Swamp Thing

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 14 avis)

Jason Woodrue, un jeune et brillant chercheur, examine une créature d'apparence humanoïde trouvée dans les marais de Louisiane.


Alan Moore Auteurs britanniques BD adaptées en séries télévisées live DC Comics Swamp Thing Univers des super-héros DC Comics Vertigo

Jason Woodrue, un jeune et brillant chercheur, examine une créature d'apparence humanoïde trouvée dans les marais de Louisiane. Il découvre que ce "swamp thing" est un être végétal habité par la mémoire d'un savant victime d'un attentat. Une telle découverte ouvre des perspectives scientifiques stupéfiantes... dont l'employeur de Woodrue entend en tirer seul partie. Pour se venger, le chercheur décide de réveiller la créature...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1998
Statut histoire Histoires courtes 4 tomes parus

Couverture de la série Swamp Thing © Urban Comics 1998
Les notes
Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 14 avis)
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20/09/2002 | ArzaK
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Par Electro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

C'est quand même assez énorme. Moore débarque sur la série pour reprendre la suite de Martin Pasko. A l'époque, la série avait été relancée pour la sortie du film, et l'auteur avait enchainé 19 numéros avant de passer le relais. C'est alors que Moore débarque. Il clôt une partie de subplot laissé en jachère par Pasko, et pose déjà les jalons vers sa propre histoire, qui commence véritablement au #21. Et là, c'est un peu la folie. En effet, Moore va complètement redéfinir le personnage et même la nature même du personnage rien que dans cet épisode. Fini le Alec Hallond transformé en plante. Exit l'être humain. D'ailleurs, c'est exactement de que l'auteur fait, il dépouille son personnage de toute humanité. S'en suit un premier arc où le Swamp Thing va venir affronter Jason Woodrue, un autre être lié aux plantes. Et là, Moore va faire encore très fort. Il va utiliser la dualité entre les deux personnages pour continuer à redéfinir ce qui est désormais son perso. Il va jouer sur le lien entre les deux personnages, ce qui les lie, la nature, leur inhumanité et pousser cela jusqu'à l'extrême pour Woodrue. C'est juste de la folie. C'est d'ailleurs grâce à cette folie qu'il va rendre un peu d'humanité au Swamp Thing. Lors de l'arc qui clôt ce tome, le Swamp Thing affrontera un démon qui se nourri de la peur. Il y fera équipe avec Etrigan. Ici l'arc est bien plus posé que le précédent, même s'il comporte des scènes de folie, comme celle ou l'on comprend pourquoi l'enfant à moitié fou veut toujours tout épeler. Dans le même temps, il utilise aussi le cast de la série pour poser d'autres intrigues ou montrer différentes facettes de son héros. Il y a Abby, dont la relation avec le Swamp Thing est de plus en plus ambigüe. Ou son mari, Matt, qui sombre et sombre jusqu'à l'irréparable. A travers la galerie de personnages de ce premier volume, on se rend compte d'une chose assez frappante. Après en avoir fait un pur monstre et l'avoir dépouillé de toute humanité, Moore fait de son personnage celui qui a l'air le plus humain de tous. Que ce soit Woodrue qui finira par fondre un fusible et rejeter violemment son humanité, la JLA qui lors de sa courte apparition semble jauger les humains de très haut dans leur satellite tels des Dieux, ou même Matt, ses visions et son alcoolisme, Swamp Thing apparait clairement comme le plus humain de tous. Au dessin, Stephen Bissette et John Totleben, c'est beau. Évidemment, c'est très spécial, j'en convient (presque). Mais qu'est-ce-que c'est beau et plein de cadrages, de pages, assez expérimentales, de splash ou tout est fondu en un dessin pour une séquence. D'ailleurs, les pages avec le titre intégré au dessin sont très souvent excellentes. Le Swamp Thing est fort, massif et plein d'humanité dans le regard (juste la couv' bordel, regardez ses yeux !). Et Abby est belle. Et encore une fois, ce dessin très particulier colle parfaitement au scénario de Moore et à la folie qui s'en dégage. Un petit mot vite fait sur l'édition. Donc comme dit plus haut, c'est apparemment la première édition à intégrer cette épisode 20 où Moore finit le taf de Pasko. Même si le livre s'ouvre donc en pleine bataille, ça reste hyper compréhensible. Il y a deux introductions, l'une de Len Wein qui raconte un peu l'histoire de la série et du perso (l'anecdote sur sa création est très sympa, l'autre est de Ramsey Campbell.) L'édition est vraiment très belle, papier de bonne qualité, traduction soignée. Pour finir, que dire, sinon lisez ce truc. Moore qui s'est un peu fait spécialiste de la reprise de perso nous livre ici un récit fort sur tous les points, et qui ne comporte pas encore cette manie qu'a l'auteur a de vouloir en faire le plus possible et des fois trop. Ça reste simple, posé et très accessible. Et pourtant, très fort, dense et magnifique. Ajoutez à cela les dessins absolument magnifiques de Bissette et Totleben et vous aurez un ouvrage incontournable à mon goût.

01/04/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Pour un 700ème avis, il me fallait une série exceptionnelle. Ça sera 'Swamp Thing' de l'excellent Alan Moore. Je précise que je n'ai lu que les intégrales 2 et 3 parus dans les années 2004-2005. Tout d'abord, je dois avouer que je n'avais pas très bien compris le début. Il faut dire que je ne connaissais pas Jason Woodrue et ses motivations (à la relecture, je me suis rendu compte qu'on nous l'expliquait, mais j'ai dû zapper ça pendant ma première lecture). Heureusement, dès que je les ai comprises, tout m'a paru clair et j'ai pu enfin savourer les histoires de cette plante. Alan Moore a vraiment du talent pour exploiter le potentiel de ses personnages. Bien sur, la plupart des auteurs savent bien exploiter leurs personnages, mais selon moi Moore fait partie de ces rares auteurs qui savent bien exploiter à 100 % le potentiel de leurs créations (bien qu'ici il s'agisse d'un héros créé par un autre). Cela se voit très bien dans les pouvoirs qu'a le Swamp Thing. De plus, les différentes histoires que contiennent les deux intégrales sont un pur régal. J'adore surtout la mise en scène. Elle est exceptionnelle. Il suffit de lire les histoires 'Rite de printemps' et 'Manne céleste' pour s'en rendre compte. Que s'est beau ! Ça serait d'ailleurs encore plus beau si c'était en couleur. Je n'ai rien contre le noir et blanc, mais dans certaines cases je ne distingue pas parfaitement ce qui se passe. Il faut que je regarde attentivement pour bien voir. De plus, même si j'aime les proses de Moore, je trouve que dans certains cas c'est un peu lourd. Heureusement, globalement, les proses sont absolument géniales ! Je me demande ce que cela donne en VO. Surement des proses encore plus extraordinaires !

23/03/2009 (modifier)