Je suis un chat

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 4 avis)

La vie d'une maison tranquille vue côté chat.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Adaptations de romans en BD Chiens & Chats Le Japon historique Seinen

Vue par l'oeil ironique d'un chat doté de remarquables talents d'observation et d'analyse, voici la vie d'un professeur d'anglais et de son entourage au début du vongtième siècle, lorsque le Japon est secoué par l'essor des valeurs marchandes venues d'Occident. Le professeur Kushami, double de l'auteur du roman, Sôseki, sa famille, ses visiteurs, l'étudiant amoureux, le tireur de pousse-pousse, le riche industriel, le maître de koto, sans oublier les chats, l'univers fantaisiste et débridé du roman est parfaitement restitué, avec toute sa richesse et sa profondeur. (texte : Editions Philippe Picquier)

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Août 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Je suis un chat
Les notes (4)
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14/09/2016 | Spooky
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Par Ro
Note: 2/5
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Une tranche du Japon du tout début du 20e siècle vu par les yeux d'un chat vivant dans l'humble demeure d'un japonais professeur d'anglais. Avec le chat, ou simplement avec les habitants de cette maison, nous allons suivre les discussions de ce professeur avec ses amis et autres anciens élèves, ainsi que quelques petites péripéties telles qu'un cambriolage nocturne. Si le dessin est sympathique et la narration claire, et si je suis plutôt bien rentré dans le récit, celui-ci devient cependant un peu ennuyeux à la longue et sur la fin, tandis que les discussions sociologiques ou philosophiques des personnages deviennent de plus en plus bavardes. Du coup, même si j'ai au départ apprécié cette plongée dans le Japon de cette époque, j'ai finalement été déçu par ma lecture.

15/11/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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Je suis franchement déçu par ce one-shot et en plus j'aime bien le début et la fin (que je trouve triste et touchante), mais le milieu (en gros la grande majorité de l'album) m'a franchement ennuyé. Le titre et le premier chapitre donnent l'impression que l'histoire va être centrée sur le chat, mais très vite j'ai vu que le chat était plus un spectateur et que les vrais personnages principaux sont les humains. Je pensais que c'était une bonne idée originale qui faisait que la série sortait du lot des dizaines de séries sur les chats qui sont sorties ces dernières années et en plus cela se passe dans le Japon du début du 20ème siècle donc ce récit permet de découvrir la vie quotidienne des Japonais de cette époque. Le problème c'est qu'aucun des humains ne m'a semblé intéressant ou attachant. Je me foutais de ce qui leur arrivait et de leurs états d’âme et du coup j'ai fini par m'ennuyer rapidement. Une déception en ce qui me concerne, mais je comprends que d'autres lecteurs accrochent mieux à ce récit.

22/06/2018 (modifier)
Par KanKr
Note: 3/5

Derrière les moustaches d'un chat ! Thème d'actualité, les chats passionnent le public : vidéos qui circulent avec succès sur le net, ouverture de bars à chats où l'affluence est au rendez-vous ou encore multiplication d'ouvrages rendant hommage aux félins... Cobato Tirol, dans Je suis un chat, n'échappe pas à ce phénomène de mode en choisissant d'adapter le célèbre roman de Natsume Sôseki dans lequel une boule de poils est prétexte à une analyse de la société japonaise du début du xxᵉ siècle ! La fourrure rayée, les oreilles dressées et les yeux grands ouverts, celui qui n'a pas de nom a été arraché très jeune à son foyer. Abandonné dans la nature et tiraillé par la faim, il pénètre chez Kushami, professeur de littérature anglaise et double de l'auteur du récit originel, qui lui laissera libre l'entrée de sa maison sans pour autant s'occuper de lui. Curieux, l'animal va suivre et tenter de comprendre le quotidien de cet homme atypique, nonchalant, s'essayant à l’écriture sans grande réussite, souffrant de l'estomac et doté d'un caractère difficile, mais aussi de son entourage : ses amis Meitei, l'espiègle fabulateur aux lunettes rondes, Yagi Dokusen, l'illusoire philosophe, les mesquins voisins Kaneda, riches industriels méprisant les classes inférieures, leur fille Tomiko, dont les caprices et l'égoïsme sont à l'image de l'éducation familiale, son ancien élève Kangetsu Mizushima, à qui les parents Kaneda veulent unir leur descendance, l'ami de Kangetsu, Tôfû Ochi, éperdument amoureux de Tomiko à qui il a dédié un recueil de poésie, Kuro, le chat du tireur de pousse-pousse et Mikeko, la chatte de l’enseignante de Koto. Plutôt égocentriques, ils ont tendance à ne pas s'écouter les uns les autres, restant chacun centré sur sa propre personne, et sont passés experts dans l'art de la digression... Témoin de l’afflux des valeurs marchandes en provenance de l'Occident, essor qui influe sur la culture et les modes de vie du pays du Soleil-Levant, derrière ses moustaches, le protagoniste principal se révèle fin sociologue, observant avec perspicacité ce microcosme de façon détachée et souvent perplexe... L'auteur nous propose un regard intelligent sur cette époque et ses contemporains, oscillant entre humour, ironie, drame, critique, sarcasme et absurdité. À l'instar des autres mangas, il axe son intrigue sur l'exagération, développant un univers à la fois réaliste et fantaisiste. Des personnages aux dialogues, les éditions Philippe Picquier présentent une histoire fidèle au roman de Natsume Sôseki, à lire dans le sens de lecture japonais. Deux cent huit pages pleines de douceur, de richesse, de talent et de profondeur sur la nature humaine !

19/09/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Au vu du titre et du résumé de ce manga, j'avais un peu peur de me retrouver devant une histoire un peu cucul, où l'on se trouve soi-disant dans l'esprit d'un petit chat style Chi - Une vie de chat ou Yanaka - Histoires de chats. Il n'en est rien, puisque nous avons droit à une entrée dans la société japonaise du début du siècle, Le chat -qui n'a pas de nom- est un alibi, une sorte de regard candide sur l'étrange ballet qui se déroule chez le professeur qui le recueille, une comédie de moeurs qui confine au théâtre molérien. Le boulot de Tirol Cobato est plutôt sympathique, même si je trouve qu'il (ou elle ?) aurait pu travailler davantage sur les visages de ses protagonistes humains. Sympathique.

14/09/2016 (modifier)