Lonesome

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 6 avis)

Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraîne un cavalier sans nom dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune

Kansas, janvier 1861, à quelques mois du début de la Guerre de Sécession, le prêcheur Markham et sa horde de fanatiques font régner la terreur tout au long de la frontière avec l'état voisin du Missouri... Un cavalier sans nom les suit à la trace. Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraînera le cavalier dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Novembre 2017
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Lonesome
Les notes (6)
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22/01/2018 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 3/5
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Lonesome est un western qui fait dans la tradition des pattes avec de la sauce tomate. On aura droit à un héros solitaire qui est véritablement implacable. Bref, on ne s'attachera pas forcément à lui. Du coup, c'est vrai que l'on n'aborde pas avec la plus grande sympathie la suite de ses aventures. certes, le contexte historique d'avant la guerre de Sécession est intéressant mais cela ne fait pas tout. Au final, Lonesome souffre de la comparaison avec Durango que j'ai nettement préféré. Cependant, cela demeure un travail honnête sur le fond et sur la forme. J'aime bien le style réaliste du graphisme. Et puis, il y a une petite dose de fantastique à travers les visions du passé. Une attention particulière a été également apporté à l'ensemble des personnages secondaires qui ont tous un rôle à jouer. L'ensemble demeure assez fluide. Bref, un divertissement tout de même réussi.

27/02/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je pense que j'ai un problème avec Yves Swolfs qui fait partie des auteurs que plusieurs admirent et qui personnellement me laisse indifférent. Ici, j'ai trouvé que le premier tome de sa série se laisse lire, mais sans plus. J'aime bien le contexte historique et j'ai aimé certaines scènes comme l'apparition de l'anti-esclavagiste John Brown, mais globalement je n'ai pas trouvé ce premier tome captivant. La faute en partie au héros qui me laisse franchement indifférent et du coup je me fichais un peu de ce qu'il lui arrivait. J'ai eu un peu de difficulté à garder mon intérêt tout le long de ce tome et je ne pense pas que je vais lire la suite un jour. En gros, c'est à lire si on est fan de Swolfs et de son autre série western, Durango.

25/09/2018 (modifier)
Par Kanibal
Note: 4/5

Le Western a le vent en poupe et Yves Swolfs nous propose un très bon récit, un cavalier solitaire et impitoyable qui traque un prédicateur fanatique. Toutes les ficelles du bon Western sont mises à profit dans ce récit, à savoir les politiciens véreux, les hommes de main sans foi ni loi, hommes d'affaires sans scrupules. Le héros quant à lui il a la détente rapide, on sait très peu de choses sur lui à part qu'il a vécu avec les indiens. Ce Western m'a vraiment plu, Swolfs nous dépeint un peu les prémices de la guerre civile américaine soit 7 ans avant que les États du Sud ne fassent session. En tout cas cette série démarre sous de très bons augures. Affaire à suivre...

28/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Les amoureux de Durango vont sans doute se retrouver en terrain connu avec cette série. En effet, les premières planches (avec l’apparition du héros dans un paysage hivernal) pourraient en être tirées – si ce n’est que ce héros a les cheveux plus longs et utilise un autre type d’arme. Comme le titre l’indique, Swolfs nous présente un héros solitaire (qui, là aussi comme Durango, ne s’attache pas – y compris aux femmes qui lui font des avances, comme Lucy), implacable (il achève froidement ses adversaires) et relativement impassible (mais les autres personnages compensent – un peu trop à mon goût parfois – concernant les dialogues) : on est là dans une forme de western spaghetti, mais qui lorgne aussi vers quelque chose de plus classique. Par ailleurs, Swolfs réutilise une idée déjà vue dans son ancienne série James Healer (à savoir un héros doté de capacités médiumniques, ayant été adopté par les Indiens). L’histoire se déroule juste avant la Guerre de Sécession, et au milieu d’embrouilles (assez classiques) de grands financiers ou politiciens de la côte Est, le héros devenant une sorte d’ange exterminateur. Son passé est distillé par bribes (il a des choses à éclaircir, à venger ?), et il est mal embarqué à la fin de ce premier tome (blessé, emprisonné – je suis d'ailleurs curieux de connaître son fameux gilet…). Bref, un canevas très (trop ?) classique en général, et la crainte de redite de la part de Swolfs, mais pour le moment cela passe, et je suis a priori intéressé par la suite (en espérant que la petite touche fantastique – autour des visions du héros – ne soit pas trop développée). Par contre, graphiquement, c’est vraiment du bon boulot, le dessin de Swolfs est parfait pour ce genre d’aventures.

