Les deux Van Gogh

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Une réinterprétation de la vie de Van Gogh


Josei ou Redikomi Peinture et tableaux en bande dessinée Shogakukan

Au début, les Frères Van Gogh, Théo et Vincent ont chacun leur voie. L'un est un peintre sans ambition mais sincère, l'autre est un galeriste reconnu. Mais pourquoi l'histoire de l'art n'a-t-elle finalement consacré que Vincent le peintre. Comment ce basculement s'est-il produit? L'auteur propose une interprétation surprenante du destin de ces deux frères...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les deux Van Gogh
Les notes (3)
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16/05/2015 | Canarde
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Un manga sur les frères Van Gogh. Je trouve le contexte historique plutôt intéressant et j'ai bien aimé certaines scènes sur le milieu d'art. Sauf que malgré des bonnes idées, j'ai lu ce manga sans grande passion. Le personnage de Van Gogh tel que montré ici n'est pas très charismatique alors que j'aime bien son œuvre et son frère est une vraie tête à claques même s'il a une personnalité intéressante. Le problème c'est qu'il ne se passe pas grand-chose de bien excitant durant une bonne partie de l'histoire. Je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions. Cela se laisse lire, mais j'ai été déçu car cela aurait pu être mieux.

25/03/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Je ne savais pas que Van Gogh avait un frère. C'est d'ailleurs par Théodore que l'on commence ce manga avant de découvrir le jeune Vincent. Il avait également un indéniable talent qui allait se conjuguer à celui de son frère. Oui, on remonte jusqu'aux origines du mythe aujourd'hui mondialement connu. Il faut dire qu'il y avait fort à faire dans le Paris dominé par le conservatisme. C'est un combat pour imposer des techniques révolutionnaires. Théodore est déjà un célèbre vendeur d'art qui s'emploie à mettre en avant des artistes non conventionnels aux antipodes de l'académisme de mise. Le grand méchant de ce récit est Jean-Léon Gérôme à la tête de l'Académie car il mena une forte opposition aux artistes avant-gardistes. Il s'était en effet auto-proclamé détenteur du bon goût... J'ai beaucoup aimé ce one-shot car il met surtout l'accent sur le frère de ce peintre qui a déjà connu pléthore de bd. Au Japon, ce titre fut couronné par de nombreux prix et remporta l'adhésion populaire. Il mêle l'histoire vraie à la fiction pour nous proposer une vision de l'auteur qui n'est pas inintéressante. Par ailleurs, j'ai également été séduit par un dessin tout à fait élégant qui fait une part belle aux décors d'époque (fin du XIXème siècle). Au final, c'est une belle oeuvre assez attachante. On ressent réellement les émotions des personnages jusqu'aux larmes. Certes, on ne l'entendra peut-être pas de cette oreille mais il faut oser le dire : c'est une belle surprise voire une toile de maître !

13/09/2015 (modifier)
Par Canarde
Note: 2/5
L'avatar du posteur Canarde

Il va être difficile d'argumenter mon point de vue sans dévoiler la ficelle du scénario mais je vais essayer. L'histoire des frères Van Gogh est réinventée ici sous les dehors du manga habituel : avec des jeunes gens minces et androgynes, une lenteur colossale du déroulement de l'action, une espèce de poésie fade et sans vigueur, une description politique et sociale extrêmement simplifiée de l'environnement, bref une sorte de succédané d'histoire qui aurait tous les dehors de l'histoire mais rien pour nous toucher. Par ailleurs, la description-même du travail du peintre est représentée d'une manière naïve mais qui se prend très au sérieux, (le génie qui sourd du peintre comme un don qu'il ne maîtrise pas,...) et c'est extrêmement agaçant. La série Pablo est, à ce titre, mille fois plus touchante, proche de la réalité et drôle en même temps. (spoiler) Pour couronner le tout, il s'agit en fait d'imaginer que la vie que nous connaissons de Vincent Van Gogh n'est en fait qu'une vaste fumisterie. En réalité ce serait son frère Théo qui aurait reconstruit l'histoire de son frère pour mieux vendre ses tableaux. L'idée, très contemporaine, de ce story telling commercial sauve un peu l'affaire, mais arrive aux deux tiers du livre, quand on commence à désespérer (j'ai failli ne pas arriver jusque-là). Mais même avec ce subterfuge, ça n'est pas passionnant, on n'y croit pas, les préoccupations d'aujourd'hui semblent plaquées artificiellement sur celles du passé...

16/05/2015 (modifier)