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California dreamin'

Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)

Biographie de Cass Elliot, future chanteuse des Mamas and Papas.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Biographies La BD au féminin Le Rock Musique

Biographie de Cass Elliot, future chanteuse des Mamas and Papas. Ellen naît en 1941 dans une famille juive de Baltimore et, petite déjà, rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, mais sa personnalité aussi excentrique qu'attachante cache une faille de taille : Ellen est boulimique. Et grosse. Trop grosse pour espérer un jour devenir une star. Pourtant quand, à 19 ans, elle devient Cass Elliot, c'est pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York ! C'est là que, happée par la folk de l'époque, Cass tombe amoureuse de Denny, le chanteur des Journeymen.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Septembre 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série California dreamin'

26/10/2015 | Ro
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'avais envie de mieux connaitre de l'œuvre Bagieu, une autrice dont je connais peu le parcours. C'est mon premier album d'elle que je lis où elle est autrice complète. Elle n'a pas de scénariste ou n'adapte pas une œuvre, c'est du pur Bagieu. Pour le dessin, je n'ai rien à redire. J'ai bien aimé ce style que certain risque de trouver brouillon. C'est fluide et au final cela se lit un peu vite pour un album avec autant de pages ! On suit la vie d'une chanteuse que je ne connaissais pas quoiqu'il est possible que j'ai entendu des chansons de son groupe sans le savoir, je suis pas un fan de rock et les chansons de ce genre que je connais sont toutes des trucs que j'ai entendu par hasard à la radio. En tout cas, j'ai trouvé le personnage principal attachante et intéressante. Bon, je peux pas dire que les autres protagonistes m'ont intéressé, mais cela reste une lecture agréable. J'ai appris des trucs sur un groupe que je connaissais pas et je ne me suis pas ennuyé. Je ne mets que 3 étoiles parce que malgré tout l'album ne m'a pas trop captivé, probablement parce qu'au final les personnages ont des préoccupations différentes des miennes et je ne suis pas un fan de ce genre de musique.

10/06/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette Bd raconte une partie de la vie de Mama Cass, la chanteuse de The Mamas & the Papas, quatuor vocal californien et premier groupe hippie des sixties qui a gravé d'admirables chansons pleines de fraîcheur et de joie de vivre californienne, servies par de splendides harmonies vocales, avec une influence évidente du folk ; leurs tubes en tête California Dreamin', mais aussi Monday Monday, Creeque Alley ou Dedicated to the one I love... ont bercé ma jeunesse, pourtant je ne les ai découvert que dans les années 70, bien après la mort de Mama Cass, car j'étais encore trop jeune à leur époque de gloire qui s'arrête vers 1968. Du reste, il faut savoir que John Phillips a écrit en 1967 le tube San Francisco pour Scott McKenzie (adapté en français pour Johnny Hallyday), véritable hymne du flower power. Quant à Mama Cass, après la séparation du groupe, elle a tenté une petite carrière solo d'où émergera la superbe et délicate ballade Dream a little dream of me. J'ai donc voulu voir par curiosité ce que pouvait donner cette Bd parce que ce groupe m'a toujours botté et m'a rappelé de tendres souvenirs d'une époque encore insouciante, sans crise et sans chômage. C'était l'époque bénie de la musique populaire américaine. C'est une belle bio, partielle comme je l'ai dit, avec une chronologie linéaire depuis la boutique cashère de ses parents jusqu'à la gloire, et un procédé qui évite de dérouler de façon trop classique la vie de l'artiste Mama Cass, alias Cass Elliot, alias Ellen Cohen qui reste l'une des égéries des swinging sixties avec Janis Joplin ou Joan Baez. Une voix hors norme et un corps hors des canons de son époque dans le show-biz US. Par ce biais, l'auteure de ce gros petit album pointe du doigt le diktat des apparences pour les femmes, car malgré les injonctions des maisons de disques, Mama Cass refusera toujours qu'on lui impose un régime. Au-delà de la partie biographique de la chanteuse, c'est toute une époque qui revit, celle d'une jeunesse qui s'émancipe, d'une musique bouleversée par le rock'n'roll puis par les Beatles, et marquée par la consommation permanente de substances hallucinogènes. La Bd se focalise sur la création du tube phare du groupe, comme l'indique son titre, la narration est bien maitrisée, le portrait de Mama Cass, forte tête, clown provocatrice, rêveuse, insouciante et animée d'une volonté et d'un dynamisme hors du commun, est bien rendu, bref c'est un sacré personnage qui méritait une telle bio dessinée, et même si elle n'évite pas de petites erreurs (le tube California Dreamin' ne peut pas passer à la radio en 1965 puisqu'il a n'a été crée qu'en 66), j'ai trouvé le fond excellent. C'est la forme qui m'a gêné, j'ai eu en effet beaucoup de mal avec ce dessin, j'aime pas du tout, c'est du crayonné digne d'un gosse de 8 ans, je ne suis pas habitué à ce style qui ne correspond pas à ma conception de la bande dessinée. Le noir & blanc ne me dérange pas, ni l'épaisseur du bouquin, mais ce dessin non, je peux pas... d'autant plus que les bulles sont placées dans un désordre indescriptible et les dialogues sont rédigés n'importe comment, bref il n'y a rien d'esthétique dans ce domaine et je suis bien embêté pour noter ce travail que je sens pourtant sincère et qui a dû coûter du temps à l'auteure pour son aspect documenté... disons 2,5/5 (uniquement pour la partie biographique).