13/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Lonesome sonne un peu comme un “reboot” de Durango. On y retrouve absolument tous les ingrédients que Swolfs mettait en scène en 1981 dans Les Chiens Meurent en Hiver. L'ambiance hivernale enneigée est toujours inspirée du Grand Silence (film de 1968, réalisé par Sergio Corbucci, avec un Jean-Louis Trintignant muet, une curiosité et un des rares bons western spaghettis qui ne soient pas de Sergio Leone). Le héros est le même as de la gâchette, mutique, blond aux yeux clairs, vaguement inspiré de Clint Eastwood, mais sans le Mauser 96. Le grand méchant est le même notable politico-mafieux bedonnant qui tient une petite cité sous sa coupe, aidé par la même bande de tueurs patibulaires, mais sans le clone de Klaus Kinski (ça manque un peu de sales gueules, d'ailleurs). Les salopards profitent de la lâcheté de la même clique de villageois timorés. Heureusement que notre héros sans nom peut compter sur l'inévitable pute-au-grand-cœur… Bref, au niveau de l'histoire, rien de bien neuf sous le soleil, sinon une petite touche de fantastique, puisque le gars est doué du don de prescience, et une dimension politico-historique dans le scénario, qui s'évertue à démontrer que les banquiers et autres “barons voleurs” ont déclenché la Guerre de Sécession pour servir leurs intérêts financiers. Le tout n'est pas spécialement subtil ; le récit ne réserve aucune surprise et s'avère en tous points prévisible et conforme aux canons du genre. J'ajoute que pour du western spaghetti, ça cause beaucoup, ça devient même franchement verbeux ! Au niveau du dessin, rien à dire, c'est du Swolfs. Son trait a un peu évolué depuis ses débuts, plus délié, avec des crayonnés moins gras. C'est un style de dessin qui colle toujours aussi bien au western, dans la ligne des Jijé, Giraud, Wilson… Rien que du très classique donc, sans surprise, bien réalisé, mais déjà vu… Malgré cela, je sais que je suivrai la série parce que j'aime le travail de l'auteur et le western. Néanmoins, je conseille à ceux qui découvriraient les westerns de Swolfs de lui préférer la lecture des premiers volumes de Durango. Disons les 6 premiers, parce qu'après ça devient un peu répétitif, à réserver aux fans de western spaghetti. Les scénarios étaient sans doute plus bruts de décoffrage, mais finalement plus aboutis car moins emberlificotés.

29/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

En lançant Lonesome, Yves Swolfs renoue avec le genre qui l’a rendu célèbre : le western. Mais contrairement à Durango qui était surtout une série de divertissement inspirée par le western spaghetti, Lonesome est une œuvre à multiples facettes. Avant tout, soyons clairs, nous sommes bel et bien face à un western dont Yves Swolfs respecte les codes les plus marquants, à commencer par son héros, solitaire, animé par une soif de vengeance et de justice, dégainant à la vitesse de l’éclair et au tir d’une précision redoutable. Celui–ci sera aidé par une prostituée, jolie et généreuse comme il se doit et par un journaliste en quête lui aussi de vérité et de justice. Face à ce trio, un prêcheur aussi moralisateur que pervers et un maire corrupteur, lâche et manipulateur. Comme vous voyez, nous sommes en territoire connu et il faut bien toute la maîtrise narrative d’Yves Swolfs pour que ce scénario ne tombe pas dans la caricature. Mais à côté de ce thème classique de la vengeance apparait tout d’abord une solide et intéressante base historique. Avec Lonesome, Yves Swolfs met en évidence les manœuvres de banquiers européens pour attiser le feu dont naitra la guerre de sécession. Cette condamnation des manœuvres des puissants pour inciter les pauvres d’un camp ou de l’autre à se dresser les uns contre les autres trouve bien entendu écho dans certaines situations actuelles, rendant la toile de fond à la fois historique et moderne. Ajoutons à cela une pointe de fantastique avec un don de voyance attribué à notre cow-boy solitaire et nous obtenons un western certes très classique dans ses péripéties mais ancré dans un univers d’une grande richesse. Enfin, il y a le trait d’Yves Swolfs, qui demeure excellent. Très lisible, expressif, riche, direct. A mes yeux, c’est le genre idéal pour illustrer ce type de récit d’aventure. Un très bon départ, donc, pour ce western qui devrait ravir les amateurs du genre comme ceux qui aiment les récits d’aventure reposant sur une base historique. Seule la note fantastique risque d’en désarçonner certains (personnellement, même si je m’en serais bien passé, elle ne me dérange pas tant qu’Yves Swolfs ne l’utilise pas par facilité, ce qui n’est jamais le cas dans ce premier tome).

22/01/2018 (modifier)