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Lonesome

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 8 avis)

Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraîne un cavalier sans nom dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune

Kansas, janvier 1861, à quelques mois du début de la Guerre de Sécession, le prêcheur Markham et sa horde de fanatiques font régner la terreur tout au long de la frontière avec l'état voisin du Missouri... Un cavalier sans nom les suit à la trace. Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraînera le cavalier dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Novembre 2017
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Lonesome
Les notes (8)
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22/01/2018 | Mac Arthur
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Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Après la lecture des deux tomes qui composent l'histoire de cette longue traque d'un prêcheur malveillant à savoir "La piste du prêcheur" et "Les ruffians", j'aurais aimé mettre une note supérieure, mais, deux trois trucs m'en empêchent. En premier lieu l'histoire qui est somme toute assez convenue, d'accord lorsque l'on écrit un western, il faut respecter un certain nombre de règles et de ce côté-là il n'y a rien à dire. Dans ce diptyque il manque cependant une certaine tension dramatique. Comparaison n'est pas raison, mais si je me réfère aux albums de Blueberry et plus précisément les deux albums, "La mine de l'allemand perdu" et "Le spectre aux balles d'or", là, il y avait une tension dramatique, une ambiance que je ne retrouve pas dans ce diptyque. Mon deuxième souci provient du dessin, alors oui, il est très bon, la colorisation n'est pas en reste, mais justement, c'est ce côté très léché qui me pose problème. Au risque d'en faire bondir certains, il me parait trop propre et dois- je le dire un brin sans âme. Dernier point concernant le héros qui me semble un peu monolithique, je n'irais pas le comparer à un Steven Seagal ou Chuck Norris, mais la bestiole impassible revenu de tout ne va pas jusqu'à m'agacer, mais pas loin. J'ose espérer que dans les futurs opus de ce qui s'annonce comme une grande série le personnage évoluera vers un peu plus d'humanité. Pour autant l'histoire est intéressante, éclairant un pan de l'histoire américaine que je ne connaissais pas à savoir les magouilles et autres malversations des hommes politiques en vue de fomenter une guerre. Au fil des albums futurs, je ne demande qu'à hausser ma note.

22/03/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Quel plaisir de retrouver Swolfs sur un western, spécialement quand on est fan de l'auteur comme je le suis, car depuis le dernier épisode de Durango que j'ai lu, paru en 2009 (El Cobra), Swolfs n'avait plus dessiné de western. Alors j'entend dire à droite à gauche que c'est un décalque ou un reboot de Durango, je ne suis pas tout à fait d'accord, car si cette série qui a fait connaitre Swolfs était purement une Bd de détente, certes d'un très haut niveau, ici il y a plutôt un mélange de différents styles en western, et surtout une trame de fond beaucoup moins simple. L'envie de Swolfs était je crois de faire un western à l'ancienne, un concept marqué par des réminiscences de western spaghetti dans la veine de Sergio Leone ou de Sergio Corbucci, mais pas que, parce qu'on y trouve aussi des références plus actuelles comme la série télévisée Deadwood ou le film Brimstone qui ont pu l'influencer ; j'y décèle aussi un soupçon de Pale Rider, spécialement à propos des hordes de ruffians qui s'opposent aux sbires du prêcheur Markham, un religieux belliqueux et violent qui emploie des méthodes contestables. Se greffe également un petit côté crépusculaire sur tout ça, on voit donc que les références sont multiples et pas seulement issues du western spaghetti qui faisaient uniquement l'objet de Durango. C'est pourquoi il n'est pas tout à fait faux de dire que c'est du western spaghetti, mais ce n'est pas tout à fait vrai non plus, et cela sans tenir compte aussi du décor neigeux, je crois qu'il y a en plus une influence du film de Tarantino, les Huit salopards, pour l'aspect violent des gunfights surtout. Quoi qu'il en soit, ce qui caractérise surtout ce western, c'est son fond historique que Durango n'avait pas, il y a une épaisseur plus importante des personnages et même des personnages secondaires qui jouent tous parfaitement leur rôle dans ce récit, mais surtout un fond politique dans un contexte très particulier situé à l'aube de la guerre de Sécession, avec manigances politiques et enjeux économiques en sous-main, venant directement de financiers magouilleurs et retors, le regard que pose Swolfs sur ces rivalités entre abolitionistes et esclavagistes est donc assez complexe. Il s'agit d'un épisode peu connu dans l'Histoire de l'Ouest, le Kansas sanglant survenu entre 1854 et 1861 qui annonce une guerre entre Nord et Sud qui sera un vrai désastre pour cette grande nation américaine. Swolfs nous expose une vaste théorie de complot qui aurait favorisé la guerre de Sécession pour que tout explose parce que c'était l'intérêt de plusieurs financiers et banquiers européens, c'est audacieux de prétendre ça, mais je ne suis pas assez bien renseigné sur ce point pour l'affirmer. Tout ceci est parsemé par des duels nombreux et des tueries savamment orchestrées par Swolfs qui n'a rien perdu de sa vigueur au niveau de la narration. Son héros est un gars ténébreux, solitaire, peu loquace et à la gâchette facile qui tire juste et bien, j'aime ce genre de type qui poursuit en plus une vengeance personnelle dans cet engrenage où il est rentré. Sa capacité à voir le passé rien qu'en touchant les gens (héritage de son passé chez les Indiens ?) est délivrée de façon non exagérée, ça donne une petite touche fantastique mais qui n'est pas gênante, et il livre des informations sur le passé de son héros sans nom par petites touches, on en saura sans doute plus dans les prochains albums. Graphiquement, Swolfs n'a rien perdu non plus de sa vigueur, j'aime ce trait à la fois puissant et travaillé sur les décors, les vêtements et les visages, avec des gueules de types patibulaires tout à fait conformes à ce qu'on voit dans les westerns modernes, son dessin n'a pas bougé, toujours aussi solide et appliqué, faut dire qu'entretemps, il avait réalisé Légende, il a donc toujours la même maîtrise graphique et son style immédiatement identifiable, c'est valable aussi dans ses cadrages très influencés par les westerns hollywoodiens et italiens. C'est donc un excellent western qu'il offre avec "Lonesome" qui marque son grand retour comme auteur complet à un genre qui fut celui de ses premières amours de dessinateur.

