Martha & Alan

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Après La Guerre d’Alan, consacré au périple du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, et l'Enfance d'Alan consacré à ses souvenirs d’enfance, Emmanuel Guibert s’attache à un épisode tout particulier de ses jeunes années, celui d’une amitié qu’il noue dès l’âge de 5 ans avec une petite fille de son école, Martha Marshall. A voir aussi : - La Guerre d'Alan - L'Enfance d'Alan


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Ciboulette Guibert [USA] - Côte Ouest

Après La Guerre d’Alan, consacré au périple du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, et l'Enfance d'Alan consacré à ses souvenirs d’enfance, Emmanuel Guibert s’attache à un épisode tout particulier de ses jeunes années, celui d’une amitié qu’il noue dès l’âge de 5 ans avec une petite fille de son école, Martha Marshall. Entre les jeux, les bêtises d’enfants et les rendez-vous hebdomadaires dans l’église presbytérienne de sa communauté, on retrouve Alan, bientôt orphelin, et son quotidien de petit Californien dans une Amérique des années 1930 marquées par la Grande Dépression. Les années passant, Martha, figure qui a accompagné sa prime jeunesse, s’éloigne peu à peu à l’adolescence, jusqu’à des retrouvailles furtives, la vielle du départ d’Alan pour l’armée.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Septembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Martha & Alan
Les notes (1)
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12/12/2018 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Au travers de La Guerre d'Alan, de L'Enfance d'Alan et ici de "Martha & Alan", Emmanuel Guibert s'attache à retranscrire la vie et les souvenirs de son ami américain Alan Ingram Cope, mort en 1999. Contrairement à La Guerre d'Alan qui était une pure BD, nous sommes avec "Martha & Alan" à l'a limite de l'exercice. L'album comporte en effet une majorité de grands dessins en une ou deux planches, accompagnés de texte narratif ou plus rarement de quelques bulles de dialogues. Et même si la narration séquentielle reste le plus souvent indéniable d'un dessin au suivant, rares sont les planches dans cet album qui sont proches de la BD au sens le plus classique du terme, avec plusieurs images se suivant directement. Il y a donc un petit côté livre illustré à cet album, comme c'était le cas dans L'Enfance d'Alan je crois. Mais les planches en question sont de vraies peintures. Emmanuel Guibert y fait preuve de sa maîtrise technique et les amateurs seront ravis. Je trouve cependant ces planches là moins enthousiasmantes que d'autres réalisations de l'auteur, car trop austères et souvent trop sombres à mon goût. Quant à l'histoire, le début m'a plutôt intéressé puisqu'il raconte les moments de bonheur de deux enfants heureux de jouer ensemble et de bien s'entendre, le tout dans un décor de Californie des années 30 assez bien retranscrit. Mais la suite ne m'a pas convaincu. On comprend que c'est une grande amitié, peut-être même un amour de jeunesse, qui se retrouve brisé par les circonstances, et que chacun va vivre sa vie de son côté, avant de se retrouver de nombreuses années plus tard. Mais l'émotion n'est pas passée. Je n'ai pas ressenti d'attachement intense dans la relation entre les deux enfants, notamment au vu de la manière dont leur séparation se fait presque comme par dépit, sans déchirement autre qu'un sentiment de "dommage mais tant pis". Et puis les retrouvailles épistolaires des années plus tard ne sont pas plus marquantes. OK, ils ont compté l'un pour l'autre. Très bien. Et c'est tout ? En définitive, j'ai trouvé ce récit vain et un peu ennuyeux au final. Soit il n'y avait pas matière à mes yeux à en faire un album, soit c'est parce que l'émotion n'est pas correctement passée que cela ne m'a pas touché.

12/12/2018 (modifier)