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American Gods

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Un homme est impliqué sans le vouloir dans la lutte qui oppose le panthéon des anciens dieux à celui des divinités modernes, la Télévision, Internet ou encore la Voiture.


Adaptations de romans en BD Auteurs britanniques Dark Horse Comics Dieu(x) sur Terre Neil Gaiman Urban Fantasy [USA] - Middle West

Ombre vient tout juste de sortir de prison lorsqu'il apprend la mort de sa femme et de son meilleur ami dans un terrible accident de voiture. Dans l'avion qui le ramène chez lui, il fait la connaissance d'un étrange personnage appelé Voyageur. Ce dernier, qui n'est autre que le dieu nordique Odin, lui propose de l'embaucher comme garde du corps. Ensemble, ils vont poser les bases d'une lutte qui opposera le panthéon des anciens dieux à celui des divinités modernes, la Télévision, Internet ou encore la Voiture.

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Octobre 2018
Statut histoire Série en cours (Prévue en 3 tomes) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série American Gods
Les notes (1)
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09/09/2019 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai lu le roman American Gods de Neil Gaiman il y a quelques ans et j'en garde un souvenir confus. Par bien des aspects, il rappelle l'univers de Sandman du même auteur, avec notamment l'implication de divinités anciennes et de créatures mythologiques dans l'Amérique moderne, ainsi que par sa part de poésie gothique et de noirceur réaliste. Mais le scénario du roman n'avait pas réussi à s'imprégner pour de bon dans ma mémoire la faute à une intrigue qui prend beaucoup de temps à se mettre en place, part en nombreuses digressions et ne semble aboutir nulle part de réellement concret. Ce comics en est l'adaptation assez fidèle, même si l'éditeur la présente plutôt comme l'adaptation de la série télévisée elle-même tirée du roman, probablement pour davantage attirer le grand public. Il en présente du coup les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts, ces derniers à même de rebuter notamment les amateurs d'action et de récits rythmés. Le dessin est de Paul Craig Russell, excellent dessinateur ayant déjà collaboré avec Neil Gaiman sur Coraline et Le Premier Meurtre et ayant aussi participé à la série Fables, et de Scott Hampton, qui a réalisé quelques Batman ainsi que D-day, le jour du désastre. Le premier, participant aussi au scénario, se contente la plupart du temps de réaliser le story-board à partir duquel le second va achever le dessin et réaliser l'encrage et les couleurs. Le résultat est tout à fait appréciable, permet une lecture agréable et offre par-ci par-là quelques très jolies planches pleines de symbolisme et d'une esthétique un peu onirique. Le scénario est de l'urban fantasy intéressante et plutôt originale, en tout cas pour qui ne connait pas déjà l'imaginaire de Neil Gaiman. Il met en scène Ombre, un homme qui sort de prison pour découvrir que sa femme a été tuée dans un accident de voiture et qu'il a tout perdu, qui se fait offrir un rôle de garde du corps par un étonnant personnage qui se révélera plus tard être en réalité la version parfaitement intégrée dans le monde moderne d'Odin, le dieu nordique. Avec lui, il va découvrir que les anciens dieux de toutes les religions et croyances des peuples ayant un jour vécu sur les terres américaines essaient de survivre contre l'omniprésence des nouveaux dieux américains que sont la Technologie, les Médias et autres Autoroutes de l'Information. Si le sujet est ingénieux et donne envie d'en savoir plus, la mise en scène est un peu laborieuse car l'intrigue met longtemps à se mettre en place. Le héros se retrouve ballotté à droite à gauche, la majorité du temps comme un simple spectateur ou une victime. Il rencontre des gens qui se révèlent être des divinités vivant parmi les hommes, passe quelques temps avec eux, subit les bienfaits et méfaits de leurs capacités surnaturelles parfois très abstraites, et attend qu'on le pousse vers l'étape suivante de son lent parcours. Du coup, c'est bien fait mais moyennement passionnant. Et je comprendrais facilement qu'on puisse lâcher l'affaire dès la fin du premier tome. Personnellement, je vais m'accrocher car j'aime l'univers de Neil Gaiman et j'apprécie la façon dont ce roman assez complexe a été mis en image.

09/09/2019 (modifier)