09/03/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Lonesome est un western qui fait dans la tradition des pattes avec de la sauce tomate. On aura droit à un héros solitaire qui est véritablement implacable. Bref, on ne s'attachera pas forcément à lui. Du coup, c'est vrai que l'on n'aborde pas avec la plus grande sympathie la suite de ses aventures. certes, le contexte historique d'avant la guerre de Sécession est intéressant mais cela ne fait pas tout. Au final, Lonesome souffre de la comparaison avec Durango que j'ai nettement préféré. Cependant, cela demeure un travail honnête sur le fond et sur la forme. J'aime bien le style réaliste du graphisme. Et puis, il y a une petite dose de fantastique à travers les visions du passé. Une attention particulière a été également apporté à l'ensemble des personnages secondaires qui ont tous un rôle à jouer. L'ensemble demeure assez fluide. Bref, un divertissement tout de même réussi.

27/02/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je pense que j'ai un problème avec Yves Swolfs qui fait partie des auteurs que plusieurs admirent et qui personnellement me laisse indifférent. Ici, j'ai trouvé que le premier tome de sa série se laisse lire, mais sans plus. J'aime bien le contexte historique et j'ai aimé certaines scènes comme l'apparition de l'anti-esclavagiste John Brown, mais globalement je n'ai pas trouvé ce premier tome captivant. La faute en partie au héros qui me laisse franchement indifférent et du coup je me fichais un peu de ce qu'il lui arrivait. J'ai eu un peu de difficulté à garder mon intérêt tout le long de ce tome et je ne pense pas que je vais lire la suite un jour. En gros, c'est à lire si on est fan de Swolfs et de son autre série western, Durango.

25/09/2018 (modifier)
Par Kanibal
Note: 4/5

Le Western a le vent en poupe et Yves Swolfs nous propose un très bon récit, un cavalier solitaire et impitoyable qui traque un prédicateur fanatique. Toutes les ficelles du bon Western sont mises à profit dans ce récit, à savoir les politiciens véreux, les hommes de main sans foi ni loi, hommes d'affaires sans scrupules. Le héros quant à lui il a la détente rapide, on sait très peu de choses sur lui à part qu'il a vécu avec les indiens. Ce Western m'a vraiment plu, Swolfs nous dépeint un peu les prémices de la guerre civile américaine soit 7 ans avant que les États du Sud ne fassent session. En tout cas cette série démarre sous de très bons augures. Affaire à suivre...

28/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Les amoureux de Durango vont sans doute se retrouver en terrain connu avec cette série. En effet, les premières planches (avec l’apparition du héros dans un paysage hivernal) pourraient en être tirées – si ce n’est que ce héros a les cheveux plus longs et utilise un autre type d’arme. Comme le titre l’indique, Swolfs nous présente un héros solitaire (qui, là aussi comme Durango, ne s’attache pas – y compris aux femmes qui lui font des avances, comme Lucy), implacable (il achève froidement ses adversaires) et relativement impassible (mais les autres personnages compensent – un peu trop à mon goût parfois – concernant les dialogues) : on est là dans une forme de western spaghetti, mais qui lorgne aussi vers quelque chose de plus classique. Par ailleurs, Swolfs réutilise une idée déjà vue dans son ancienne série James Healer (à savoir un héros doté de capacités médiumniques, ayant été adopté par les Indiens). L’histoire se déroule juste avant la Guerre de Sécession, et au milieu d’embrouilles (assez classiques) de grands financiers ou politiciens de la côte Est, le héros devenant une sorte d’ange exterminateur. Son passé est distillé par bribes (il a des choses à éclaircir, à venger ?), et il est mal embarqué à la fin de ce premier tome (blessé, emprisonné – je suis d'ailleurs curieux de connaître son fameux gilet…). Bref, un canevas très (trop ?) classique en général, et la crainte de redite de la part de Swolfs, mais pour le moment cela passe, et je suis a priori intéressé par la suite (en espérant que la petite touche fantastique – autour des visions du héros – ne soit pas trop développée). Par contre, graphiquement, c’est vraiment du bon boulot, le dessin de Swolfs est parfait pour ce genre d’aventures.