27/05/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

>>Spooky avait écrit: >>Claire Brétécher. Kaoru Mori. Isabelle Dethan. Annie Goetzinger... >> >>Pénélope Bagieu. Non je déconne pour cette dernière. >>>>Mac Arthur avait écrit: Rigole mais si ça se trouve, ce sera la première de ta liste à être nommée. C’était au moment où la liste des nommés pour le Grand Prix d’Angoulême avait été dévoilée et que la polémique concernant l’absence d’auteure dans cette liste faisait rage. J’avais demandé à Spooky de me citer des auteures qu’il aurait vues dans cette liste. Et le nom de Pénélope Bagieu était sorti sous forme de boutade… Aujourd’hui Mac Arthur persiste, signe et surenchérit. Pénélope Bagieu pourrait bien être la première femme à se voir décerner ce fameux Grand Prix. Parce que si elle parvient à aligner quelques albums de la trempe de ce California dreamin’, sa place au panthéon de la bd serait méritée ! Pourquoi ? Parce que, avec cet album, Pénélope Bagieu parvient à apporter un certain renouveau au genre biographique. Son ton léger et désinvolte, la fluidité de sa narration, son trait frais et immédiat, son humour, tous ces éléments concordent pour nous offrir un récit aussi instructif qu’amusant, aussi distrayant que nostalgique. C’est simple, j’ai commencé ma lecture avec des yeux de plomb (ben oui, des pieds de plomb, dans le cas présent, ç’aurait pas été un handicap vu que je marche rarement en lisant) un peu poussé au cul par Little Miss Giggles qui m’en avait vanté la qualité… et je n’ai plus lâché l’album avant d’avoir tourné la dernière page ! Dieu que ce fut plaisant ! Suivre Ellen Cohen, alias Cass Elliot, alias Mama Cass, depuis sa plus tendre enfance jusqu’au succès rencontré au sein des The Mamas & the Papas m’aura fait aimer ce groupe sans jamais en connaître que deux ou trois chansons ! Les points forts de ce récit, outre le personnage atypique et emblématique de Mama Cass, sont incontestablement sa fraicheur de ton et son dynamisme. Alors, bien sûr la nostalgie d’une époque insouciante joue également en plein mais avec cette technique narrative… Tiens, c’est bien simple, Pénélope Bagieu écrirait une biographie de Mireille Matthieu que je serais tenté de la lire. C’est tout dire ! Ah oui, un bémol quand même : j’ai trouvé les couleurs de la couverture très moches, raison pour laquelle j’ai d’ailleurs très longtemps repoussé cette lecture. Heureusement, l’intérieur, lui est en noir et blanc.

25/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Ma culture musicale est très ancrée à partir des années 80. Je ne connais pas trop bien ce qui est antérieur. Ainsi, j'ignorais qui était Cass Elliot ainsi que le groupe The mamas et the papas. C'est assez antérieur à mes années d'existence. Mais bon, c'est toujours bien d'élargir ses connaissances surtout avec un personnage aussi sympathique à qui on ne pouvait que lui espérer le succès. En effet, nous avons une biographie assez vivante mais qui ne relate qu'une partie de la vie de cette future chanteuse qui va devenir l'égérie du flower power. Elle est morte d'ailleurs à 32 ans dans la chambre d'un hôtel où mourra plus tard au même âge le batteur de The Who. On dit que cette chambre d'hôtel est maudite ce qui a inspiré un film d'horreur pour la petite histoire. Autant, je n'avais pas aimé le dessin de Pénélope Bagieu dans Star of the stars que j'ai lu tout récemment, autant je l'ai bien aimé en noir et blanc sans toute cette colorisation excessive. Malgré le nombre de pages, on est happé par la construction de cette biographie qui nous plonge dans les années 60 avec délice. En tout cas, un portrait fort réussi qui a d'ailleurs comblé une de mes lacunes.

07/02/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

California dreamin' est la biographie de Cass Elliot, future chanteuse des Mamas and Papas. Ces derniers étaient un groupe dont je connaissais le nom et plusieurs de leurs tubes sans forcément les associer. Autant dire que je ne connaissais rien de l'une de leurs 4 membres, quelque ait été son véritable talent. C'est avec cet album que je l'ai découverte. Elle marque par sa force de caractère qui compense farouchement son physique très difficile : elle était très grosse et boulimique mais également pleine d'humour, de joie de vivre, d'ambition et dotée d'un indéniable talent pour la musique. Son histoire se mêle à l'histoire musicale américaine des années 60, du folk au pop-folk et au rock. En la suivant dans sa jeunesse, ses études, ses expériences musicales et ses différents groupes, on est plongés dans l'ambiance d'époque, sa liberté, ses quelques dérives, etc. C'est une lecture intéressante, plutôt bien menée. Je ne me suis pas forcément attaché aux personnages et à l'héroïne en particulier mais je ne me suis pas ennuyé et j'ai appris différentes choses et ça m'a donné envie de réécouter les chanson de ce groupe et de cette chanteuse.

26/10/2015 (modifier)