Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

OSS 117

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

L'adaptation en BD des aventures d'Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Histoires d'espions

OSS 117, arrogant agent de la CIA, est un séducteur hors pair et excelle dans les « mises au poing ». Envoyé en mission secrète dans l’ambassade soviétique de Mexico, il lui faudra user de ses multiples talents pour s’infiltrer en territoire ennemi et découvrir ce qui s’y trame réellement ! Au cœur des sixties, Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, vous embarque dans de tonitruantes aventures ! Séduction et action garanties ! [Texte de présentation de l'éditeur]

Scénariste
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Septembre 2015
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série OSS 117
Les notes (3)
Cliquez pour lire les avis

08/11/2015 | Eric2Vzoul
Modifier


L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai toujours considéré OSS 117 comme le James Bond français (bien qu'il soit Américain et bosse pour la CIA, mais il est d'origine française), et surtout parce que ses aventures sont écrites par un Français, Jean Bruce, qui ont été habilement poursuivies par sa famille (son épouse Josette Bruce, puis ses enfants). Aussi, je suis content de retrouver Hubert Bonisseur de la Bath, un personnage au nom étrange qui avait enchanté ma jeunesse par son délicieux cocktail d'action, d'humour, d'exotisme et d'érotisme suave ; le même parfum insouciant rempli de belles filles et de bagarres que chez 007 que j'ai découvert un peu plus tard, d'abord au ciné puis par les romans de Ian Fleming. Mais surtout, ce que je suis content de voir, c'est que les auteurs de cette Bd ont adopté le parti de camper un OSS 117 sérieux, léger et ironique, à l'humour bondien, tel qu'il était dans les romans de Bruce et tel qu'on le voyait dans les films des années 60, et non comme un agent maladroit et grotesque vu dans les pitoyables parodies d'Hanazavicius avec Dujardin, qui ont carrément dénaturé le personnage. Le scénario n'a évidemment rien de surprenant et de transcendant, dans ce domaine tout a été dit ou fait, mais peut-être que des gars comme Desberg ou Van Hamme auraient su renouveler tout ça tout en conservant les acquis, quand on voit des bandes comme Wayne Shelton ou Le Rédempteur qui sont des séries presque héritées de l'ambiance OSS 117. D'autant plus que James Bond, contrairement à son succès cinématographique, n'a jamais été gâté en BD, il y avait donc un truc à saisir... Le dessin lisse et fin colle parfaitement à ce genre de bande, c'est une Bd à ne pas prendre au sérieux, qui ne renouvelle rien et n'innove pas, elle fait juste revivre agréablement un personnage qui fut mythique en son temps, et n'est destinée qu'à la détente, sans aucune autre prétention. ADDITIF Un petit ajout rapide : j'ai eu l'occasion de lire le tome 2 en bibli sans en avoir l'intention au départ, et finalement je ne me suis pas ennuyé, j'ai même trouvé ce tome un peu plus réussi que le premier, moins conventionnel, et surtout beaucoup plus bondien. Le dessinateur a changé, mais la ligne graphique n'est pas brisée, les 2 styles sont très proches, c'est assez léché avec un trait soigné. Comme je le disais, c'est parfait pour se distraire.

20/04/2016 (MAJ le 09/03/2017) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