13/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Lonesome sonne un peu comme un “reboot” de Durango. On y retrouve absolument tous les ingrédients que Swolfs mettait en scène en 1981 dans Les Chiens Meurent en Hiver. L'ambiance hivernale enneigée est toujours inspirée du Grand Silence (film de 1968, réalisé par Sergio Corbucci, avec un Jean-Louis Trintignant muet, une curiosité et un des rares bons western spaghettis qui ne soient pas de Sergio Leone). Le héros est le même as de la gâchette, mutique, blond aux yeux clairs, vaguement inspiré de Clint Eastwood, mais sans le Mauser 96. Le grand méchant est le même notable politico-mafieux bedonnant qui tient une petite cité sous sa coupe, aidé par la même bande de tueurs patibulaires, mais sans le clone de Klaus Kinski (ça manque un peu de sales gueules, d'ailleurs). Les salopards profitent de la lâcheté de la même clique de villageois timorés. Heureusement que notre héros sans nom peut compter sur l'inévitable pute-au-grand-cœur… Bref, au niveau de l'histoire, rien de bien neuf sous le soleil, sinon une petite touche de fantastique, puisque le gars est doué du don de prescience, et une dimension politico-historique dans le scénario, qui s'évertue à démontrer que les banquiers et autres “barons voleurs” ont déclenché la Guerre de Sécession pour servir leurs intérêts financiers. Le tout n'est pas spécialement subtil ; le récit ne réserve aucune surprise et s'avère en tous points prévisible et conforme aux canons du genre. J'ajoute que pour du western spaghetti, ça cause beaucoup, ça devient même franchement verbeux ! Au niveau du dessin, rien à dire, c'est du Swolfs. Son trait a un peu évolué depuis ses débuts, plus délié, avec des crayonnés moins gras. C'est un style de dessin qui colle toujours aussi bien au western, dans la ligne des Jijé, Giraud, Wilson… Rien que du très classique donc, sans surprise, bien réalisé, mais déjà vu… Malgré cela, je sais que je suivrai la série parce que j'aime le travail de l'auteur et le western. Néanmoins, je conseille à ceux qui découvriraient les westerns de Swolfs de lui préférer la lecture des premiers volumes de Durango. Disons les 6 premiers, parce qu'après ça devient un peu répétitif, à réserver aux fans de western spaghetti. Les scénarios étaient sans doute plus bruts de décoffrage, mais finalement plus aboutis car moins emberlificotés.

29/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

En lançant Lonesome, Yves Swolfs renoue avec le genre qui l’a rendu célèbre : le western. Mais contrairement à Durango qui était surtout une série de divertissement inspirée par le western spaghetti, Lonesome est une œuvre à multiples facettes. Avant tout, soyons clairs, nous sommes bel et bien face à un western dont Yves Swolfs respecte les codes les plus marquants, à commencer par son héros, solitaire, animé par une soif de vengeance et de justice, dégainant à la vitesse de l’éclair et au tir d’une précision redoutable. Celui–ci sera aidé par une prostituée, jolie et généreuse comme il se doit et par un journaliste en quête lui aussi de vérité et de justice. Face à ce trio, un prêcheur aussi moralisateur que pervers et un maire corrupteur, lâche et manipulateur. Comme vous voyez, nous sommes en territoire connu et il faut bien toute la maîtrise narrative d’Yves Swolfs pour que ce scénario ne tombe pas dans la caricature. Mais à côté de ce thème classique de la vengeance apparait tout d’abord une solide et intéressante base historique. Avec Lonesome, Yves Swolfs met en évidence les manœuvres de banquiers européens pour attiser le feu dont naitra la guerre de sécession. Cette condamnation des manœuvres des puissants pour inciter les pauvres d’un camp ou de l’autre à se dresser les uns contre les autres trouve bien entendu écho dans certaines situations actuelles, rendant la toile de fond à la fois historique et moderne. Ajoutons à cela une pointe de fantastique avec un don de voyance attribué à notre cow-boy solitaire et nous obtenons un western certes très classique dans ses péripéties mais ancré dans un univers d’une grande richesse. Enfin, il y a le trait d’Yves Swolfs, qui demeure excellent. Très lisible, expressif, riche, direct. A mes yeux, c’est le genre idéal pour illustrer ce type de récit d’aventure. Un très bon départ, donc, pour ce western qui devrait ravir les amateurs du genre comme ceux qui aiment les récits d’aventure reposant sur une base historique. Seule la note fantastique risque d’en désarçonner certains (personnellement, même si je m’en serais bien passé, elle ne me dérange pas tant qu’Yves Swolfs ne l’utilise pas par facilité, ce qui n’est jamais le cas dans ce premier tome).

22/01/2018 (modifier)