petite ville d'Alabama à l'époque, loin des clichés classiques de racisme et de haine même si pourtant ces sentiments apparaissent bien malheureusement en trame de fond. Le fait de montrer cela par les yeux d'une enfant qui, aussi intelligente et vive soit-elle, s'intéresse le plus souvent à ses jeux et à ses bisbilles avec son frère rend l'ensemble plus léger et moins convenu. Le dessin est de très bonne qualité. Il est certes un peu académique et pas vraiment dynamique, mais il convient bien à ce type d'adaptation et il est doté de belles couleurs rappelant l'aquarelle. Une bonne adaptation donc même si je dois dire que le récit ne m'a pas vraiment passionné.

28/11/2019 (modifier)