Et hop là ! Encore une adaptation d'un "classique" de la littérature... Ok, ok, mais j'ai mis des guillemets, hein ! Par "Classique", on est loin du Zola ou du Hugo, mais plutôt dans le classique de gare. Car OSS 117, avec ses plus de 250 romans et ses 75 millions d'exemplaires vendus dans le monde, ce n'est pas rien non plus ! Notre héros, Hubert Bonisseur de La Bath, avait déjà repris des couleurs avec les adaptations au cinéma par Michel Hazanavicius (avec Jean Dujardin dans le rôle phare). Pour ma part j'avais bien aimé ce côté décalé à la limite du parodique. Ici, on se retrouve au final un peu dans un ente deux. Ce n'est pas une adaptation fidèle, mais pas non plus une parodie. On est plus proche du scénario Jamesbondesque avec action, rebondissements, trahison, jolies femmes qui tombent forcément dans les bras de notre héros, tout ça sans les gadgets le tout avec quelques petites saillies humoristiques. Les amateurs du genre espionnage devraient s'y retrouver sans trop de problèmes. Pour ce qui est du dessin, j'ai préféré le trait d'Andrea Cuneo dans le second volet que celui de Rinaldo Pino (ainsi que la mise en couleur). On se retrouve avec un dessin réaliste assez académique (voire un peu figé dans certaines séquences - j'ai trouvé un peu ratées dans le 2nd tome les scènes de baignades par exemple -) mais qui sied bien à cet univers et au genre. Mention spéciale aux très belles couvertures très vintage et 70' qui m'ont un peu fait penser à l'illustrateur Rober McGinnis. Alors si vous avez envie de passer un petit moment de détente et que vous aimez le genre espionnage, cette série fera parfaitement l'affaire !

08/12/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

La reprise est à la mode. Ce n'est pas toujours très opportun… OSS 117, agent secret en 1949, a fait l'objet de près de plus de 250 romans écrits par Jean Bruce, le créateur de la série, puis par sa femme Josette, puis par ses enfants. Cette série n'a jamais nié son statut de romans de gare, sans autre prétention que de divertir les lecteurs sans leur filer la migraine, ce qui ne l'a pas empêchée, suite à son immense succès, d'être adaptée au cinéma, à la radio, au théâtre ou en BD. Puis le public s'est lassé et durant quelques décennies, elle a été oubliée, avant que Michel Hazanavicius ne ressuscite le personnage sous les traits de Jean Dujardin. Ses deux films sont des chefs-d'œuvre parce que, contrairement à leurs modèles des années 1960, ils se placent résolument sur le plan de la parodie des récits d'espionnage de la Guerre froide. En grossissant le trait, ils dépeignent une époque où les réalisateurs de films d'action n'avaient pas le souci de la vraisemblance ni de la subtilité. Du coup, OSS 117, sorte de James Bond à la française, devient la quintessence du franchouillard agaçant et sympathique, du baroudeur jamais dépeigné ni essoufflé et du détective qui résout les énigmes grâce à une suite de hasards miraculeux. Et c'est par le rire qu'OSS 117 a connu une seconde jeunesse en 2006-2009. Or dans la présente version d'OSS 117, on cherche vainement cet humour qui rendrait supportable l'arrogant bellâtre tombeur de ces dames, le triomphateur élégant des espions bolchéviques, l'esprit subtil qui déjoue les complots les plus sophistiqués en remarquant les plus infimes erreurs de l'ennemi… On sent bien une vague envie des auteurs d’amener l'histoire vers la comédie, mais ce n'est qu'un frémissement, qui tombe à plat. Au final, on reste dans le premier degré, et l'histoire s'avère convenue et ennuyeuse. Attention, tout cela est très bien réalisé ! Mais ça ne fait qu'accentuer l'impression de ratage qui me vient à lecture de cet album. Gihef est un scénariste confirmé, qui sait donner du rythme à son récit. Tout y est, le héros intrépide et subtil, les femmes fatales, le comparse maladroit, le méchant sadique, les agents doubles, et même un luchador, puisque l'action se passe à Mexico. De son côté, Pino Rinaldi a un joli dessin réaliste, avec juste ce qu'il faut de caricatural dans les visages (il me rappelle un peu celui de Michel Durand dans Cliff Burton). La couverture est très réussie dans le genre affiche de cinéma d'aventure. Et malgré tout, la mayonnaise ne prend pas. Tout est si téléphoné et superficiel qu'on a l'impression d'avoir déjà lu l'album. Plusieurs fois même… Ce nouvel OSS 117 ne me convainc pas. Je ne lirai sans doute pas la suite.

08/11/2015 (modifier)