Cher Régis Debray

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Des mois durant, un jeune auteur de bande dessinée, Alexandre Franc, interpelle Régis Debray en bande dessinée. Questionnement du dessinateur et ripostes de l’écrivain avec des lettres composent ainsi une correspondance graphique inédite, singulière et joyeuse.


Depuis toujours, Alexandre Franc, auteur de BD de profession, est totalement séduit par la pertinence des analyses et le raffinement d’écriture de Régis Debray. En surfant un jour sur Internet, Alexandre tombe sur une interview de cet intellectuel et écrivain, dans laquelle il avoue qu’il serait tout à fait partant pour faire une bande dessinée, s’il se présentait à lui un dessinateur-narrateur… Aussitôt, Alexandre rédige un petit email de candidature. Dès le lendemain, une réponse de Debray tombe dans sa boîte aux lettres, avec son numéro de téléphone. Emu comme jamais, Alexandre appelle et prend contact pour un entretien de visu. Debray le reçoit chez lui… et accepte de se lancer dans un projet en commun… sauf qu’il est alors bien occupé par la rédaction d’un livre « compliqué » et n’a aucune idée de scénario. Alexandre se retrouve donc à ruminer des idées chez lui, avec sa compagne qui se fiche de cette situation d’attente inconfortable. Débute alors une longue période au cours de laquelle Alexandre envoie à l’écrivain le résultat de ses délires introspectifs autour de la représentation de soi, de ses pulsions morbides, de l’idée de la patrie ou du père… Et l’écrivain de réagir par courriers interposés, en offrant à ladite création, analyses, recul, réorientations ou digressions anecdotiques…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Septembre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Cher Régis Debray
Les notes (1)
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01/03/2015 | Erik
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Par Erik
Note: 3/5
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Notre auteur Alexandre Franc va dialoguer avec l'illustre Régis Debray pendant près de 2 ans (de juin 2011 à mai 2013). Cela donne quelque chose d'assez philosophique sur la France, la patrie et les idéaux. A l'admiration pour Debray, fait suite une résistance quasi psychologique de m'écrivain qui jadis participa à tous les combats au côté d'un certain Che Guevara pour terminer écrivain tout en étant chargé de mission pour les relations internationales sous la présidence Mitterrand. C'est une mine d'informations et d'idées. Ainsi, on redevouvre un Jules Ferry qui disait : "Tous les enfants qui fréquentent nos écoles sont appelés à servir un jour leur pays comme soldats ; c'est une oeuvre patriotique que nous poursuivons, et nous rendons un vrai service à nos élèves eux-mêmes en cherchant à leur donner des habitudes viriles, à les familiariser dès l'enfance avec le rôle qu'ils auront plus tard à remplir, à les initier aux devoirs qui les attendent au régiment". A-t-on encore envie de le célébrer ? Après avoir détesté Les Satellites ou Les Isolés mais véritablement aimé Les Pénates, je découvre un auteur qui suit un chemin assez singulier. Il donne de sa personne au risque de perdre ce qu'il a de plus cher. Il y a une rare intelligence du propos dans cette correspondance dessinée. C'est comme un jeu de piste mais on peut également s'y perdre...

01/03/2015 (modifier)